Près de 4 ans après sa création par Axa, Axa Venture Partners lance déjà une deuxième génération de fonds. La société de gestion annonce ce jour le premier closing de son second véhicule early stage, à hauteur de 150 millions de dollars pour un objectif maximum (hard cap) de 180 millions, dont le closing final est prévu en milieu d’année. Axa reste le principal contributeur, aux côtés d’investisseurs institutionnels. Il poursuivra la même stratégie d’investissement que son prédécesseur qui avait collecté 110 millions. «Nous investissons dans des entreprises opérant dans la santé digitale, les fintech, les assurtech, la cybersécurité et les logiciels. Nous recherchons essentiellement des sociétés technologiques qui vont transformer le métier d’assureur, mais nous pouvons aussi investir dans des start-up intervenant dans des domaines différents», détaille Sébastien Loubry, partner d’Axa Venture Partner (AVP), en charge du développement.
Bientôt un nouveau fonds de fonds
Plus conséquent, ce nouveau véhicule placera des tickets de 500.000 à 6 millions d’euros, contre 300.000 à 5 millions pour son prédécesseur, dans des start-up basées aux Etats-Unis, en Europe et en Israël. Ce premier closing porte désormais les actifs sous gestion d’AVP à 600 millions de dollars. Le solde est réparti entre le premier fonds early stage, le fonds growth de 165 millions et le fonds de fonds de 175 millions.
Ses stratégies d’investissement en direct ont pris des participations dans 40 sociétés à ce jour, dont 7 pour l’activité growth qui investit des tickets de 6 à 20 millions. Récemment, AVP a investi dans Zenjob en Allemagne dans le domaine du travail temporaire, Happytal au Royaume-Uni dans les services non médicaux dans les hôpitaux, ou encore Futurae en Suisse dans l’identification sécurisée.
De prochaines levées d’AVP devraient suivre, à commencer par un nouveau fonds de fonds d’ici à la fin de l’année ou début 2020, puis pour l’activité growth l’an prochain. Si l’investissement en direct offre la possibilité à AVP de «connecter» ses participations à Axa mais également à d’autres corporates, le pôle fonds de fonds «permet de faire éventuellement du co-investissement mais surtout de découvrir certains marchés dans lesquels nous sommes moins présents, comme Israël», précise Sébastien Loubry. La société pourrait également réaliser ses premières sorties cette année.
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