L’inflation frémit légèrement en zone euro
L’inflation sous-jacente a augmenté de 1,3% en juillet en zone euro, un taux supérieur à celui de juin (1,2%), mais qui reste très modeste au regard de l’objectif de la Banque centrale européenne (BCE), selon les données flash publiées, ce lundi, par Eurostat.
Calculée en excluant l’alimentation et l'énergie, deux données très volatiles, l’inflation sous-jacente, indicateur très suivi par la BCE, a atteint un plus haut depuis près de 4 ans (août 2013), a souligné l’institut de statistiques.
Si l’on réintègre l’alimentation et l'énergie, l’inflation est restée stable en juillet à 1,3%, sans changement par rapport à juin. Les prix de l'énergie ont accéléré de 2,2% en juillet après 1,9% en juin.
Même si la croissance en zone euro reste encourageante (la croissance du deuxième trimestre doit être publiée mardi 1er août), la faiblesse de l’inflation devrait inciter la Banque centrale européenne (BCE) à la prudence. Après le statu quo décidé lors de la réunion de son Comité de poltique monétaire, en juillet, les marchés s’attendent à une première mesure de réduction du Quantitative easing à sa réunion de rentrée, le 7 septembre.
Selon l’enquête auprès des conjoncturistes professionnels de la Banque centrale européenne (BCE), publiée le 21 juillet, l’inflation de la zone euro pourrait ralentir plus qu’on ne le pense dans les années à venir, tandis que la croissance économique et la baisse du chômage pourraient bien dépasser les attentes également.
Cette enquête donne une inflation de 1,5% cette année, de 1,4% en 2018 et de 1,6% en 2019, soit, dans les trois cas, 0,1 point de moins que dans les prévisions données trois mois auparavant. La prévision sur cinq ans reste inchangée à 1,8%.
La BCE vise une inflation d’un petit peu moins de 2% et les projections de l’Eurosystème indiquent que l’objectif ne sera pas atteint a priori avant 2020.
La prévision pour l’inflation sous-jacente a été révisée à 1,1% cette année, au lieu de 1% auparavant, mais elle reste inchangée par la suite, donnant 1,3% en 2018, 1,5% en 2019 et 1,7% à plus long terme.
La croissance du PIB est elle anticipée à 1,9% cette année, et non plus à 1,7%, et les prévisions de 2018 et de 2019 ont également été revues en hausse, tandis que les prévisions pour le chômage ont été réduites de 0,2 à 0,3 point sur l’ensemble des années considérées.
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