Alors que l'échéance de l'application du règlement MiCA approche, les levées de fonds des acteurs crypto diminuent en Europe. Cependant, le ticket moyen de ces opérations augmente.
La banque américaine, par l’intermédiaire de sa filiale de gestion d’actifs, devient la première banque à coter un ETN indexé sur le saint-père des cryptos-actifs. Les promesses de ce « Nouveau monde » décentralisé séduisent donc le système bancaire traditionnel.
Au départ simple outil de conversion entre une monnaie légale et un crypto-actif, les stablecoins deviennent une alternative aux modes de paiement traditionnels, rappelle Hubert de Vauplane, avocat associé, Morgan Lewis. A tel point que désormais, les entreprises se les approprient.
Circle a lancé mercredi CPN Managed Payments, une plateforme destinée aux banques, fintechs et prestataires de services de paiement, pour traiter les paiements en stablecoins. Worldline est un de ses premiers clients.
BPCE est le seul groupe à proposer du trading de cryptos à ses clients particuliers, mais BoursoBank et BNP Paribas ont franchi une première étape en proposant des titres de créance reproduisant la performance de certains actifs numériques.
De nouvelles banques devraient rejoindre le consortium bancaire européen Qivalis dans les prochains mois. Celui-ci devrait s'entretenir la semaine prochaine avec Oddo BHF sur la question de l'interopérabilité des stablecoins en euros.
Les banques françaises n'ont plus besoin d'être convaincues : elles multiplient les initiatives pour rattraper les géants des stablecoins Tether et Circle.
Le marché des stablecoins a dépassé les 300 milliards de dollars de capitalisation fin 2025. La capitalisation du stablecoin dollar de Tether dépasse les 180 milliards de dollars, Circle est deuxième avec plus de 77 milliards de dollars de capitalisation.
Circle a créé une entité en France dès 2023 avec l'arrivée du règlement MiCA. En Europe, l'entreprise a été le premier émetteur de stablecoins à être conforme à la régulation. Elle domine aujourd'hui le marché du stablecoin euro, avec une capitalisation d'environ 360 millions d'euros.
Aux Etats-Unis, le débat fait rage autour de l'interdiction pour les plateformes d'échange de proposer du rendement sur les stablecoins. En Europe, elles n'ont déjà pas le droit, mais trouvent des contournements via la finance décentralisée.
Le gestionnaire d'actifs européen spécialisé sur les cryptoactifs a enregistré une baisse de 22% de son cours dès sa première journée de cotation à New York.
Longtemps maillon invisible en quête d'utilité, les stablecoins s'approprient désormais un statut d'instrument de trésorerie à part entière, estime Patrick Mollard, CEO de Fipto. Aucun acteur sérieux du paiement ne peut désormais faire l'économie d'une stratégie sur les flux en stablecoins.
Le spécialiste des wallets d'actifs numériques renforce son offre B2B en lançant une solution de sécurité hébergée chez ses clients, à destination des banques.
La banque va offrir aux clients particuliers l'accès à six Exchange Traded Notes (ETN) cryptoactifs accessibles à compter du 30 mars via un compte-titres. Sans accompagnement de conseil, toutefois. Les clients de la banque privée en France et en Europe y auront aussi progressivement accès.
Ce stablecoin sortira cet été, selon le média spécialisé Blockstories. Le Crédit Agricole a également rejoint un consortium bancaire international pour lancer un stablecoin en dollars.
Dans une récente tribune, publiée par L'Agefi, Denis Alexandre décortique la stratégie d'accumulation de bitcoins mise en oeuvre par l'américain Strategy, une mécanique qui s'apparente selon lui à un Ponzi. Yves Choueifaty, le fondateur de Tobam, conteste cette lecture et fait valoir d'autres arguments.
Pour la finance de demain, la Banque de France mise sur la présence de la monnaie commerciale sur la blockchain via des dépôts tokenisés ou des jetons de dépôt.