Qualium Investissement va désormais pleinement se consacrer au déploiement de ses capitaux. Devenu indépendant de la Caisse des dépôts en septembre dernier, le gérant de private equity a finalement décidé de figer à 370 millions d’euros la taille de son FPCI Qualium Fund 2, atteinte lors du premier closing mi-décembre. La société d’investissement avait initialement indiqué à L’Agefi qu’un ticket d’un fonds de fonds américain pourrait porter la collecte à près de 400 millions d’euros, soit 50 millions de plus que la cible initiale.
«Nous avons préféré clore définitivement la levée de fonds pour nous concentrer sur la phase d’investissement des capitaux du deuxième véhicule ainsi que sur le développement des sociétés encore en portefeuille dans le premier FPCI, car le marché français des LBO est aujourd’hui très dynamique et très concurrentiel, explique Jean Eichenlaub, le président de Qualium. L’idée est aussi de boucler un fonds d’une taille moins importante par rapport au premier véhicule afin de pouvoir revenir sur le marché des levées de fonds dans trois ans.»
Le véhicule a déjà réalisé une première opération en prenant le contrôle du français Labelium. L’acquisition du spécialiste du marketing digital, racheté auprès d’ISAI et Keensight Capital sur la base d’une valorisation de 145 millions d’euros selon Preqin, a donné lieu à un financement par dette unitranche de Capzanine. La société a aussi fourni une ligne de capex pour financer les futurs build-up du groupe.
Qualium Fund 2, qui a glané 40% de ses engagements auprès d’investisseurs anglo-saxons, a bénéficié des succès récents de son prédécesseur. Réalisées à des multiples de plus de trois fois la mise, les cessions du spécialiste de l’artisanat décoratif de luxe Mériguet et du concepteur d’aménagements intérieur Sogal avaient en outre été précédées de deux opérations de dividend recap. Sur les six lignes encore en portefeuille dans le fonds 1, Biscuit International (ex-groupe Poult), IMV et Vulcanic vont encore donner lieu à des opérations de build-up dans les prochains mois.
D’un montant réduit par rapport aux 520 millions d’euros de Qualium Fund 1, le deuxième véhicule privilégie les opérations de gré à gré, dans un marché où les prix dépassent régulièrement 10 fois l’Ebitda. Visant des valorisations de 50 à 250 millions d’euros, il devrait à terme compter une dizaine de lignes. Trois deals sont en cours, dont deux sur des sociétés françaises. Ces deux opérations devraient aboutir cet été.
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