BNP Paribas met la main sur Compte-Nickel
Compte-Nickel passe sous la coupe de BNP Paribas. La banque a annoncé mardi matin la signature d’un protocole d’accord avec la Financière des Paiements électroniques (FPE), la société présidée par Hugues Le Bret qui propose depuis 2014 le service de comptes bancaires commercialisé par les buralistes. BNP Paribas va acquérir 95% du capital de FPE. Le partenariat exclusif de Compte-Nickel avec la Confédération des Buralistes de France est en outre prolongé. Les modalités de la transaction envisagée n’ont pas été révélées.
Les entreprises ont précisé dans un communiqué commun que Compte-Nickel comptait plus de 540.000 comptes ouverts en trois ans et que cette nouvelle alliance constituait «la seconde phase de sa croissance», visant à accélérer la conquête de nouveaux clients, avec un objectif de deux millions de comptes en 2020.
BNP Paribas estime qu’elle disposera avec Compte-Nickel, aux côtés de Hello bank!, de l’offre numérique de sa banque de détail et de son réseau d’agences, «d’un ensemble complet de solutions adaptées aux besoins des différentes clientèles».
Compte-Nickel est un service en temps réel de compte bancaire ouvert à tous, sans conditions de revenus, de dépôts ou de patrimoine, et sans possibilité de découvert ni de crédit. Il s’ouvre chez un buraliste agréé par la Banque de France et donne droit à son détenteur à un espace Internet pour suivre ses opérations, une MasterCard internationale, ainsi qu'à un Relevé d’identité bancaire (RIB) pour domicilier ses revenus, recevoir et émettre des virements sur son compte et enregistrer des prélèvements.
FPE avait levé en décembre dernier 5,2 millions d’euros auprès de ses actionnaires historiques. Son capital était détenu à 35% par ses sept fondateurs, à 10% par la Financière IDAT (la holding personnelle de Philippe Oddo), à 6% par la Confédération des buralistes. Partech Ventures possédait 5%. Les 44% restant étaient répartis entre 140 actionnaires individuels (dont 30 family offices et business angels). Au total, depuis sa création, FPE a levé 39 millions d’euros au cours de neuf tours de table.
Plus d'articles du même thème
-
MPS tente de garder la maîtrise de son destin
Portée par des comptes trimestriels meilleurs que prévu, la banque toscane envisage des options de défense. -
Oddo BHF met la main sur la plateforme de services aux fonds Ifsam
En rachetant Ifsam à FNZ, Oddo BHF étoffe sa plateforme de fonds et renforce sa présence auprès des banques privées et gestionnaires de patrimoine. -
Commerzbank change de ton face à UniCredit
La banque allemande qui présentait ses résultats trimestriels ce 6 août s’est montrée moins hostile vis-à-vis de sa rivale italienne qui détient désormais près de 50% de son capital. Forte d’un nouveau trimestre solide, la patronne de Commerzbank, Bettina Orlopp, s’est pour la première fois dite ouverte aux discussions avec son homologue italien Andrea Orcel.
ETF à la Une
Fineco AM lance trois ETF Ucits avec Amundi
- Boeing obtient enfin un précieux sésame sur le 737 Max
- BPCE profite du jackpot de la marge nette d'intérêt
- L’intervention conjointe pour soutenir le yen révèle un risque majeur
- Prétendant de MPS, Banco BPM devient sa cible, le Crédit Agricole reste au centre du jeu
- Bercy exige des banques un meilleur accompagnement des emprunteurs en difficulté
Contenu de nos partenaires
-
Sans filtrePrésidentielle : le RN face à ses maires francs-tireurs
A huit mois de la présidentielle, le RN cherche à gommer ses irritants. Mais ses nouveaux maires, eux, semblent avoir gagné une liberté qui pourrait bien compliquer la stratégie de Marine Le Pen au niveau national -
EditoGérald Darmanin, l’affaire Lyhanna et le boomerang
Le courrier explosif que le ministre de la Justice a adressé à Laurent Nuñez, énumérant les défaillances des services de police dans la prise en compte des violences sexuelles sur mineurs, pourrait bien se retourner contre lui -
Main dans la mainL'Arabie saoudite, la Turquie et le Pakistan ont-ils créé une Otan du Moyen-Orient ?
Avec leur accord de défense mutuelle signé à La Mecque, les trois puissances veulent renforcer leur pouvoir de dissuasion