Le Premier ministre bulgare Boïko Borissov a déclaré hier à Bruxelles que son pays lancerait «très probablement» le 14 juillet prochain la procédure en vue de son adhésion à la zone euro. Il a précisé à la presse qu’il soumettrait aujourd’hui aux Etats membres de l’Eurogroupe la candidature bulgare au mécanisme de change (MCE II), première étape sur la voie d’une entrée dans la zone euro qui définit la coopération en matière de politique des taux de change entre le système des banques centrales de la zone euro et un Etat membre de l’UE préparant son passage à l’euro.
Après un rebond en mai, les chiffres préliminaires publiés ce matin ont montré que l’inflation est restée stable en Allemagne à 2,2% au mois de mai, et a accéléré en Espagne à 2,3% (contre 2,1% en mai), et en Italie à 1,4% (contre 1,1% en mai). Les chiffres agrégés d’inflation pour la zone euro seront publiés demain par Eurostat. «Nous tablons sur une poursuite du rebond de l’inflation sous-jacente en zone euro jusqu’à la fin de l’année, et l’inflation globale devrait rester élevée au cours de l’été, sous l’effet du rebond des prix du pétrole, avec un risque qu’elle dépasse la prévision de 2% en juin», estime ainsi Oxford Economics.
L’Allemagne prévoit de faire passer l’an prochain le salaire minimum horaire à 9,19 euros, puis à 9,35 euros en 2020, a annoncé hier le ministre du Travail Hubertus Heil. Le gouvernement de la chancelière Angela Merkel a mis en place en 2015 un salaire minimum horaire de 8,50 euros pour plus de trois millions de salariés. Ce salaire minimum est passé en 2017 à 8,84 euros et n’a pas été augmenté depuis.
Mario Centeno, président de l’Eurogroupe, s’est rangé sur la ligne défendue par l’Allemagne dans un document publié hier soir, qui servira de base pour la déclaration conjointe du sommet zone euro de ce vendredi. Le ministre portugais des finances insiste en effet sur la nécessité de réduire encore davantage le risque bancaire, et renvoie tout progrès sur la garantie des dépôts à un stade ultérieur non défini. «Le travail sur une feuille de route pour le début des discussions politiques pourra commencer après le Conseil européen», écrit-il évasivement. Concernant un éventuel budget de la zone euro, Centeno admet des «différences de vues» entre les dix-neuf capitales.
Le rendement des obligations d’Etat italiennes à 10 ans se tendait de plus de 10 points de base (pb) ce matin pour revenir à un niveau de 2,78%, alors que celui du Bund allemand de même maturité reculait quant à lui légèrement d’environ 2 pb à seulement 0,32%. Le spread italien est une nouvelle fois le plus touché puisque l’écartement de ceux de l’Espagne et du Portugal est nettement plus limité, à environ 3 pb. Les marchés ont notamment sanctionné la montée en puissance de la Ligue aux deuxième tour des élections municipales qui se sont déroulées hier dans le pays. Le parti italien d’extrême droite dirigé par Matteo Salvini, également ministre de l’intérieur du gouvernement de coalition actuel avec le Mouvement 5 étoiles, a pris le contrôle de grandes villes telles que Sienne, Pise et Massa.
Si la zone euro laisse le temps à la Grèce d’assurer son retour à l’autonomie financière, ses exigences budgétaires supposent un niveau de croissance durable.
Les ministres des finances de l’Union européenne se sont accordés vendredi pour doubler les moyens susceptibles d'être consacrés au sauvetage de banques en difficulté et renforcer les pouvoirs du Mécanisme européen de stabilité (MES) mais ils restent divisés sur l’opportunité de se doter d’un mécanisme de restructuration de la dette publique. L’Ecofin réuni à Luxembourg a décidé de doter le MES du pouvoir de prêter des capitaux au Fonds de résolution unique (FRU) destiné aux banques si ce dernier devait manquer de fonds en cas de crise majeure.
Le nouveau président du gouvernement espagnol, le socialiste Pedro Sanchez, a fait part samedi de son «soutien enthousiaste» aux propositions de relance européenne figurant dans l’accord conclu mardi par Emmanuel Macron et Angela Merkel à Meseberg, près de Berlin. Pedro Sanchez a fait part de la détermination du gouvernement espagnol à faire en sorte que le Conseil européen des 28 et 29 juin à Bruxelles, qui discutera de ces propositions franco-allemandes, aboutisse à «un mandat clair et sans ambages du point de vue politique pour que cet accord franco-allemand puisse voir le jour le plus vite possible».
La Bundesbank a révisé vendredi en nette baisse sa prévision de croissance pour l'économie allemande cette année et évoque des incertitudes «considérablement plus grandes» pour l’avenir. Une baisse de la demande adressée à l’Allemagne et des pénuries de main d'œuvre fragiliseront la croissance de la première économie de la zone euro, prévient la banque centrale allemande. Elle s’attend désormais à une croissance de 2% du PIB cette année, contre une prévision de 2,5% faite en décembre. Elle a en revanche relevé sa prévision pour 2019, de 1,7% à 1,9% désormais. «Le fait que les exportations allemandes sont lourdement concentrées sur les biens d'équipement et risquent donc de souffrir du basculement de la demande de l’investissement vers la consommation privée qui se poursuit en Chine sera vraisemblablement un facteur parmi d’autres», prévient aussi la Bundesbank.
La Bundesbank a révisé vendredi en nette baisse sa prévision de croissance pour l'économie allemande cette année et elle a fait état d’incertitudes «considérablement plus grandes» pour l’avenir. Une demande adressée à l’Allemagne plus faible et des pénuries de main d'œuvre dans le pays fragiliseront la croissance de la première économie de la zone euro, prévient la banque centrale allemande. Elle s’attend désormais à une croissance de 2,0% du produit intérieur brut (PIB) de l’Allemagne cette année, contre une prévision de 2,5% en décembre. Elle a en revanche relevé sa prévision pour 2019, de 1,7% à 1,9% désormais.
Bank of America Merrill Lynch, Commerzbank et HSBC ont été mandatés en tant que joint lead managers pour mener prochainement une émission obligataire du Mécanisme européen de stabilité (MES). Le fonds de secours européen prévoit d’abonder sa souche 0,75% mars 2027. Compte tenu du regain d’incertitudes en zone euro provoqué par la crise politique italienne, les résultats de la transaction seront intéressants à analyser.
Bank of America Merrill Lynch, Commerzbank et HSBC ont été mandatés en tant que joint lead managers pour mener prochainement une émission obligataire du Mécanisme européen de stabilité (MES). Le fonds de secours européen prévoit d’abonder sa souche 0,75% mars 2027. Compte tenu du regain d’incertitudes en zone euro provoqué par la crise politique italienne, les résultats de la transaction seront intéressants à analyser.
Le Fonds monétaire international (FMI) s’est dit confiant hier dans les capacités du nouveau gouvernement italien à préserver la stabilité financière du pays et s’attend à le rencontrer prochainement. «Nous n’avons pas encore eu l’occasion de discuter avec le nouveau gouvernement. Nous devrions le faire bientôt», a déclaré Gerry Rice, le porte-parole de l’institution, lors d’une conférence de presse, soulignant que le FMI avait hâte de s’entretenir des mesures à prendre pour soutenir la croissance du pays et réduire la dette de l’Italie.
L’Allemagne doit être prête à des compromis avec la France sur la réforme de la zone euro, a déclaré jeudi la chancelière Angela Merkel, signalant sa volonté de négocier en amont du Conseil européen de la fin du mois.
La Grèce a décidé de repousser une nouvelle adjudication obligataire en raison des remous sur le marché de la dette en zone euro provoqués par les incertitudes politiques en Italie, ont déclaré mercredi des responsables grecs. La Grèce envisageait une adjudication, très probablement de titres à 10 ans pour la première fois en une décennie, au cours de l'été et si possible avant la fin de son programme actuel de soutien financier en août. Des responsables ont cependant déclaré à Reuters qu’elle pourrait devoir attendre l’automne, d’autant qu’elle espère obtenir d’ici là d’autres mesures d’allègement de sa dette.
La France veut voir l’Allemagne aller au-delà des dernières propositions d’Angela Merkel sur la réforme de la zone euro et compte mettre à profit les prochaines semaines pour obtenir d’autres concessions, notamment sur l’Union bancaire et le budget de la zone euro, rapporte Reuters de source gouvernementale française. Selon plusieurs sources, Emmanuel Macron a laissé entendre qu’il ne se satisferait pas d’un accord a minima, mais il est peu probable que Paris et Berlin laissent apparaître leurs divisions au grand jour sur fond de tensions commerciales croissantes avec les Etats-Unis et d’incertitudes autour de la situation de l’Italie.