Labco avance vers son introduction à la Bourse de Paris
A moins d’une rentrée chamboulée sur les marchés financiers, Labco devrait prochainement faire partie des nouvelles têtes de la Bourse de Paris. Le groupe de laboratoires d’analyses médicales avance dans son processus de cotation en Bourse, a appris L’Agefi de plusieurs sources. L’opération pourrait avoir lieu dans le courant du troisième trimestre 2014. Rothschild travaille sur le sujet depuis plusieurs mois avec l’appui de Deutsche Bank et de Morgan Stanley. En préparation de cette mise en Bourse, le groupe a puisé au printemps dernier 24,3 millions d’euros dans sa prime d’émission pour les redistribuer à ses actionnaires.
Cette mise en Bourse doit donner à Labco des moyens supplémentaires pour poursuivre sa stratégie de déploiement en Europe par acquisitions. Le groupe a par exemple dernièrement acquis les laboratoires napolitains SDN dont le chiffre d’affaires annuels est proche de 50 millions d’euros. La Grande-Bretagne fait également partie des pays visés. En 2013, Labco a dégagé 547 millions d’euros de chiffre d’affaires, en hausse de 6,4%. Son Ebitda a atteint 106 millions d’euros, contre 103 millions un an auparavant. Sa dette brute s’élevait à 649 millions d’euros, dont 593 millions d’obligations high yield émises en janvier 2011 et arrivant à échéance en 2018.
Labco avait failli changer de mains il y a deux ans. Le fonds 3i, premier actionnaire avec 17,8% du capital, avait engagé mi-2012 un processus de cession. Plusieurs offres avaient été déposées mais 3i et la direction de Labco avaient préféré renoncer à la cession en raison d’un prix insuffisant. La valorisation visée approchait le milliard d’euros.
La mise en Bourse ouvrirait une porte de liquidité aux différents actionnaires. Après les 17,8% détenus par 3i depuis 2008, pour un investissement de 115 millions d’euros, les fonds d’investissement Viking Limited, CM-CIC Investissements, TCR Capital et Ixen Investissement se partagent 23,6%. Viennent ensuite les associés-fondateurs, Eric Souêtre, Stéphane Chassaing et Luis Vieira, avec 17,6%. 189 médecins qui ont réinvesti une partie du montant de l’acquisition de leur laboratoire en actions Labco se partagent 17,4% du capital. Le solde est réparti entre différentes parties liées aux médecins actionnaires.
Plus d'articles du même thème
-
«Notre crainte est que le marché du crédit reste volatil»
Benoist Grasset, gérant high yield chez Generali Investments -
«Les marchés ne semblent pas croire à une appréciation durable du yen»
Christopher Dembik, conseiller en stratégie d'investissement chez Pictet AM. -
« La prudence des investisseurs sur les actifs français peut durer jusqu’au printemps »
Julien-Pierre Nouen, directeur des études économiques et de la gestion diversifiée, Lazard Frères Gestion.
ETF à la Une
La collecte des ETF obligataires bondit de 60% début octobre en Europe
- Une panne de Google Cloud a paralysé Revolut et d'autres banques plusieurs heures
- La Société Générale rend 54 salariés de sa filiale titres à UniCredit en Italie
- Les OAT décrochent après les troubles en France
- Banquiers et assureurs activent les mesures d’urgence post-mouvements sociaux
- Bred Banque Populaire rachète des activités d’Oddo BHF en Allemagne
Contenu de nos partenaires
-
Orléans : entre 11 000 et 26 000 personnes manifestent contre le congrès du Rassemblement national
Samedi 24 octobre, entre 11 000 et 26 000 personnes, selon la préfecture et les organisateurs, se sont élancées dans un cortège pour marquer leur opposition au Rassemblement national, qui tient un congrès dans la cité. Un important dispositif des forces de l’ordre encadre les manifestants -
François Heilbronn : « L’antisémitisme est devenu une opinion parmi d’autres »
Le professeur affilié à Sciences Po, aussi membre du Crif, regrette l’absence de « conséquence politique négative apparente » après les révélations de Mediapart sur des écrits antisémites attribués à Jordan Bardella -
Guerre en Ukraine : le ministre de la Défense ukrainien confirme le retour à la normale de Starlink
« Nous enregistrons des vitesses supérieures à 400 km/h et la connexion est stable », s’est réjoui Ievheni Khmara, samedi 24 octobre. Le mystère règne sur le commanditaire du ralentissement de la connexion des équipements ukrainiens au réseau satellitaire