Il est reproché à la société de gestion divers manquements, notamment le non-respect des ratios réglementaires de ses fonds. La sanction est cependant quatre fois plus légère que celle requise par le Collège de l’AMF.
Le dirigeant d’Apicap, Alain Esnault, et son prédécesseur, Jérôme Lescure, écopent, quant à eux, d’une amende de respectivement 50.000 euros et 25.000 euros, assortie d’un avertissement.
La quasi-totalité des griefs a été retenue
Sur le fond, la Commission des sanctions a suivi la quasi-totalité du réquisitoire du Collège. Sur le premier grief lié aux manquements de la société de gestion à ses obligations en matière de fonds propres, le gendarme boursier a établi que le niveau des fonds propres d’Apicap était, à certaines dates, inférieur au niveau exigé par la règlementation. La société a commis, par ailleurs, des erreurs dans son suivi et n’a pas placé ses fonds propres dans des actifs suffisamment liquides.
La Commission a ensuite retenu que la société avait perçu, pour certains fonds, un montant indu de frais de gestion en méconnaissance des règles figurant dans les règlements des fonds concernés.
Elle a également constaté que la société n’avait pas respecté à de nombreuses reprises les ratios réglementaires applicables aux fonds qu’elle gérait.
Enfin, la Commission a estimé que la procédure de lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme (LCB-FT), la cartographie des risques et la procédure d’entrée en relation, étaient insuffisantes pour identifier et évaluer les risques de blanchiment des capitaux.
Alors que la défense avait décrié les échanges entre la société de gestion et les services de l’AMF avant la notification des griefs, la Commission a écarté le moyen de procédure et a considéré qu’ils n’avaient pas comporté «des manœuvres déloyales ou des stratagèmes» privant les mis en cause de leurs droits fondamentaux.
Apicap avait fait valoir lors du procès qu’elle avait été privée de la possibilité d’entrer en voie de composition administrative, une procédure transactionnelle permettant aux mis en cause de négocier un compromis. Elle avait soutenu avoir subi des pressions de la part des services de l’AMF, ce qui l’avait conduite à s’auto-incriminer, et elle avait considéré que son droit à la défense avait été bafoué lors des discussions avec les services de l’AMF.
Ce risque n’est encore qu’en septième position, alors que les risques humains et opérationnels (santé et sécurité) dominent dans le monde, particulièrement en Europe. Suivent les risques liés aux pertes de données et aux cyberattaques.
Avec cette collecte et les performances de marché, les encours de la gestion d’actifs allemande s’élevaient à 5.199 milliards d’euros fin juin, selon les données de l’association locale des gestionnaires d’actifs BVI.
Les records d’encours, la collecte et la maîtrise des coûts ont été particulièrement détaillés lors des présentations des résultats semestriels des sociétés de gestion cotées en Bourse.
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