Bruno Le Maire réaffirme la position de Paris sur le différend fiscal avec Google
Emmanuel Macron entend durcir le ton face à la stratégie d'évitement fiscal de Google, mais il veut en même temps réduire la fiscalité des entreprises afin d’attirer les investissements en France, a indiqué le ministre de l'économie, Bruno Le Maire.
Dans une interview à Bloomberg, Bruno Le Maire a réaffirmé que «quand vous opérez en France, vous devez payer des impôts. Vous ne pouvez pas profiter de faire du business en France ou en Europe, sans payer des impôts comme en paient les entreprises françaises ou européennes en France ou en Europe».
Concernant l’impôt sur les sociétés, qui reviendra à 25% contre 33% actuellement, le ministre a confirmé sa volonté de remédier aux deux problèmes qui se posent aujourd’hui: son niveau trop élevé et son instabilité.
Le ministre a également évoqué la volonté du président français de réformer l’architecture de la zone euro pour aller vers plus d’intégration. Il a notamment dénoncé l’existence, parmi les 19 membres de la zone euro, de 19 niveaux de fiscalités différents et de 19 politiques économiques différentes. «On ne peut plus continuer ainsi, a-t-il fustigé, c’est pourquoi nous défendons l’idée d’une harmonisation fiscale».
Dans ce domaine, Bruno Le Maire a précisé que «le premier pas sera l’harmonisation fiscale entre la France et l’Allemagne». Bruno Le Maire ne doute pas que, dès 2018, l’Allemagne et la France auront un impôt sur les sociétés commun, point de départ pour une harmonisation dans le reste de la zone euro.
L’Allemagne sera donc l’interlocuteur central de la stratégie d’Emmanuel Macron.
«L’Europe doit apprendre à défendre ses propres intérêts», a expliqué Bruno Le Maire. Avec une confiance des milieux d’affaires au plus haut depuis six ans, les dirigeants d’entreprises semblent lui donner raison.
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