Index Ventures frappe fort sur le marché du capital-risque
Index Ventures marque les esprits. La société fondée à Genève en 1996 par les frères Rimer vient d’annoncer la levée de 1,65 milliard de dollars. Elle consacrera un milliard à son fonds destiné aux entreprises de croissance – son quatrième – et 650 millions pour son neuvième fonds de venture, qui cible les start-up. «Cela nous a pris quelques semaines, ou bien 22 ans, pour lever l’argent, suivant la manière dont vous regardez cela», s’amuse la société dans un communiqué.
Le fonds croissance ambitionne 20 à 25 investissements compris entre 15 et 50 millions de dollars, tandis que le fonds early stage pourra prendre 30 tickets d’une valeur unitaire de 1 à 25 millions de dollars. La durée de vie des deux véhicules est de dix ans.
Vieux routier du capital risque, Index a de beaux succès à faire valoir, avec des investissements dans Skype ou dans le groupe de paris en ligne Betfair. Les derniers mois se sont révélés particulièrement fructueux sur le front des sorties. Index Ventures avait ainsi participé aux premiers tours de table de la fintech néerlandaise de paiement Adyen. Celle-ci a signé des débuts ébouriffants à la Bourse d’Amsterdam, se valorisant plus de 13 milliards d’euros. Autre bonne affaire dans le secteur des fintech et du paiement, l’investissement dans iZettle : cette société suédoise a accepté en mai une offre de rachat de PayPal pour 2,2 milliards de dollars. Outre-Atlantique, l’introduction en Bourse du service de stockage de données Dropbox en mars lui a aussi permis de prendre ses bénéfices.
Au classement des Tech Titans de 2018 établi par GP Bullhound, Index Ventures figure ainsi au premier rang parmi ses pairs, avec 15 tickets dans des «licornes» européennes valorisées à plus d’un milliard. Avec des bureaux à Londres et depuis 2011 à San Francisco, le groupe estime tirer sa force de son approche à la fois américaine et européenne de l’investissement. Les investisseurs de ses précédents fonds, en majorité aux Etats-Unis, ont suivi la société pour cette nouvelle levée réalisée en un temps très bref.
La taille des montants collectés illustre aussi l’inflation à l’œuvre dans le capital risque, où l’arrivée de mastodontes comme Softbank bouscule les pratiques. Lakestar cherche aujourd’hui à lever le plus gros fonds dédié aux start-up européennes, pour 800 millions de dollars. Au premier semestre, 138 fonds de venture ont collecté 22 milliards de dollars au niveau mondial, selon les statistiques de Preqin.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. Actuellement, l'économie mondiale et la Chine ressentent les effets de la guerre menée par M. Trump avec Israël contre l’Iran. M. Xi a réaffirmé jeudi le vœu chinois de certitude et de prévisibilité dans un monde en proie aux turbulences. Lui et M. Trump se sont entendus pour désigner désormais les rapports sino-américains comme une «relation de stabilité stratégique constructive», selon la diplomatie chinoise. Le président chinois a promis d’ouvrir «toujours plus grand» la Chine aux entreprises étrangères. Avec l’excédent commercial chinois, les pratiques déloyales ou les violations de propriété intellectuelle imputées à la Chine, les obstacles à l’accès au marché chinois sont l’un des grands griefs des Etats-Unis, comme d’autres pays développés, à l’encontre de Pékin. M. Trump a emmené avec lui une importante délégation de grands patrons. 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