Natixis lance un plan de départs volontaires de 245 postes
Ce plan comprend la suppression de 36 postes dans les dérivés actions et de 209 postes relocalisés à Porto dans les fonctions supports.
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Pauline Armandet et Alexandre Garabedian
Natixis a présenté lundi aux organisations syndicales un projet de plan de départs volontaires portant sur 245 postes.
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RK.
Natixis met en application les mesures d’économies et de restructuration annoncées en novembre 2020. La filiale cotée de BPCE a présenté lundi aux organisations syndicales du groupe un projet de plan de départs volontaires (PDV) portant sur 245 postes, a appris L’Agefi de plusieurs sources.
Ce plan recouvre deux volets. D’une part, 36 suppressions de postes dans les dérivés actions, une activité dans laquelle Natixis a décidé de réduire la voilure après avoir enregistré au premier semestre, comme les autres banques françaises, de lourdes pertes. D’autre part, la relocalisation à Porto de 209 postes de fonctions supports, afin de faire de cette implantation portugaise une base arrière au service de l’ensemble des métiers du groupe. «Une délocalisation, avec suppressions sèches en France», précise une source syndicale. Créée en 2016, la plate-forme de Natixis à Porto rassemble aujourd’hui des métiers liés à l’informatique. Elle accueillera d’autres profils, notamment dans la fonction finance, une fois le projet réalisé.
Dans le cadre de ce plan de départs volontaires qui ne prévoit donc pas de départs contraints, les salariés concernés devraient se voir proposer des mobilités internes dans le groupe.
Joint par L’Agefi, Natixis confirme l’information mais ne fait pas de commentaires.
Moins risqué
Début novembre, à l’occasion de la présentation de ses résultats du troisième trimestre, Natixis a annoncé un programme de transformation et d’efficacité opérationnelle visant à dégager 350 millions d’euros d’économies annuelles à horizon 2024.
Nicolas Namias, le nouveau directeur général nommé l’été dernier, a aussi décidé de recentrer ses dérivés actions afin de limiter ses risques. La banque a accusé 320 millions d’euros de pertes au premier semestre dans cette activité, en raison des suspensions et annulations massives de dividendes annoncées par les entreprises au début de la pandémie de Covid-19. Le recentrage passe par une réduction du nombre de clients couverts, de 400 à environ 50, et par l’arrêt des produits structurés trop complexes. Ce changement de pied doit aboutir à une réduction de 40 millions d’euros de la base de coûts des dérivés actions sur la période 2020-2022, et de 80 millions sur la période 2019-2022 si l’on tient compte des ajustements déjà réalisés l’an dernier, selon des estimations communiquées en novembre par Natixis.
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