Les banques européennes sont bien les plus touchées par Bâle 3
Deux rapports de l’Autorité bancaire européenne (EBA) et du Comité de Bâle, rattaché à la Banque des règlements internationaux (BRI), publiés aujourd’hui, confirment que les banques européennes sont bien les plus touchées par les normes prudentielles agréées en décembre dernier pour finaliser Bâle 3. Au niveau global, les standards définitifs de Bâle 3, qui doivent entrer progressivement en vigueur entre 2022 et 2027, entraînent une surcharge en capital Tier1 de 3,6% par rapport aux standards précédents, indique le Comité de Bâle. Cela se traduit par un déficit de fonds propres de 25,8 milliards d’euros à l'échelle mondiale soit près de 70% de moins que ce que prévoyait le Comité en décembre dernier, du fait principalement de fonds propres en hausse.
L’impact est néanmoins très inégal selon les régions. Si les banques hors d’Europe voient leurs exigences en fonds propres se réduire en moyenne avec les standards définitifs de Bâle 3, les banques européennes affichent quant à elles une hausse de 20,2% d’après la BRI. L’impact sur les banques de l’Union européenne calculé par l’EBA est légèrement moins important, à 16,7%. Mais là où le Comité de Bâle estime un déficit global de fonds propres de 25,8 milliards, l’Autorité bancaire européenne calcule pour les seules banques de l’Union un déficit de 24,5 milliards d’euros.
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