La croissance du secteur manufacturier dans la zone euro a continué de ralentir en septembre pour toucher son plus bas niveau depuis deux ans, selon les résultats définitifs de l’enquête mensuelle IHS Markit auprès des directeurs d’achat. L’indice PMI a reculé à 53,2 dans sa version définitive, contre 53,3 annoncé en version flash et 54,6 en août, tout en se maintenant au-dessus de la barre de 50 qui sépare expansion et contraction.
Les banques transalpines ont particulièrement souffert vendredi en Bourse alors que la perspective d’une dégradation de la note de crédit de l’Italie grandit.
Les rendements des emprunts de l’Etat italien étaient en forte hausse et la Bourse de Milan cédait du terrain en milieu de journée après l’annonce la veille au soir d’une prévision de déficit de 2,4% du produit intérieur brut (PIB) pour les trois prochaines années, qui fait craindre de nouvelles tensions sur la dette publique.
Les négociateurs de l’Union européenne sont prêts à offrir à Theresa May une zone de libre-échange, limitée géographiquement, après le Brexit, affirmait Reuters hier soir. Mais, contrairement à ce que prévoit le plan britannique de Chequers, il faudra en dehors de cette zone une frontière douanière qui ne permettra pas des échanges commerciaux totalement fluides, souligne un document de l’UE que Reuters a pu consulter. La seule solution pour l’UE est de proposer aux Britanniques un accord de libre-échange comme ceux passés avec la Canada et le Japon, poursuit le document. Mais il faudra une frontière douanière entre la Grande-Bretagne et l’UE après le Brexit, même si les formalités pourraient être simplifiées. En marge de l’assemblée générale de l’ONU à New York, Theresa May a redit hier qu’elle préférait un Brexit sans accord plutôt qu’un «mauvais accord qui briserait l’unité du Royaume-Uni».
La confiance des consommateurs dans la zone euro s’est dégradée plus fortement que prévu en septembre, selon l’estimation flash publiée jeudi par la Commission européenne. L’indice ajusté des variations saisonnières est ressorti en baisse d’un point à -2,9 ce mois-ci. Pour l’ensemble de l’Union européenne, il recule également d’un point, à -2,8.
L’inflation dans la zone euro a légèrement ralenti au mois d’août en rythme annuel, selon les données définitives publiées hier par l’office statistique de l’Union européenne, Eurostat, qui confirment les chiffres annoncés en première estimation. Les prix dans les 19 pays partageant la monnaie unique ont augmenté de 2,0% sur un an le mois dernier, après 2,1% en juillet. L’inflation sous-jacente, soit hors énergie et produits alimentaires non transformés, a été confirmée à 1,2%. D’un mois sur l’autre, l’inflation a été de 0,2% (0,1% hors énergie et produits frais).
L'économie allemande a souffert cet été de la faiblesse de la production automobile, mais elle pourrait rebondir une fois que les constructeurs se seront adaptés aux nouvelles procédures d'évaluation des émissions polluantes, selon le rapport mensuel de la Bundesbank publié hier. «Un état d’esprit qui reste positif dans les milieux d’affaires, et qui, selon les enquêtes de l’institut Ifo, s’est aussi légèrement amélioré dans l’industrie, indique que la période de faiblesse est temporaire», déclare la banque centrale allemande. La banque précise que le potentiel de croissance semble globalement intact grâce à la vigueur de la demande intérieure, avec une forte croissance des secteurs de la construction et des services, ce qui continue à alimenter les créations d’emplois.
Le spread 10 ans entre les deux pays est installé au-dessus des 100 pb, l’Italie risquant une dégradation en junk et le Portugal retrouvant la catégorie investissement.
Le moral des investisseurs dans la zone euro a baissé plus que prévu en septembre en raison des inquiétudes autour des marchés émergents, de la situation politique en Europe et des tensions commerciales avec les Etats-Unis, montre l’enquête mensuelle de l’institut allemand Sentix. Son indice pour la zone euro a reculé à 12,0 contre 14,7 en août. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un repli de 14,6.
Le moral des investisseurs a baissé plus que prévu en septembre dans la zone euro en raison des inquiétudes autour des marchés émergents, de la situation politique en Europe et des tensions commerciales avec les Etats-Unis, montre l’enquête mensuelle de l’institut allemand Sentix. Son indice pour la zone euro a reculé à 12,0 contre 14,7 en août. Les économistes interrogés par Reuters prévoyaient en moyenne un repli limité à 14,6. Le sous-indice mesurant les anticipations a décroché à -8,8 contre -5,8 et celui sur les conditions actuelles s’est tassé à 35,0 contre 37,3.
L'économie de la zone euro a bien enregistré au deuxième trimestre une croissance de 0,4%, conforme à la première estimation, a annoncé vendredi Eurostat, l’institut de la statistique de l’Union européenne. La forte augmentation de l’investissement a compensé l’effet négatif du commerce extérieur. En revanche, sur un an, le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays de la zone a finalement augmenté de 2,1% sur la période avril-juin, contre une hausse de 2,2% annoncée en première estimation.
L'économie de la zone euro a bien enregistré au deuxième trimestre une croissance de 0,4%, conforme à la première estimation, a annoncé vendredi Eurostat, l’institut de la statistique de l’Union européenne, une forte augmentation de l’investissement ayant compensé l’impact négatif du commerce extérieur. En revanche, sur un an, le produit intérieur brut (PIB) des 19 pays utilisant la monnaie unique a finalement augmenté de 2,1% sur la période avril-juin, contre une hausse de 2,2% annoncée en première estimation.
Le taux de chômage en Grèce est revenu à 19,1% en juin, un plus bas depuis septembre 2011, contre un chiffre révisé de 19,3% en mai, selon les chiffres publiés hier par Elstat, l’institut national de la statistique. Le nombre officiel de personnes sans emploi, corrigé des variations saisonnières, s'élève à 909.528, la catégorie des jeunes allant de 15 à 24 étant la plus touchée. Dans cette seule catégorie, le taux de chômage s'élève encore à 39,1%, contre 43,4% en juin 2017.
Le taux de chômage en Grèce est revenu à 19,1% en juin, un plus bas depuis septembre 2011, contre un chiffre révisé de 19,3% en mai, selon les chiffres publiés jeudi par Elstat, l’institut national de la statistique. Le nombre officiel de personnes sans emploi, corrigé des variations saisonnières, s'élève à 909.528, la catégorie des jeunes allant de 15 à 24 étant la plus touchée. Dans cette seule catégorie, le taux de chômage s'élève encore à 39,1%, contre 43,4% en juin 2017.
La croissance du secteur manufacturier dans la zone euro est tombée en août à un plus-bas de près de deux ans, freinée par les craintes de plus en plus fortes d’une aggravation des tensions commerciales à travers le monde, montrent les chiffres définitifs IHS Markit publiés hier. L’indice PMI manufacturier IHS Markit s’est établi à 54,6 en août, conformément à la première estimation, contre 55,1 en juillet. S’il s’agit d’un plus-bas de vingt et un mois, il demeure toutefois nettement supérieur au seuil de 50 qui sépare la contraction de la croissance.
Un vent de fronde semble souffler sur l’Europe. Les réactions face aux abus de position dominante américains se multiplient, attisées par les excès du président Trump. En plus des tentatives de coup d’arrêt à l’hégémonie des Gafa, on a vu quelques tentatives de contournement de l’embargo imposé par les Etats-Unis sur l’Iran. Certes, aucune entreprise n’ose s’y opposer, pas même la BEI, mais au moins la loi de blocage qui prévoit de dédommager les entités européennes soumises à des sanctions américaines est-elle à présent adoptée. Et voilà que le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, relance l’idée d’un système Swift européen, indépendant du dollar, l’outil principal de notre sujétion. Tous les espoirs sont permis, sans compter que le Brexit ne pourra que faciliter l’action au-delà des gesticulations !