TPG tourne la page des années de crise avec son nouveau fonds LBO
Il aura fallu huit ans à TPG pour lever son septième fonds de LBO. Huit ans durant lesquels l’ex-Texas Pacific Group a engagé sa mutation en gestionnaire d’actifs alternatifs diversifié, à l’instar d’un Blackstone. TPG Partners 7, le nouveau véhicule de 10,5 milliards de dollars dont le groupe a annoncé hier la clôture viendra ainsi s’ajouter aux autres expertises – crédit, immobilier et hedge fund – que la crise financière de 2007-2008 l’a contraint à développer.
Le dernier fonds de TPG Capital, abondé à hauteur de 400 millions de dollars par ses équipes, pèse deux fois moins que le précédent, de 19,8 milliards, levé en 2008. Le millésime 2006 avait lui aussi récolté davantage, 15,4 milliards de dollars. Entretemps, l’explosion de la bulle LBO a laissé des traces. Le fonds texan avait investi dans trois des méga-transactions ayant tourné à la catastrophe financière durant cette période : le producteur d’électricité Energy Future, les casinos Caesars et la banque Washington Mutual.
«Je suis un bien meilleur investisseur grâce aux grandes transactions dans la crise financière, indiquait hier Jim Coulter, co-fondateur de TPG, dans un entretien à Bloomberg. Ce que nous avons fait depuis 2009, avec plus de 40 milliards de dollars investis, le reflète». Le millésime 2008 affichait au 30 novembre un taux de rendement annualisé de 12%, contre 5,2% pour le fonds 2006. Pour l’heure, TPG Partners 7 a misé un total de 2,1 milliards de dollars dans six entreprises, dont le Cirque Du Soleil et le conseil en immobilier Cushman & Wakefield.
La firme texane gère aujourd’hui environ 70 milliards de dollars. Plus du quart, 19 milliards, proviennent de TPG Special Situation Partners, l’activité dédiée au crédit. Le pôle investissement immobilier affiche 7 milliards de dollars d’encours, tandis que le hedge fund TPG Public Equity occupe une place plus marginale, à un milliard. Dans l’univers du private equity, TPG Growth, la plate-forme dédiée aux entreprises de taille moyenne, créée en 2007, compte 7 milliards d’encours avec notamment des parts dans Uber et Airbnb.
En parallèle, le groupe a fait évoluer sa gouvernance. L’autre co-fondateur, David Bonderman, a pris en 2014 la présidence de TPG, tandis que Jon Winkelried, un vétéran de Goldman Sachs, a rejoint le groupe en novembre pour former un tandem de directeurs généraux avec Jim Coulter.
Plus d'articles du même thème
-
Pams Credit Solutions devient Eltif 2.0
Cet agrément permet au fonds evergreen de dette privée de Pams, la filiale de multigestion d'123 IM, d'abaisser son ticket d'entrée de 100.000 à 5.000 euros tout en conservant les mêmes attentes de performance. -
Avec Ona Therapeutics, Mérieux Equity Partners parie sur la nouvelle vague anticancer
Le gérant soutenu par l'Institut Mérieux co-dirige une levée de 86,6 millions de dollars pour financer la biotech barcelonaise Ona Therapeutics, qui développe de nouveaux conjugués anticorps-médicament (ADC) - un domaine très recherché par les grands laboratoires. -
3i prend une participation majoritaire dans Nutergia
La stratégie de développement est axée sur la croissance organique et numérique de la cible, spécialisée dans les compléments alimentaires.
ETF à la Une
VanEck lance un ETF sur les infrastructures d'électrification
- La start-up de l’informatique quantique Quobly lève 115 millions d’euros
- Le fonds américain JC Flowers signe son retour en France avec Monte Paschi
- Les fonds rivalisent d’annonces à l’occasion de Choose France
- 3i prend une participation majoritaire dans Nutergia
- Partisan de la limitation des rachats, Partners Group en subit le contrecoup en Bourse
Contenu de nos partenaires
-
TribuneAffaire Lyhanna : « Il est temps de retrouver le lien entre la justice et les citoyens » – par Alain Bauer
« La parole des enfants n’est plus prise en compte par défaut. Au contraire, une présomption de mensonge prend le dessus et le principe de précaution pour préserver le système politico-judiciaire d’une nouvelle crise majeure dépasse la préoccupation essentielle de protection des enfants » -
Tour de visSécurité sociale : clap de fin pour le mythe de la gratuité des soins
Face à l’envolée des dépenses publiques, une « prise de conscience est indispensable », plaide le ministre des Comptes publics David Amiel -
Cote en hausseComment et pourquoi l'Ukraine regagne l'attention de l'administration Trump
Alors que Kiev a tiré parti du désengagement américain dans les négociations avec Moscou, Washington envisage de reprendre du service. Cette fois dans un rapport de force plus favorable à l'Ukraine