Aroma-Zone, emblème du «fait maison», active sa vente
Créer des objets de la vie quotidienne soi-même pour éviter d’avoir recours aux produits d’industriels, parfois enclins à ajouter des substances non désirables. C’est sur cette tendance de fond, dénommée le «do it yourself (DIY)», que plusieurs enseignes se sont lancées dans divers secteurs.
Dans l’univers de la cosmétique, Aroma-Zone fait figure de pionnier et sa croissance ne tarit pas. Pour pousser les feux à l’international, le groupe créé par Pierre Vausselin il y a 21 ans et dirigé depuis cinq ans par sa fille Anne-Cécile Vausselin s’est mis à la recherche d’un nouvel actionnaire de référence. Mission qui incombe à la Société Générale, qui vient de donner le coup d’envoi de l’enchère. Et les candidats ne manquent pas.
Ardian (Pranarôm) est bien placé
Selon nos informations, pas moins d’une demi-douzaine d’investisseurs gravitent actuellement autour de l’entreprise familiale. Bain Capital, Partners Group, Eurazeo et Bridgepoint témoignent d’un intérêt marqué, au même titre que CVC et Cinven, régulièrement cités.
La voie d’un adossement à un industriel du secteur n’est pas non plus exclue. Mais si le groupe de cosmétique L’Occitane figurerait encore parmi les candidats en lice, Inula (Pranarôm) et son propriétaire Ardian font actuellement office de favoris. Le fonds de la place Vendôme a racheté cette marque d’aromathérapie d’origine belge il y a deux ans, sur la base d’une valorisation de près de 600 millions d’euros (soit près de 17 fois l’Ebitda). «La plupart des acquéreurs potentiels craignent cette candidature car les synergies opérationnelles et financières avec Aroma-Zone sont nombreuses», souligne un banquier. Pranarôm fait office de leader mondial de l’aromathérapie scientifique et écoule ses huiles essentielles en pharmacie et parapharmacie, tandis qu’Aroma-Zone commercialise ses produits (dont des huiles essentielles) majoritairement en ligne.
Valorisation espérée d’un milliard d’euros
En 2014, l’entreprise familiale a ouvert son premier magasin à Odéon et compte désormais sept boutiques (Paris, Lyon, Metz, Strasbourg, Lille et Aix-en-Provence). L’an dernier, son chiffre d’affaires s’établissait à 80 millions d’euros, en progression de plus de 20%. Un dynamisme qui ne devrait pas se tarir de sitôt. En dépit de la pandémie, l’entreprise s’attend à afficher des revenus en hausse, accompagné d’un Ebitda de 32 millions d’euros, cette année. «Les vendeurs espéraient une valorisation d’un milliard d’euros. Aux vues de la croissance du groupe et des tendances de fond qui l’anime, ce prix ne semble pas impossible à obtenir, si tant est qu’un acquéreur stratégique passe à l’acte. Sur son segment du DIY, Aroma-Zone n’a pas d’égal dans le monde», estime un connaisseur du secteur.
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