Advent lève un fonds LBO de 13 milliards de dollars
En France, le fonds américain reste uniquement actionnaire d’Oberthur Technologies, dont l’introduction en Bourse a été annulée fin 2015.
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Amélie Laurin
Advent est parvenu à atteindre le plafond de son huitième fonds en seulement six mois.
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Advent International dame le pion à Warburg Pimcus. La société américaine de capital-investissement a annoncé hier avoir bouclé un fonds de LBO (leverage buy-out) de 13 milliards de dollars (11,6 milliards d’euros), plus conséquent que celui de 12 milliards levé il y a quelques mois par son compatriote. Il reste toutefois loin des 19 milliards amassés par Blackstone l’an dernier.
En seulement six mois, Advent est parvenu à atteindre le hard cap (plafond) de son huitième fonds, dépassant son objectif de 12 milliards de dollars et les 10,8 milliards du millésime précédent, levé en 2012. «Nous avons reçu plus de 20 milliards de dollars de demandes, assure à L’Agefi Cédric Chateau, responsable du bureau français du groupe. 90% des souscripteurs sont des investisseurs actuels d’Advent. C’est le fruit des relations que nous avons tissées avec eux depuis la création de la société, en 1984 ». A fin 2014, le septième fonds afficherait un taux de rendement interne de 22,84% et un multiple de 1,3 fois, selon le Washington State Investment Board.
Le huitième véhicule global investira aux Etats-Unis et en Europe, et marginalement en Inde et en Chine. « Nous visons traditionnellement des sociétés valorisées entre 350 millions et 3 milliards d’euros, dans lesquelles nous investissons entre 150 millions et 1 milliard d’euros », précise Cédric Chateau.
Pour le bureau de Paris, la dernière acquisition du bureau de Paris remonte à celle, à l’automne 2014, du belge Corialis (profilés en aluminium). Parmi les dossiers du moment, Advent pourrait être intéressé par Foncia, mis en vente par Eurazeo et Bridgepoint qui lui avaient damé le pion en 2011.
Dans le portefeuille parisien figure aussi la participation du groupe dans Mondo Minerals, une entreprise de mines de talcs basée à Amsterdam, ainsi que le français Oberthur Technologies dont l’introduction en Bourse a été annulée en novembre dernier en raison des conditions de marché. « Nous avions été approchés par des fonds mais la Bourse reste une sortie naturelle, même si ça n’est pas notre priorité à ce stade», indique Cédric Chateau.
Advent a en revanche bouclé l’an dernier la vente de l’ensemble Douglas-Nocibé à CVC, au bout de trois ans de détention seulement. Il a aussi été contraint de sortir de Gérard Darel à l’automne dernier. Placée en redressement judiciaire, la société de prêt-à-porter a été reprise par la famille fondatrice, à la barre du tribunal.
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