Alken AM se lance sur le marché obligataire avec un fonds de convertibles
La société de gestion, qui affiche 5 milliards d’euros d’encours, confie sa nouvelle expertise à Antony Vallée, ancien de JPMorgan.
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Daxia Rojas
Le fonds, lancé en dollars, doit démarrer avec quarante millions d’euros d’encours dans les premiers jours.
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C’est une nouvelle aventure pour Alken AM. La société de gestion indépendante de Nicolas Walewski se lance sur le marché obligataire avec un nouveau fonds consacré aux obligations convertibles. Il sera piloté par Antony Vallée, ancien de JPMorgan. L’équipe obligataire, composée de quatre personnes, a ainsi mis en place une plate-forme pour analyser les instruments financiers des entreprises. «Une grande partie du marché convertible n’est pas noté. Il n’y a pas de référentiel sur lequel s’appuyer et il manquait une vue globale», précise Aymeric de Tappie, stratégiste pour Alken qui insiste sur la valeur ajoutée d’analyse crédit du nouveau fonds.
Créée en 2006 et basée à Londres avec des fonds luxembourgeois, la société de gestion Alken AM était jusqu’à présent spécialisée dans la classe d’actif des actions européennes.
Objectif d’un milliard d’euros dans un an
Le nouveau fonds «global convertible» aura lui une stratégie d’investissement internationale. «On parle d’un portefeuille qui aura 60 à 80 positions», détaille Antony Vallée qui compte se concentrer sur les obligations convertibles émises par des entreprises non financières. «On va être très présent sur les sociétés immobilières, les holdings en Europe et aux États-Unis et sans doute les services pétroliers. Beaucoup moins sur les assurances, les banques et les entreprises pharmaceutiques», ajoute-t-il.
Le retournement du marché est dans tous les esprits même si les représentants d’Alken restent confiants. «Les investisseurs achètent des convertibles quand ils pensent que le cycle va se retourner mais qu’ils n’en sont pas sûrs. Ils veulent continuer à participer mais en étant moins exposés», note Antony Vallée. Le fonds, lancé en dollars, doit démarrer avec quarante millions d’euros d’encours dans les premiers jours. «On aimerait avoir une centaine de millions d’euros dans quelques mois et je pense qu’on peut viser un milliard d’euros d’actifs sous gestion dans un an», souligne Nicolas Walewski. La société doit aussi lancer à la fin du trimestre un autre fonds, spécialisé dans le rendement obligataire cette fois-ci.
Alken gère déjà 5 milliards d’euros d’encours à ce jour, dont 2,7 milliards au travers d’un fonds long only d’actions européennes, un milliard via un fonds long/short et environ 400 millions avec un fonds de petites et moyennes capitalisations.
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