IMV Technologies cherche à remplacer Qualium Investissement
Figurant sur le radar des fonds depuis le début de l’année, IMV Technologies s’est donné du temps avant de formellement lancer son processus de cession. Le leader mondial de matériel d’insémination artificielle pour les animaux a préféré prendre le temps d’analyser l’impact de la crise sanitaire sur son activité, étant donné que certains centres d’insémination avaient été fermés lors du premier confinement. Mais ces dernières semaines ont permis à Qualium Investissement, propriétaire du groupe ornais depuis six ans, d’y voir plus clair. L’enchère a formellement démarré sous l’égide de Goldman Sachs, qui a jusqu’à présent recueilli les offres de premiers tours, a appris L’Agefi. Selon plusieurs sources, Montagu Private Equity serait favori. Le fonds d’origine britannique, ici conseillé par Rothschild & Co, est un habitué du secteur de la santé. Dans l’Hexagone, il avait notamment investi en 2014 dans le fabricant de dispositifs d’administration de médicaments Nemera – participation qu’il partage depuis deux ans avec Astorg. Il avait aussi signé son entrée chez Maincare Solutions, un spécialiste de la numérisation dans le secteur de la santé, ou bien encore chez Arkopharma, réputé pour ses médicaments et compléments alimentaires à base de plantes.
Entre 2 et 4 % de croissance
En se basant sur un Ebitda de 25 millions d’euros, le prix à débourser pour s’offrir IMV Technologies serait compris entre 250 et 300 millions d’euros, estiment plusieurs spécialistes du secteur. Lors de son rachat par Qualium, le groupe avait été valorisé près de 140 millions d’euros, soit un peu plus de 11 fois l’Ebitda de l’époque. «Le marché de l’insémination artificielle croît de 2 à 4% par an, notamment grâce au dynamisme de la consommation de porcs en Chine», souligne un professionnel du secteur. Un atout pour l’expansion internationale d’IMV, numéro un du marché européen devant son concurrent allemand Minitüb. Mais le groupe dirigé par Alain de Lambilly peine en Amérique latine. Au Brésil, là ou il a racheté en 2018 son distributeur Biodux Laboratorios, les résultats ne seraient pas encore probants. Il y a deux ans, l’entreprise tricolore avait aussi jeté son dévolu sur Echo Control Medical, l’un des acteurs mondiaux dans la fabrication d’échographes portables, notamment dédiés à la médecine vétérinaire.
En cas de nouvelle opération avec un fonds, IMV signerait là le cinquième LBO de son histoire. Un parcours dans le non-coté qui avait été précédé d’une cotation sur le compartiment C d’Euronext. Ofi Private Equity (devenu Eurazeo PME) l’avait sorti de Bourse en 2007.
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