La croissance a encore marqué le pas au second trimestre, selon Eurostat, tandis que l'inflation poursuit son accélération du fait de la hausse des prix de l'énergie.
Un référendum sur la sortie de la zone euro ne figure pas dans le contrat de gouvernement italien et n’est pas à l’ordre du jour, a déclaré le vice-président du Conseil italien et dirigeant du Mouvement 5 Etoiles (M5S), Luigi Di Maio dans un entretien accordé au Corriere della Sera hier. Même si le gouvernement est «sensible» à l’idée d’organiser un référendum sur une sortie de la zone euro, il «n’entend pas poursuivre (ce projet)», a-t-il déclaré au quotidien italien.
Les prévisionnistes interrogés par la Banque centrale européenne (BCE) ont relevé leurs prévisions d’inflation dans la zone euro pour 2018 et 2019, mais ont abaissé leur estimation de la croissance pour ces deux années, a annoncé vendredi la BCE. Selon l’enquête trimestrielle de la BCE, ces prévisionnistes prévoient maintenant un taux d’inflation de 1,7% pour 2018, 2019 et 2020. Ils tablaient au mois d’avril sur une inflation de 1,5% en 2018, 1,6% en 2019 et 1,7% l’année suivante. Concernant la croissance, leurs prévisions ont été abaissées de 2,4% à 2,2% pour 2018 et de 2% à 1,9% en 2019. Les prévisionnistes ont maintenu leur prévision d’une croissance de 1,6% dans la zone euro en 2020.
Le gouvernement allemand estime que les mesures d’allègement de la dette grecque coûteront quelque 34 milliards d’euros au cours des 10 prochaines années, en fonction de l'évolution des taux d’intérêt, rapportait hier le Frankfurter Allgemeine Zeitung, qui cite un document émanant du ministère des Finances. En juin, les ministres des Finances de la zone euro ont étendu la maturité des prêts et différé le paiement d’intérêts sur 96 milliards de dette grecque, soit un tiers de la dette globale du pays. Le ratio de la dette au produit intérieur brut (PIB) de la Grèce atteint près de 180%, soit le taux d’endettement le plus élevé des pays de la zone euro.
Le climat des affaires s’est légèrement dégradé en juillet en Allemagne, reflétant les inquiétudes des dirigeants d’entreprise face à la menace de tarifs douaniers américains sur les exportations automobiles européennes, montre l’enquête mensuelle de l’institut Ifo publiée hier. L’indice du climat des affaires calculé par l’Ifo s’est établi à 101,7 contre 101,8 en juillet. Le sous-indice mesurant le jugement des chefs d’entreprise sur la situation actuelle a légèrement progressé à 105,3 contre 105,2 en juin. Celui des anticipations a fléchi à 98,2 contre 98,5.
Il est probable que l'économie allemande a regagné au deuxième trimestre une partie de son élan perdu, grâce à la consommation des ménages, à l’industrie et à une reprise des exportations, observe la Bundesbank dans son rapport mensuel publié hier. La croissance économique s’est contre toute attente réduite de moitié au premier trimestre, à 0,3%, et les économistes sont partagés pour ce qui est de savoir si ce ralentissement est ponctuel ou tendanciel. La consommation des ménages reste un solide soutien à la croissance, tandis que la consommation publique, qui s'était tassée en début d’année, se reprend.
La confiance des consommateurs dans la zone euro est restée stable en juillet, selon l’estimation flash publiée hier par la Commission européenne. L’indice ajusté des variations saisonnières est ressorti inchangé à -0,6, le chiffre de juin ayant été révisé à la baisse par rapport à une estimation initiale de -0,5. L’indice pour l’ensemble de l’Union européenne a progressé de 0,6 point à -0,7, a ajouté la Commission.
En refusant de fournir une couverture contre une victoire en Coupe du monde de l’équipe nationale allemande, Allianz s’est privé d’une source de revenus complémentaires. Sollicité par des commerçants désireux de faire des promotions et des cadeaux à leurs clients si la Mannschaft devenait une nouvelle fois championne du monde, l’assureur a considéré que la probabilité de victoire était trop importante et a refusé de couvrir ce risque. A sa décharge, aucun des modèles prédictifs des institutions financières n’avait prévu une élimination précoce de l’Allemagne. Pour UBS, l’équipe allemande avait 24 % de chance de remporter la compétition contre 19,8 % pour le Brésil et 16,1 % pour l’Espagne.
Le moral des investisseurs allemands s’est une nouvelle fois dégradé en juillet, et plus fortement que prévu, pour tomber à un plus bas depuis août 2012, montre l’enquête mensuelle publiée hier par l’institut ZEW, qui attribue en partie cette baisse à l’aggravation des tensions commerciales avec les Etats-Unis. L’indice ZEW est tombé à -24,7 points ce mois-ci après -16,1 en juin, alors que les économistes l’attendaient en moyenne à -18,0.
L’investisseur avait meilleur moral en juillet dans la zone euro, après cinq mois de déclin, mais le risque d’une escalade des tensions commerciales entre les Etats-Unis et la Chine pourrait à nouveau altérer leur moral. L’indice Sentix le mesurant était de 12,1 contre 9,3 en juin et un consensus Reuters le donnant à 8,2. L’indice Sentix appliqué au moral de l’investisseur allemand a fléchi à 16,2 contre 18,5 en juin, au plus bas depuis février 2016 au terme de six mois d’affilée de recul mensuel. Sentix a interrogé 917 investisseurs du 5 au 7 juillet.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a réitéré lundi son appel en faveur d’un système de garantie des dépôts bancaires au sein de la zone euro, estimant qu’un partage des risques permet de les réduire. La BCE considère qu’un tel système, baptisé EDIS selon son acronyme anglais, est crucial pour cimenter la confiance des épargnants dans les banques de la zone euro. «Dans la période qui vient, y compris le débat sur un mécanisme d’assurance des dépôts, nous ne devons pas être retenus par la distinction entre réduction des risques et partage des risques», a déclaré Mario Draghi devant la commission des affaires économiques du Parlement européen. Les banques ont déjà grandement fait le ménage dans leurs bilans et un partage des risques permettrait de réduire ceux-ci davantage, puisque cela conduirait à une résolution plus ordonnée et plus rapide dans les situations de crise, ce qui améliore la stabilité d’ensemble, a-t-il fait valoir.
Le président de la Banque centrale européenne (BCE) Mario Draghi a réitéré lundi son appel en faveur d’un système de garantie des dépôts bancaires au sein de la zone euro, estimant qu’un partage des risques permet de les réduire. La BCE considère qu’un tel système, baptisé EDIS selon son acronyme anglais, est crucial pour cimenter la confiance des épargnants dans les banques de la zone euro. Les dirigeants de la zone euro ne sont pas parvenus à un accord sur ce dossier lors de leur sommet du mois dernier, en partie à cause de l’opposition de l’Allemagne, et ont reporté le sujet à des jours meilleurs, tout comme la question d’un budget pour la zone euro.
La directrice générale du Fonds monétaire international (FMI) Christine Lagarde, a estimé samedi que l'établissement d’une capacité budgétaire centralisée de la zone euro était indispensable, notamment pour réduire les inégalités entre Etats membres. «Ça nous paraît indispensable pour à la fois être l’expression d’une souveraineté politique affirmée et assumée au sein de la zone euro et parce qu’on ne peut pas laisser (...) la politique de redressement être menée exclusivement par la Banque centrale européenne» comme cela a été le cas ces dernières années après la crise, a déclaré Christine Lagarde lors d’une intervention aux rencontres économiques d’Aix-en-Provence. Ce projet porté par le président français Emmanuel Macron a été repoussé aux calendes grecques lors du dernier conseil européen, fin juin.
La croissance devrait rester supérieure à 2% d’ici fin 2019, mais les tensions commerciales et l’érosion de la compétitivité ternissent les perspectives.
Après un rebond en mai, les chiffres préliminaires publiés hier ont montré que l’inflation est restée stable en Allemagne à 2,2% au mois de mai, et a accéléré en Espagne à 2,3% (contre 2,1% en mai), et en Italie à 1,4% (contre 1,1% en mai). Les chiffres agrégés d’inflation pour la zone euro seront publiés aujourd’hui par Eurostat. Dans le même temps, l’indice du sentiment économique n’a reculé que marginalement à 112,3 points en juin, après 112,5 en mai, et semble confirmer ainsi la stabilisation de l’activité à un rythme de 0,4% au deuxième trimestre, après des chiffres PMI ressortis la semaine dernière en fort rebond.