Après 6 ans de croissance continue du capital-risque dans le monde, le nombre d’opérations conclus en 2016 a diminué de manière significative et le montant du capital investi en a subi les conséquences, même s’il a mieux résisté grâce notamment à l’aboutissement de quelques méga-deals, souligne KPMG dans une analyse mondiale du capital risque, intitulée «Venture Pulse Q4 2016" et publiée en janvier 2017.
L’activité du capital risque a reculé de 24% l’an dernier dans le monde, avec seulement 13.665 opérations conclues, contre 17992 en 2015. En dépit de l’affaiblissement de l’activité, les investissements dans le capital risque sont restés substantiels à 127,4 milliards de dollars sur la planète en 2016, en repli de 10% par rapport à 2015. «Même si ce montant demeure sous le pic de 140,6 milliards de dollars atteints en 2015, il représente le double du total mondial investi dans le capital risque en 2013", souligne KPMG.
«Les valorisations sont restées tout près des plus hauts de la décennie», expliquent les auteurs du rapport. L’Asie s’est montrée résiliente l’an passé avec un montant atteint de 39 milliards de dollars en 2016, alors que les Amériques et l’Europe ont décliné. Les Amériques ont vu le montant investi dans le capital risque reflué de 82 milliards de dollars à 72 milliards. En Europe, la chute est moins spéctaculaire, le montant investi étant passé de 18 milliards de dollars à 16 milliards.
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Après l'opération historique de SpaceX, plusieurs sociétés ont voulu profiter de l’effervescence pour entrer à leur tour en Bourse cet été. Des opérations souvent à l’initiative de sociétés de capital-investissement désireuses de se retirer. Sans doute de quoi expliquer des débuts de cotation en demi-teinte.
Sur le réseau social X, le ministre des Comptes publics, David Amiel, a assuré que les Français "peuvent continuer à investir, comme aujourd'hui, dans les indices les plus diversifiés".
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