Au pays des 35 heures, on connaît des patrons qui seraient ravis d’apprendre que leurs salariés se contenteraient de travailler le double. Pas chez Goldman Sachs, où une dizaine de jeunes recrues viennent de mettre le doigt sur les conditions de travail dantesques que la banque américaine leur impose, pour réclamer le retour à la semaine… de 80 heures. Leur présentation, qui ressemble à un document officiel de la firme, a fait le tour des réseaux sociaux. Week-ends systématiquement sacrifiés, état mental et physique déplorable : le burn-out guette, au point que David Solomon, le directeur général, a assuré que ses « juniors » disposeraient désormais de leur samedi.