Le moral des investisseurs de la zone euro a chuté plus que prévu en novembre pour tomber à un plus bas de plus de deux ans, montre une enquête publiée lundi, grevé par les craintes entourant la politique commerciale des Etats-Unis et l’avenir de l’industrie automobile allemande confrontée à une réglementation accrue. L’institut allemand Sentix a annoncé que son indice mesurant le sentiment des investisseurs en zone euro était tombé à 8,8 en novembre, après 11,4 en octobre. Les analystes interrogés par Reuters tablaient sur un repli, mais moindre, à 10,1.
La croissance manufacturière a connu en octobre son rythme le plus lent depuis plus de deux ans avec une première baisse des commandes à l’exportation depuis la fin 2014, ce qui semble à nouveau montrer que l'économie de la zone euro a bel et bien rétrogradé par rapport à son pic d’activité. L’indice PMI IHS/Markit des directeurs d’achats était de 52,0 en octobre, au plus bas depuis août 2016, contre 53,2 en septembre et 52,1 en version flash. Le sous-indice de la production, qui se retrouve dans l’indice PMI composite attendu mardi, a fléchi à 51,3, un plus bas de près de quatre ans, contre 52,7 ; mais il dépasse un peu l’estimation flash.
L’inflation en zone euro a accéléré comme attendu en octobre mais l’indice d’inflation de base a augmenté plus que prévu, selon l’estimation rapide publiée mercredi par Eurostat. L’institut européen de la statistique estime le taux d’inflation à 2,2% en rythme annuel pour le mois d’octobre après 2,1% en septembre. L’inflation de base, c’est-à-dire hors énergie et produits alimentaires non-transformés, a accéléré à 1,3% en rythme annuel après 1,1% en septembre. Les économistes prévoyaient une hausse plus modérée à 1,2%.
Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d’Italie, a averti mercredi qu’une hausse prolongée des coûts d’emprunt pénaliserait les ménages et les entreprises, et il a exhorté le gouvernement à assurer la stabilité budgétaire. L’envolée des rendements des obligations d’Etat ces derniers mois coûtera au pays 5 milliards d’euros s’ils ne diminuent pas, avec pour effet d’accroître la dette publique, a-t-il mis en garde lors d’un discours prononcé à Rome. La Commission européenne a donné trois semaines à Rome pour modifier son budget prévisionnel, mais le gouvernement n’entend pas céder.
Ignazio Visco, le gouverneur de la Banque d’Italie, a averti mercredi qu’une hausse prolongée des coûts d’emprunt pénaliserait les ménages et les entreprises, et il a exhorté le gouvernement à assurer la stabilité budgétaire. L’envolée des rendements des obligations d’Etat ces derniers mois coûtera au pays 5 milliards d’euros s’ils ne diminuent pas, avec pour effet d’accroître la dette publique, a-t-il mis en garde lors d’un discours prononcé à Rome.
L’inflation dans la zone euro a accéléré comme attendu en octobre mais l’indice d’inflation de base a augmenté plus que prévu, selon l’estimation rapide publiée mercredi par Eurostat. L’institut européen de la statistique estime le taux d’inflation à 2,2% en rythme annuel pour le mois d’octobre après 2,1% en septembre et 2,0% en août, conformément au consensus Reuters.
La croissance de la zone euro a ralenti nettement plus que prévu au troisième trimestre, avec des signes inquiétants en provenance d’Italie notamment, montrent les données préliminaires publiées mardi par Eurostat, l’Office statistique de l’Union européenne. La hausse du produit intérieur brut (PIB) des 19 pays partageant l’euro est ressortie à 0,2% par rapport aux trois mois précédents, après une expansion de 0,4% au deuxième trimestre. Sur un an, la croissance a ralenti à 1,7% contre 2,2% au deuxième trimestre.
La grande coalition au pouvoir à Berlin, déjà minée par les divisions, risque de sombrer dans l’indécision face à la perspective d’une vacance du pouvoir.
L’activité du secteur privé dans la zone euro a enregistré en octobre sa plus faible expansion depuis plus de deux ans, selon les données de IHS Markit. L’indice PMI composite de la zone euro s’est replié à 52,7, un point bas en 25 mois, contre 54,1 en septembre. L’indice était attendu à 53,9 par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires. Dans le détail, l’indice PMI du secteur manufacturier ressort en baisse à 52,1, un point bas depuis 26 mois, tandis que l’indicateur des services s’est établi à 53,3, son niveau le plus bas depuis 24 mois, contre 54,7 le mois précédent. IHS Markit note le ralentissement particulièrement marqué en Allemagne. En France, la croissance de l’activité du secteur privé a légèrement accéléré, mais le taux d’expansion se classe parmi les trois plus faibles depuis début 2017.
L’activité du secteur privé dans la zone euro a enregistré en octobre sa plus faible expansion depuis plus de deux ans, selon les données préliminaires publiées mercredi par IHS Markit, qui note que «le ralentissement économique engendré par la faiblesse des exportations continue de s'étendre de l’industrie manufacturière au secteur des services». L’indice PMI composite de la zone euro s’est replié à 52,7 en octobre, un point bas en 25 mois, contre 54,1 le mois précédent. L’indice était attendu à 53,9 par les économistes interrogés par Dow Jones Newswires.
Il n’y a aucun danger que l’Italie perde l’accès aux marchés ou soit dégradée en catégorie spéculative, a indiqué hier Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), en marge des assemblées générales annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. «Il n’y a aucun danger dans l’immédiat que l’Italie n’ait plus accès aux marchés, il n’y a aucun danger dans l’immédiat qu’elle soit déclassée au-dessous de la catégorie d’investissement; elle est encore deux crans au-dessus», a-t-il dit. Et d’ajouter que «malgré une dette lourde, le déficit budgétaire n’a jamais été excessivement élevé et l’excédent primaire est ample ; l’Italie a un excédent courant et l'épargne des ménages est très solide».
Il n’y a aucun danger que l’Italie perde l’accès aux marchés ou soit dégradée en catégorie spéculative, a indiqué ce matin Klaus Regling, le patron du Mécanisme européen de stabilité (MES), en marge des assemblées générales annuelles du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale. «Il n’y a aucun danger dans l’immédiat que l’Italie n’ait plus accès aux marchés, il n’y a aucun danger dans l’immédiat qu’elle soit déclassée au-dessous de la catégorie d’investissement; elle est encore deux crans au-dessus», a-t-il dit, lorsqu’on lui a demandé ce qui se passerait si l’Italie n’avait plus accès aux marchés, comme ce fut le cas de la Grèce en 2010. Et d’ajouter que «malgré une dette lourde, le déficit budgétaire n’a jamais été excessivement élevé et l’excédent primaire est ample ; l’Italie a un excédent courant et l'épargne des ménages est très solide. Enfin, une bonne partie des emprunts d’Etat italiens sont entre les mains locales». L’Italie, dont la dette atteint 133% du PIB, vise un déficit budgétaire de 2,4% du PIB en 2019, de 2,1% en 2020 et de 1,8% en 2021.
L'Italie a concédé un rendement de 0,95% hier pour placer 6 milliards d'euros de titres à 12 mois, alors qu'elle se finançait à un taux négatif de -0,4% en début d'année.
La croissance du secteur manufacturier dans la zone euro a continué de ralentir en septembre pour toucher son plus bas niveau depuis deux ans, selon l’enquête mensuelle IHS Markit. L’indice PMI a reculé à 53,2 dans sa version définitive, contre 53,3 annoncé en version flash et 54,6 en août. Le sous-indice de la production, qui entre dans le calcul de l’indice PMI composite attendu mercredi et passe pour un baromètre fiable de l’activité économique, a fléchi à 52,7 contre 54,7 en août, revenant également à un creux de deux ans. Au coup de frein de l’activité manufacturière s’ajoute désormais l’impact des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis. Le sous-indice des commandes à l’export a reculé à 50,2, au plus bas depuis plus de cinq ans, contre 52,0 en août, loin de ses records de la fin 2017.