L’actualité des grandes banques centrales de la planète, celles de la zone euro (BCE), des Etats-Unis (Fed), du Royaume-Uni (BoE), du Japon (BoJ). Nos analyses et éclairages sur les politiques monétaires mises en œuvre par ces autorités au cœur de l’économie mondiale.
Alors que les marchés ont jusqu’à présent absorbé le choc de manière relativement ordonnée, le rapport de stabilité financière globale (GFSR) du Fonds monétaire international tente d’explorer les scénarios possibles pour les économies développées et les pays émergents.
Les discussions tenues en mars par des gouverneurs de la Réserve fédérale montrent que la guerre en Iran peut servir d'argument aussi bien aux partisans de baisses de taux pour dynamiser le marché du travail qu'à ceux favorables à une hausse en cas de risque inflationniste.
Les grands investisseurs sont revenus massivement sur les taux mercredi, mais le rallye a suivi différentes stratégies : sur le plus court terme aux Etats-Unis, plus risqué en Europe avec la dette italienne. Et le mouvement ne semble pas devoir se poursuivre suffisamment pour revenir aux niveaux d’avant-guerre.
La crise iranienne et son lot de perturbations influent sur les prévisions de taux des gérants, mais ces derniers comptent sur une certaine modération de la part des banques centrales.
Si la hausse des prix de l'énergie augmente mécaniquement l'inflation, l'argument en faveur de hausses préventives des taux de la BCE est faible dans le contexte actuel, argumente Michala Marcussen, chef économiste du groupe Société Générale.
La bataille juridique de l’administration Trump contre la Fed se prolonge en un débat sur le successeur de Jerome Powell. L’hypothèse que le candidat nommé par Donald Trump ne soit pas confirmé par le Sénat d'ici au 15 mai n’est pas écartée.
C’est leur plus forte exposition à la flambée des prix du pétrole qui rend les devises asiatiques vulnérables à la spéculation. La Banque centrale indienne a pris une première mesure pour contrer la tendance et la Banque du Japon renforce son discours.
Dans le contexte de stagflation déjà anticipé, les banquiers centraux ne dissuadent pas les marchés de prévoir désormais trois hausses de taux de la BCE et de la BoE, voire une demi-hausse de la Fed. Les opérateurs font ainsi une partie du travail de resserrement monétaire à la place des banques centrales.
A l’issue d’une réunion des ministres des finances et de l’énergie du G7 lundi 30 mars, un communiqué plein de bonnes intentions a été publié, marquant surtout le désir de coordination des grandes économies mondiales, mais avec peu de décisions concrètes.
L’inflation globale a diminué sous l’effet de nombreuses subventions à l’économie. Mais l’inflation sous-jacente dite «core core» reste élevée, alors que les négociations salariales semblent parties pour une nouvelle augmentation moyenne autour de 5%.
Le pays fait appel à cet économiste de 66 ans, œuvrant actuellement à la BRI, pour manœuvrer face à la crise énergétique et à la chute du won. Hyun Song Shin est connu pour avoir anticipé la crise de 2008.
La crainte d’une pénurie d’énergie a entraîné le retrait de capitaux étrangers, accentuant la dépréciation de la devise indienne déjà malmenée depuis un an.
Le pays a dû emprunter plus que prévu en février pour faire face à un déficit creusé de 14,3 milliards de livres, soit nettement plus que les prévisions. La charge de la dette s’est alourdie et la crise énergétique pourrait encore aggraver la situation.
La hausse des tarifs du pétrole et du gaz a suspendu l’approche accommodante de la banque centrale britannique, soucieuse de ne pas laisser l’inflation se propager au reste de l’économie. Une attitude prudente qui laisse le taux inchangé à 3,75%, en attendant de voir.
Les rendements des Gilts se sont fortement écartés après une décision de la banque centrale jugée hawkish. Le taux 2 ans a bondi jusqu’à 40 points de base tandis que les investisseurs anticipent désormais près de trois hausses de la BoE cette année.