L’actualité des grands acteurs présents dans l’univers de la gestion de patrimoine, groupements de CGP, réseaux, et associations. L’actualité des banques privées et des gestionnaires de fortune, rôle des nouveaux acteurs tels que les fintechs, assurtechs, legaltechs, propertech, etc.
Etaient notamment proposées la modification des modalités de prélèvement des frais de gestion et l'examen des propositions d'Aéma Groupe en termes de titres financiers.
La maison Laplace est à peine mise sur pieds qu’un nouvel acteur la rejoint déjà. C’est au tour de Lector Consulting, CGP de 140 millions d’encours basé à Bordeaux, d’entrer dans le giron du pôle de conseil en gestion privée et gestion de fortune du groupe Crystal. Charles-Henri Pignol, dirigeant du cabinet de la Nouvelle-Aquitaine, est nommé directeur associé senior de la place. Laplace, de son côté, renforce un peu plus sa présence dans les grandes métropoles françaises avec cette acquisition. La stratégie du groupe Crystal est simple : se positionner commele leader de la gestion privée en France. Il compte aujourd’hui 6,6 milliards d’euros d’actifs conseillés auprès de 20.000 familles par 350 collaborateurspour 80 millions d’euros de chiffre d’affaires. «Au sein de cet ensemble, Laplace doit constituer une marque référente dans les activités de gestion de fortune et demulti familyoffice, indiquait en février à L’Agefi Actifs Benoist Lombard, président de Laplace. Notre cœur de cible sont les particuliers disposant entre 500.000euros et plusieurs dizaines de millions d’euros d’actifs financiers.L’objectif est de tutoyer les 10 milliards d’euros d’actifs conseillés d’ici à la fin 2022 grâce à la croissance externe et organique»
La jeune pousse de gestion de fortune Colbr accélère. Ses deux fondateurs Romain Joudelat et Gustav Sonden, deux anciens de Corum, ont entamé un tour de table en vue de lever un million d’euros cet été, a appris L’Agefi Actifs. «Nous avons déjà sécurisé une bonne partie du montant cible, notamment auprès de business angels et de clients», indique Gustav Sonden. Ce capital sera notamment utilisé pour financer le développement d’outils technologiques. Pour répondre à ce défi, Colbr s’est renforcé avec l’arrivée de Mickael Juvenelle comme nouvel associé et directeur technologique. Celui-ci arrive de Tikehau Capital, dont il était IT business manager depuis huit ans. Dans ses nouvelles fonctions, il sera notamment chargé de créer une application maison d’agrégation de comptes et de placements, d’améliorer le parcours client en ligne, et d’automatiser les contraintes réglementaires. Il devrait être prochainement rejoint par deux développeurs informatiques. L’entreprise, qui se perçoit comme la première «néo-banque privée», mise beaucoup sur la fluidité du parcours client en ligne afin de séduire des millenials connectés. «Nous avons jusqu’ici rencontré très peu de nos clients en physique. Presque tous les rendez-vous se sont faits en ‘visio’», raconte Romain Joudelat. Son offre est encore fortement orientée vers une clientèle aisée. Avec un seuil d’entrée de 50000 euros d’encours conseillés, et 500000 euros pour l’offre «family office», nous sommes bien loin des robo advisors. Mais les deux entrepreneurs comptent toutefois abaisser cette limite au fur et à mesure de leurs investissements technologiques. Ils réfléchissent également à utiliser de l’intelligence artificielle pour exploiter les données collectées dans le cadre du conseil patrimonial. 22 millions d’euros d’encours conseillés Attentifs au mouvement de consolidation dans la gestion de patrimoine, les deux associés estiment que le secteur va désormais se diviser entre de grandes structures capables d’absorber les coûts réglementaires, et les petits acteurs sans passif informatique, capables de développer des outils innovants et de s’adresser aux épargnants de la génération Y. Mais la jeunesse de leur entreprise n’a pas effrayé certains prospecteurs. «Nous recevons beaucoup d’appels de petites banques d’affaires pour savoir si nous voulons vendre notre société ou en racheter d’autres», s’amuse Romain Joudelat. Il faut dire qu’avec 22 millions d’euros d’encours sous conseils (dont un tiers en placements financiers), leur portefeuille client entre déjà dans les critères de rachat des grands groupes. Dans une fintech, il n’y a pas que l’informatique qui compte. La croissance indépendante de l’entreprise va donc également se faire via des recrutements dans les départements financier et marketing. Un gérant de fortune senior devrait ainsi rejoindre la société d’ici la fin de l’été, ainsi qu’un analyste de supports d’investissements, et deux rédacteurs de contenus. «Nous avons été étonnés en bien par la qualité des profils que nous avons reçu pour les postes en gestion de fortune et en analyse financière», relate Gustav Sonden, citant pêle-mêle des CV de banquiers privés de France et de Suisse, et de multiples titulaires de la certification CFA. La start-up a également mis en place un comité stratégique composé de trois membres, par ailleurs actionnaires de Colbr: Etienne Gorgeon, associé-gérant chez Sanso IS, Vincent Ravat, directeur général du groupe coté Mercialys, et Raphaël Prat, cofondateur et directeur technologique de TokyWoky.
Après avoir rappelé les atouts d’Abeille Assurances au sein dugroupe Aéma et noté les excellentes relations entretenues avec l’Afer, Philippe-Michel Labrosse, son directeur général, grandconnaisseur du monde des CGP, a fait part des ambitions que sasociété nourrit auprès d’eux.
L’association française de la gestion (AFG) change de président. Après deux mandats successifs, Eric Pinon cède sa place à Philippe Setbon, le directeur général (DG) d’Ostrum, affilié de Natixis IM, vice-président de l’AFG depuis cinq ans. Le conseil d’administration qui se réunissait hier 23 juin 2022 a voté en faveur du seul candidat qui s’était présenté. Eric Pinon, par ailleurs senior advisor de La Financière de l’Echiquier, a été élu président d’honneur comme c’est la tradition pour les anciens présidents (Yves Perrier, président d’Amundi, ou encore Paul-Henri de La Porte du Theil, ancien président de l’ex-Crédit Agricole Asset Management). Le mandat est pour une durée de trois ans. Philippe Setbon sera entouré de trois vice-présidents élus tout comme son prédécesseur. Les deux vice-présidents actuels sont maintenus, en l’occurrence Mirela Agache Durand (qui représente le collège des filiales de gestion des assureurs en tant que DG de Groupama AM) et Guillaume Dard (qui représente les sociétés de gestion entrepreneuriales en tant que DG de Montpensier Finance). Nouvelle venue pour remplacer Philippe Setbon, Fannie Wurtz, directrice du pôle Distribution & Banques Privées, des métiers Gestion Passive & Alternative chez Amundi, prendra la troisième vice-présidence. Se saisir de la gestion passive Elle représentera non seulement les filiales de gestion des établissements bancaires (Amundi étant filiale du Crédit Agricole), mais symbolise également, par son parcours, la montée en puissance de la gestion passive et des ETF en France, une représentation qui manquait un peu à l’AFG. « Avec cette nomination, l’AFG se saisit de la gestion passive et de l’articulation avec la gestion active. Il sera important de travailler en amont sur la façon dont nous voulons contribuer à façonner un écosystème favorable. Je pense par exemple à la construction des indices, et en particulier des indices verts », explique à NewsManagers Philippe Setbon. En d’autres mots, ne pas se retrouver dans une situation trop compliquée pour les sociétés de gestion au regard de l’installation de la finance verte. Et aussi de savoir comment positionner la gestion passive pour qu’elle participe positivement à la transition écologique. Fannie Wurtz aura aussi en charge les sujets liés au rayonnement international de l’AFG et à la distribution. Mirela Agache Durand sera en charge des solutions d’épargne et de la finance durable et Guillaume Dard poursuivra les travaux engagés autour de la compétitivité et de la fiscalité. Données extra-financières La feuille de route de Philippe Setbon prévoit d’adapter les travaux de l’AFG « en fonction de l’environnement et des membres », mais se veut très tournée vers la finance durable. « La finance aujourd’hui est verte ou elle n’est pas », souligne Philippe Setbon. Le nouveau président compte faire en sorte que l’AFG soit encore plus présente en amont des discussions avec les régulateurs sur les réformes en cours liées à l’extra-financier. Un des éléments clefs, selon lui, sera la donnée. « La donnée n’est pas normée sur les informations extra-financières. Or, nous avons besoin de cette matière première pour faire correctement nos choix d’investissement, insiste le président, il s’agit d’un enjeu majeur de souveraineté. Si certains imaginent encore que transformer la gestion d’actifs en gestion verte passe juste par le fait de remplir des données dans un ordinateur pour que cela ressorte plus vert, c’est sous-estimer les défis de notre secteur ». L’autre axe concerne le prix de ces données qui pèsent de plus en plus lourd dans les comptes de résultat des sociétés de gestion. Le président souhaite les rendre plus accessibles et encourager la concurrence au niveau des fournisseurs. La place de l’éducation financière, un des chevaux de bataille d’Eric Pinon, ne sera pas abandonnée puisque celui-ci sera même conseiller de l’AFG sur les questions d’éducation financière. Un sujet que Philippe Setbon considère comme très important au regard du développement de l’épargne de long terme pour la retraite. «La compétitivité des cadres règlementaires et fiscaux», sera aussi bien sûr parmi les sujets d’attention. Enfin, interrogé sur le nombre très important de sociétés de gestion (708) en France par rapport au reste de l’Europe, Philippe Setbon y voit la reconnaissance de l’expertise française dans la gestion d’actifs. Ce qui est important, selon lui, est que ces sociétés abritent physiquement des gérants sur le territoire. « C’est un élément très important du financement court terme, moyen terme et long terme de notre économie. Si nous avions les mêmes fonds gérés par des équipés basées à Londres, Singapour ou New York, alors nous n’aurions pas le même financement de l’économie », conclut-il.
Morgan Lifante, directeur et fondateur du cabinet Pôle Handicap, détaille lesspécificités de la gestion patrimoniale au service des personnes handicapées.
Le groupe Edmond de Rothschild a annoncé la nomination d’Hervé Ordioni en qualité de CEO de la Banque privée internationale et membre du Comité exécutif groupe. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Hervé Ordion supervisera les activités de banque privée suisse, monégasque, dubaïote, israélienne et anglaise ainsi que les activités de Wealth Solutions, Wealth Planning et GFI. Par ailleurs, Yves Stein, CEO de Edmond de Rothschild Europe à Luxembourg et de ses succursales, et Renzo Evangelista, CEO de Edmond de Rothschild France, responsable de la Banque privée France, des lignes de métier Corporate Finance et Courtage en Assurance, rejoignent le Comité Exécutif Groupe à partir du 1er juillet. Compte tenu de ces évolutions, Michel Longhini, responsable Banque Privée Groupe, a décidé de quitter la banque.
L’ Assemblée générale de la CNCGP qui s’est tenue le 20 juin 2022 a élu Julien Séraqui pour un deuxième mandat de trois ans la présidence de l’association, ainsi que le conseil d’administration. La nouvelle gouvernance élue par les adhérents de la Chambre est composée de François Auvillain, Yves Mazin, Karen Fiol, Virginie Tricoit, Aude Plus-Valard, Pierre Guedj, Charles-Henri Pignol, Alain Iteney, Jean-Luc Delsol, Grégoire Bourgeois, Jean-Luc Abert, Pascale Baussant, Sandrine Genet, Hélène Barraud-Ousset, Meyer Azogui et Vincent Couroyer.
Le multi-family office Kermony Office vient d’annoncer un partenariat avec Caption, une plateforme d’investissement dans des actions non cotées de start-ups de la French Tech. Baptisée K-Lab, la solution sera une plateforme dédiée permettant aux clients de Kermony de disposer d’une offre exclusive de titres proposés à l’achat sur Caption. Une présélection de titres sera effectuée avant cotation sur Caption par le multi-family office, sur la base des données fournies par la fintech. La société achètera ensuite le nombre d’actions voulues pour chaque start-up via une holding dédiée, puis revendra les parts de cette holding à ses clients. Caption est une jeune place de marché qui permet aux fondateurs, salariés, et business angels de start-up non cotées, et généralement peu matures, de revendre leurs titres à des tiers en-dehors de ce cercle.
Commencée il y a six mois, la fusion des sociétés de gestion Amplegest et Invest AM est maintenant définitive. La nouvelle Amplegest - laboutique de gestion entrepreneuriale passée sous la houlette du cabinetCyrus -pèse maintenant 4 milliards d’euros d’actifs sous gestion et en vise 6 à l’horizon 2025. Elle se structure autour de la gestion d’actifs (3,7 milliards d’euros), la gestion privée (2,1 milliards d’euros) et du family office (1 milliard d’euros). Elle compte soixante collaborateurs.
CBRE, société de conseil en immobilier, acquière Green Soluce, conseil en développement durable, RSE et ESG appliqué à l’immobilier et à la ville.«L’intégration de Green Soluce nous permet d’accroitre significativement notre activité de conseil en ESG et ainsi d’offrir à nos clients un accompagnement innovant dans le déploiement de leur stratégie RSE», indique dans un communiqué Fabrice Allouche, président de CBRE France.
Si le taux de chômage a reculé en France au cours des dernières années, un point noir demeure par rapport à nos voisins européens : la faiblesse du taux d’emploi des seniors (55-64 ans). Et l’âge de départ à la retraite n’est pas seul en cause...
Lendahand a acquis Babyloan, spécialisée dans le micro-prêt à impact social. Fragilisée par le Covid, la marque devrait disparaitre d’ici la fin de l’année.
L'observatoire des agents généraux d'assurance d'Agéa montre certaines spécificités des agents vie par rapport aux agents généralistes. Elles s'expliquent notamment par la volonté des compagnies.
Certains frais sont plus difficiles à débusquer que d’autres. Ceux du courtier américain Charles Schwab dévoilés par la Securities and Exchange Commission (SEC), le gendarme de la Bourse américain, étaient particulièrement bien cachés. La Securities and Exchange Commission accuse trois filiales de conseil en investissement financiers de Charles Schwab de ne pas avoir révélé qu’entre 2015 et 2018, elles allouaient les fonds de leurs clients d’une manière qui, selon leurs propres analyses internes, étaient moins rentable dans la plupart des conditions du marché. Cette allocation était effectuée via un robo-advisor. Alors que celui-ci était censé proposer une répartition optimale des actifs des clients selon leur profil de risque, il était programmé pour surpondérer les liquidités par une «méthodologie de construction de portefeuille disciplinée», indique la SEC. Le cash déposé sur les comptes des clients était ensuite utilisé comme moyen de refinancement par la banque affiliée de Schwab pour son activité de prêts. La société touchait donc des revenus d’intérêts - la différence entre le coût auquel elle se finance et celui auquel elle prête - sur la trésorerie gonflée de sa clientèle. Alors que Schwab assurait que son robo-advisor ne percevait ni frais de conseil, ni frais cachés,l’entreprise n’a pas informé ses clients que ses portefeuilles pouvaient se révéler moins performants qu’attendu. C’est cette moindre performance qui a été assimilée à des frais cachés. «Schwab a affirmé que le montant des liquidités dans ses portefeuilles de robo-advisor était déterminé par des algorithmes économiques sophistiqués destinés à optimiser les rendements de ses clients alors qu’en réalité, il était déterminé par le montant d’argent que l’entreprise voulait gagner», a déclaré Gurbir Grewal, directeur de la division d’enquête sur les valeurs mobilièresde la SEC dans un communiqué. Sans admettre ni infirmer les accusationsde la SEC, Charles Schwab atransigépour arrêter les poursuites en acceptant de régler 187 millions de dollars (180 millions d’euros), dont une amende civile de 135 millions de dollars et 52 millions de dollars de restitution aux clients. Les filiales du courtier vont recourir aux services d’un consultant indépendant pour «revoir leurs politiques et procédures relatives à la publicité et au marketing de leur robo advisor», indique la SEC.
Le pôle commun assurance banque épargne liste dans son rapport annuel les défaillances dans la commercialisation des produits et offres proposés aux particuliers.
Si l’Amérique du Nord accueille toujours le plus de grands patrimoines, l’Europe dépasse en 2021 l’Asie-Pacifique, d’après le World wealth report 2022. Mais les profils émergents sont mal adressés par les acteurs classiques, qui peinent à suivre les nouvelles demandes.