Ardian lorgne un portefeuille du fonds de pension CPPIB
La société d’investissement serait la mieux-disante pour emporter un ensemble de fonds gérés par des firmes américaines de 1 milliard de dollars.
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Julien Beauvieux
Le regain de volatilité favorise la croissance des volumes sur le marché secondaire.
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Ardian poursuit son offensive dans les transactions secondaires. Alors que la société d’investissement a bouclé l’an dernier la plus importante levée de fonds secondaire de l’histoire, le groupe créé en 1996 et par Dominique Senequier serait sur le point de finaliser l’acquisition d’un portefeuille de 1 milliard de dollars (847 millions d’euros) auprès du fonds de pension Canada Pension Plan Investment Board (CPPIB). Selon Bloomberg, Ardian aurait pour l’heure soumis l’enchère la plus importante pour emporter le portefeuille.
Principalement constitué de fonds mid et large cap gérés par des sociétés d’investissement nord-américaines, le pool d’actifs constituerait la deuxième opération d’Ardian sur le segment secondaire du private equity cette année. En avril, Ardian avait ainsi dévoilé avoir pris une participation majoritaire dans un portefeuille de Mubadala, le fonds souverain d’Abou Dhabi, évalué à 2,5 milliards de dollars. Ce dernier comprend 14 investissements dans des fonds, essentiellement nord-américains, ainsi que 14 participations directes.
En 2015, Ardian avait notamment bouclé l’acquisition d’un portefeuille de 1 milliard de dollars auprès du fonds singapourien GIC. Le rythme soutenu de ses investissements secondaires correspond à la cadence de levée des fonds. L’an dernier, Ardian Secondary Fund 7 avait signé une collecte record de 10,8 milliards de dollars deux ans après son prédécesseur. Selon les calculs de Preqin, le rythme de ses levées de fonds fait d’Ardian le gérant le plus actif sur ce segment sur les dix dernières années, devant Lexington Partners.
L’opération intervient dans un marché lui-même porteur. Dans un contexte d’intérêt pour la rentabilité du private equity en général, les institutionnels plébiscitent d’autant plus les transactions secondaires que leur multiple moyen de 1,47 est supérieur à celui des fonds primaires. Seulement 2% des fonds suivis par Preqin affichent des taux de rendement nets négatifs.
«Le désir de liquidité et de gestion active des portefeuilles, couplé à un environnement de prix dynamique, a porté l’activité au premier semestre 2017», relève Preqin dans sa dernière note, qui chiffre les transactions à 7 milliards de dollars. 64% des répondants de notre sondage s’attendent à dépenser davantage dans la deuxième partie de l’année, et un tiers des sondés anticipe un montant agrégé de transactions de 40 milliards de dollars ou plus sur 2017».
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