Natixis rationalise ses expertises en private equity
Natixis Investment Managers (Natixis IM) veut compter sur la scène internationale du private equity. Le gérant d’actifs annonce ce jeudi la création de Flexstone Partners, qui regroupera trois de ses filiales de private equity (Euro-PE, Caspian Private Equity et Eagle Asia). Eric Deram, le fondateur et directeur général d’Euro-PE, en prendra la direction. Totalisant un encours de 6,7 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros), la nouvelle structure espère atteindre la barre des 10 milliards d’ici 2020.
«La création de Flexstone Partners répond à une logique de rationalisation, afin de créer un acteur du private equity de taille plus conséquente au plan mondial. Cela s’inscrit aussi dans nos ambitions de développement d’une offre complète en stratégies alternatives afin de mieux répondre aux demandes des investisseurs qui continuent à se tourner vers cette classe d’actifs pour atteindre leurs exigences de rendement», explique Jean Raby, le directeur général de Natixis IM.
Le bureau parisien de la société Euro-PE, rachetée par Natixis en 2013, deviendra la structure faîtière de Flexstone Partners, qui recevra les actifs jusque-là portés par Natixis IM. A terme, sept managers clés détiendront 16% du capital pour aligner les intérêts. Outre Paris, Flexstone possède un bureau à Genève, qui porte à 20 postes les effectifs en Europe. Trois recrutements y sont en cours, auxquels devraient s’ajouter un à deux recrutements à New York (ex-Caspian PE), qui affiche pour l’heure 17 salariés. Flexstone compte enfin 4 personnes à Singapour (ex-Eagle Asia).
«Euro-PE, Caspian PE et Eagle Asia avaient en commun leur structure entrepreneuriale et leur cœur de métier, la construction de portefeuilles d’investissement à la carte, notamment sur les segments small et midcap. Les trois sociétés affichent aussi une grande complémentarité au niveau de leurs portefeuilles de clients», précise Eric Deram.
Si le rapprochement permettra aussi des gains d’efficacité opérationnelle, notamment avec le regroupement des systèmes informatiques sur le back/middle office new-yorkais, l’opération vise en effet à favoriser la croissance organique. Outre la croissance naturelle des mandats institutionnels, Flexstone entend lancer une offre globale à destination de ses clients régionaux, ainsi que de nouveaux véhicules de deals secondaires et de co-investissements. Sur la partie de deals primaires, qui totalise 70% des encours et est essentiellement couverte via des mandats dédiés, le groupe prévoit notamment le lancement prochain du fonds de fonds France Invest 4.
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Israël poursuit ses frappes au Liban, qui ont fait au moins 380 morts depuis la trêve
Beyrouth - L’armée israélienne a poursuivi mardi ses frappes au Liban, tuant dans le sud 13 personnes, qui viennent s’ajouter aux 380 morts depuis l’instauration du cessez-le-feu le 17 avril, selon les autorités. Alors que le Liban se prépare à de nouvelles négociations avec Israël jeudi à Washington, le chef du Hezbollah pro-iranien, qui s’y oppose fermement, a affirmé que le désarmement de sa formation ne faisait pas partie des discussions et a promis de transformer «en enfer» la bataille avec l’armée israélienne. Celle-ci a indiqué avoir conduit une opération dans la zone du fleuve Litani et a mené mardi une frappe ayant tué deux secouristes à Nabatiyé (sud), où ils effectuaient une intervention, a annoncé la Défense civile. Le ministère de la Santé a confirmé la mort des deux secouristes qu’il a inclus dans un bilan de 13 morts, dont un soldat et un enfant, dans des frappes israéliennes ayant visé trois localités dans le sud du pays. «Une frappe sur la ville de Nabatiyé a fait cinq (morts) dont deux secouristes de la Défense civile et deux blessés», une autre dans la localité de Jebchit a fait quatre morts «dont un soldat et un ressortissant syrien», et douze blessés, et une troisième à Bint Jbeil a tué «quatre citoyens dont un enfant et une femme», et blessé deux autres, a indiqué le ministère. «Depuis le cessez-le-feu, 380 personnes ont été tuées et 1.122 blessées», a annoncé plus tôt le ministre de la Santé, Rakan Nassereddine, faisant état de 108 personnels de santé et secouristes tués depuis le début de la guerre. Plus de quatre enfants ont été tués ou blessés chaque jour en moyenne durant les 25 premiers jours de la trêve, a indiqué l’ONG Save The Children. Au total, les frappes israéliennes ont tué 2.882 personnes depuis le début de la guerre, dont 200 enfants, selon le ministère de la Santé. D’après le Hezbollah, ce bilan inclut ses membres tués. Le mouvement chiite a entraîné le Liban dans la guerre régionale en attaquant Israël pour venger la mort du guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, tué au premier jour de l’offensive israélo-américaine contre Téhéran, le 28 février. Israël a répondu en menant des frappes massives et une opération terrestre dans le sud. «Nous ne nous rendrons pas» Beyrouth a demandé aux Etats-Unis de faire pression sur leur allié israélien pour qu’il mette fin à ses frappes. Le Hezbollah a revendiqué de nouvelles attaques contre des positions militaires israéliennes, y compris en Israël, aux frontières avec le Liban. «Nous ne nous rendrons pas», a affirmé le chef de l’organisation, Naïm Qassem. «Les armes et la résistance ne concernent personne hors du Liban (...) C’est une question libanaise intérieure qui ne fait pas partie des négociations avec l’ennemi», a-t-il ajouté. Dans un communiqué annonçant la reprise des négociations jeudi, le département d’Etat américain avait affirmé que la paix entre le Liban et Israël «dépendait du rétablissement complet de l’autorité de l’Etat libanais (sur son territoire) et du désarmement total du Hezbollah». Washington fait pression pour que les discussions aboutissent à un accord de paix, alors que Beyrouth veut d’abord consolider le cessez-le-feu et obtenir le retrait d’Israël du Liban. Après l’entrée en vigueur de la trêve, l’armée israélienne a établi en territoire libanais une «ligne jaune» à une dizaine de km de la frontière. Elle a indiqué mardi qu’au cours de la semaine écoulée, ses soldats avaient mené une «opération spéciale visant à retirer des infrastructures terroristes dans la zone du Litani». Interrogée par le bureau de l’AFP à Jérusalem, l’armée israélienne a indiqué ne pas pouvoir confirmer si les soldats avaient franchi le fleuve Litani, à une trentaine de km de la frontière, mais a publié des photos montrant des soldats marchant sur un pont le traversant. © Agence France-Presse