L’actualité des grands acteurs présents dans l’univers de la gestion de patrimoine, groupements de CGP, réseaux, et associations. L’actualité des banques privées et des gestionnaires de fortune, rôle des nouveaux acteurs tels que les fintechs, assurtechs, legaltechs, propertech, etc.
Les recrutements de commerciaux ont sérieusement repris dans les sociétés de gestion depuis quelques mois. Après la tétanie provoquée par l’épidémie de Covid et les confinements pendant presque deux ans, un mercato semble s’être enclenché. «Depuis presqu’un an et un peu partout, l’accent est mis sur les forces commerciales dans les sociétés de gestion. Alors que pendant le Covid et avant, les recherches s’orientaient plutôt vers les fonctions de risques, de compliance ou d’analystes ESG », note Renaud Pechoux, associé fondateur du cabinet de recrutement Themis. Par exemple, Aurélia Lovadina, ancienne directrice de la distribution externe pour la France de Natixis Investment Managers, a rejoint la nouvelle plateforme de private equity Altaroc, en tant que directrice de la distribution. Aussi en partance de Natixis IM, Estelle Castres, patronne notamment de la clientèle institutionnelle, a rejoint BlackRock en mars pour prendre la tête notamment de sa structure française. Frédéric Lejeune a pris les rênes du britannique JO Hambro en France après l’ouverture d’une succursale. Et de nombreuses autres sociétés ont continué de recruter comme Comgest ou Eleva. Mais pour les chercheurs de têtes, ce n’est pas seulement la fin du Covid qui a relancé les recrutements. Le hard Brexit dans les services financiers, qui a consisté à refuser le passeport européen aux acteurs basés au Royaume-Uni en a surpris plus d’un. «Un certain nombre d’acteurs financiers anglo-saxons ne s’attendait pas à l’application d’un hard Brexit, note Wendy Cochran, associée fondatrice de Newen Search. Beaucoup de sociétés de gestion ont réalisé qu’elles devaient avoir des commerciaux sur place, en Europe continentale, pour pouvoir développer et couvrir la clientèle européenne.». Paris a souvent été choisi comme «hub» commercial ou de gestion, tandis qu’Amsterdam était préféré pour les activités de trading et Francfort pour les activités de banque d’affaires. Recrutements du private equity Autre phénomène significatif: la montée en puissance des sociétés de private equity ou d’actifs réels, qui débarquent sur le marché français. «Les sociétés de capital investissement créent aussi un appel d’air en matière de recrutements de commerciaux car elles ont de forts besoins et il y a de nouveaux entrants sur le marché. Elles vont du coup de plus en plus recruter chez les sociétés de gestion traditionnelles qui, à leur tour, ouvrent des postes », confirme Wendy Cochran. KKR, BlackStone n’ont pas caché leur ambitions de grandir encore et de conquérir de nouveaux segments de clientèle. Et les commerciaux ne se font pas prier pour cela. «Beaucoup de commerciaux des sociétés de gestion traditionnelles veulent aller dans le private equity car c’est une classe d’actifs recherchée par les investisseurs», appuie Renaud Pechoux. Ils sont ainsi attirés par des bonus potentiels plus dodus grâce à de la collecte plus importante et des salaires fixes parfois même revalorisés. Certaines sociétés de gestion étrangères auraient revu les salaires d’embauche à la hausse de 10 à 20% en l’espace d’un an! «Certains fonds de private equity vont jusqu’à donner du carried interest à des commerciaux. Je ne suis pas sûr que cela se faisait avant», ajoute Renaud Pechoux. Reste à savoir si la tendance se poursuivra face au retournement enregistré sur le premier semestre en termes de collecte par certaines sociétés de gestion. Aux Etats-Unis déjà, plusieurs grands gestionnaires ont annoncé un gel des recrutements. «Pour l’instant, le ralentissement annoncé aux Etats-Unis ne se fait pas sentir en France. Mais cela arrivera à un moment », prédit Wendy Cochran.
L’obligation de prendre en compte les préférences ESG des clients nécessitera une démarche empirique des distributeurs. L'Eiopa vient tout juste de sortir ses lignes directrices alors que les distributeurs d'assurance doivent actionner le nouveau questionnaire à partir du 2 août.
Quel bilan des six mois de présidence française du Conseil de l’UE? Armel Castets revient sur les avancées obtenues et les grandes tendances qui bousculent le paysage financier. Maillons essentiels du marché, les CIF ont l’oreille de son bureau : pas de révision de leurs obligations à l’horizon mais un modèle de rémunération défendu par le Trésor.
Edmond de Rothschild vient de recruter Laura Bourcier comme commerciale junior sur les clients institutionnels et distribution à Genève. Elle arrive d’Axa IM, où elle a été responsable clientèle pendant trois ans. Auparavant, elle a travaillé chez Natixis IM à Genève comme support commercial et marketing. Elle est titulaire d’un Master en Business Management de l’Edhec Business School de Lille ainsi que d’un Master en Digital Marketing de l’EADA Business School de Barcelone.
Le rapprochement des réseaux Crédit du Nord et Société Générale aura une conséquence collatérale chez Amundi. Le géant européen de la gestion, issu en 2009 de la fusion des anciennes sociétés de gestion du Crédit Agricole et de la Société Générale, s’occupe en effet de la conception des solutions d’investissement du Crédit du Nord à travers sa filiale Etoile Gestion. Cette dernière faisait partie des sociétés du giron Société Générale récupérées par Amundi. D’après nos informations, un plan de mobilité interne et des facilités au départ, mais sans contrainte, a été ouvert pour les salariés d’Etoile Gestion. Cette dernière n’aura en effet plus vocation à continuer de servir spécifiquement le groupe Crédit du Nord puisque celui-ci sera fusionné avec le réseau Société Générale. Etoile Gestion compte 16 salariés pour un total de 5.300 salariés pour l’ensemble du groupe Amundi. Contactée par NewsManagers, Amundi précise qu’elle « entend adapter son dispositif aux transformations en cours au sein des réseaux du groupe Société Générale afin de profiter pleinement du potentiel de développement offert par la nouvelle banque, en particulier dans le domaine de l’épargne. A cet effet, face à un réseau bancaire unique, Amundi a prévu de procéder à une fusion des deux sociétés de gestion qui sont actuellement dédiées à chacun des réseaux (S2G et Etoile gestion). Le groupe assure que« cette fusion devrait s’accompagner d’un accroissement substantiel des activités de gestion sous mandat ». Il prévoit également « une rationalisation de l’ensemble des fonds actuellement existants pour ne constituer qu’une seule gamme à commercialiser par la nouvelle banque». Les consultations des représentants du personnel sont en cours. S2G doit rester rattachée à Amundi dans tous les cas. Selon nos informations, une dizaine de recrutement serait d’ailleurs en cours chez S2G, principalement des gérants.
Le Top 500 de Challenges sur les fortunes professionnelles de France en 2021, paru ce 7 juillet, montre que le capital-investissement fournit un nouveau lot de riches au classement, alors que cette classe d’actifs n’a jamais été autant demandée par les investisseurs. Dominique Sennequier, présidente et principale actionnaire d’Ardian, un des leaders mondiaux du capital investissement, fait une entrée fracassante et se place au 183ème rang des 500 plus grandes fortunes de France, alors qu’en 2020, elle en était absente (mais Challenges n’en indique pas les raisons). Elle est à la tête d’une fortune professionnelle estimée à 650 millions d’euros. Autre entrée remarquée dans le classement, celle d’Alain Rausher, au 72ème rang, avec une fortune estimée à 1,55 milliard d’euros. Il détient encore près de 31% d’Antin, la société de capital investissement qu’il a créée en 2007 et qu’il a fait coter en Bourse l’an dernier. On notera également l’entrée dans le classement de Loïc Féry, un breton, patron du hedge fund londonien Chenavari et dont NewsManagers a révélé récemment un projet d’installation en France. Il est aussi propriétaire et président du FC Lorient depuis 2009. Avec une fortune estimée à 260 millions d’euros, il se classe au 442ème rang du Top 500. La première fortune du secteur financier reste toujours Ariane de Rothschild et sa famille, propriétaire du groupe Edmond de Rothschild dont l’activité est essentiellement tournée vers la banque privée. Sa fortune est estimée à 4,5 milliards d’euros (au 26ème rang), en progression de 100 millions par rapport à l’an dernier. Jacques Veyrat, propriétaire du fonds d’investissement Impala est loin derrière avec une fortune estimée à 2,8 milliards. Maurice Tchénio, qui a fait parler de lui dernièrement en devenant associé de la société de gestion IVO, a une fortune estimée à 625 millions d’euros grâce notamment aux 65% qu’il détient à travers un holding dans le capital d’Altamir. Edouard Carmignac et sa famille, propriétaires de la société de gestion éponyme, ont vu leur fortune professionnelle légèrement progresser en 2021 à 1,4 milliard d’euros.
Le collège sera chargé, comme ceux des autres officiers ministériels concernés par la réforme de la déontologie et de la discipline, d'élaborer un code de déontologie propre à sa profession.
Le sénateur et rapporteur général de la commission des finances bien connu de la Place pour son rapport «Payer moins et gagner plus», enfonce le clou avec une proposition de loi qui en reprend lesprincipales conclusions. Avec un leitmotiv : les frais de l’épargne.
Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, devient le vice-président de la FBF et Philippe Heim, président du directoire de la Banque Postale, trésorier.
La société de gestion Mirova, dédiée à l’investissement durable et affiliée de Natixis Investment Managers, a fait inscrire un point à l’ordre du jour de l’assemblée d’Orpea, qui se tiendra le 28 juillet. Le gestionnaire demande que soient présentés aux actionnaires par la nouvelle direction générale: les priorités identifiées pour la direction et le conseil d’administration dans les prochains mois, les premières démarches mises en œuvre pour entamer la transition du groupe vers des pratiques durablement restaurées, sa vision de la gouvernance dans le contexte d’une entreprise intrinsèquement liée aux enjeux sociétaux et les actions qu’il reste à mener pour mettre en place une gouvernance partenariale, et l’horizon de temps auquel les investisseurs peuvent s’attendre pour obtenir des engagements précis dans le cadre d’un plan stratégique et RSE détaillé. Mirova, actionnaire représentant 4,36% du capital à fin mars 2022, est investisseur depuis huit ans du groupe Orpea et a été lourdement affectée par la chute du titre. «Au-delà des réponses qui nous seront présentées à l’assemblée générale, nos attentes restent nombreuses pour ces prochains mois et, si les engagements sont pris rapidement, ces prochaines années», a déclaré Mirova dans un communiqué.
Le procès se rapproche pour H2O AM dans l’affaire Windhorst. Le Tribunal de commerce de Paris a donné gain de cause à de nombreux plaignants souhaitant obtenir des pièces de la part de la société de gestion, ancienne affiliée de Natixis IM, afin de calculer leurs préjudices pécuniaires, a appris Newsmanagers. Une ordonnance prononcée le 8 juin, et qui n’a pas été pour le moment rendue publique, contraint H2O AM à transmettre plusieurs dizaines de documents concernant ses investissements dans les obligations du groupe Tennor (propriété de LarsWindhorst), et certains de ses choix de gestion, selon plusieurs sources proches du dossier. La certification de ces documents a été confiée à une figure centrale de la gestion d’actifs en France: Eric Pinon. Le président sortant de l’Association française de la gestion (AFG) a ainsi été nommé «technicien constatant», et a pour mission de vérifier l’adéquation, l’exhaustivité et la sincérité des pièces transmises par H2O AM au regard de l’ordonnance prononcée par le juge. Il ne s’agit pas d’un rôle d’expert judiciaire, puisqu’il n’émettra pas d’avis. Son rapport devra être rendu d’ici quatre mois. Interrogés par la rédaction, les deux avocats représentant les différents demandeurs ont confirmé ces informations. «Il est très rare d’obtenir à la fois l’expert sollicité et toutes les pièces demandées avec un niveau de granularité aussi fin. Cela laisse penser que le tribunal a pris conscience de la gravité de cette affaire et de l’urgence pour les investisseurs», commente Maître Guillaume-Denis Faure, du cabinet Simmons & Simmons, avocat de la société de gestion allemande Sauren, qui s’est jointe aux demandeurs en cours de procédure. De son côté, H2O AM n’a pas souhaité communiquer sur ce sujet. Cette décision du tribunal fait suite à une assignation de H2O AM en référé-probatoire fin septembre 2021 par le Collectif Porteurs H2O, qui réunit des investisseurs ayant des avoirs dans les side pockets, des fonds de cantonnement constitués des obligations illiquides du groupe Tennor. Le collectif, représenté par Maître Dominique Stucki, souhaitait alors « clarifier les responsabilités encourues dans la gestion de différents OPCVM grand public (H2O Allegro, H2O MultiStrategies et H2O MultiBonds, H2O Adagio, H2O Moderato, H2O MultiEquities, H2O Vivace) ayant subi des pertes considérables au titre d’investissements réalisés entre 2015 et 2019 dans des actifs notoirement illiquides ». H2O AM n’officialise aucun calendrier de remboursement des fonds La dernière valeur liquidative agrégée des dix side pockets, en date de fin mai, s'élève à 1,06 milliard d’euros d’encours, soit une perte de plus de 35% par rapport à la valorisation initiale d’environ 1,6 milliard d’euros. Et les porteurs de parts pourraient peut-être rapidement savoir à quoi s’en tenir. La société Tennor doit rembourser ce mois-ci ses obligations arrivant à maturité. Tennor, qui a été mis en faillite une première fois par un tribunal néerlandais en novembre 2021 avant de faire annuler la décision en appel, a déjà obtenu un délai gracieux de six mois de la part de H2O AM, selon une lettre aux porteurs de parts de janvier dernier dont le Financial Times s'était fait l'écho. Interrogé par Newsmanagers, la société de gestion n’a pas souhaité fournir d'échéancier de remboursement. « H2O AM continue de travailler, avec ses conseillers juridiques et financiers, sur les expositions des fonds SP [« side pockets », NDLR] aux titres du groupe Tennor dans le but de les céder aux meilleures conditions possibles. Nous communiquerons dès que nous aurons de nouvelles informations à ce sujet », a déclaré un représentant de H2O AM. Les griefs des plaignants ne se limitent toutefois pas au blocage de leurs investissements. « Nous souhaitons obtenir le remboursement de la totalité des sommes perdues au titre des investissements dans les obligations du groupe Tennor, mais aussi les frais payés par les fonds de H2O AM pour tenter de restructurer ces dettes de manière accélérée, par exemple les honoraires de courtiers réglés au cours de l’année 2019 dans le cadre des buy-and-sell backs, ainsi que des pertes de chance et des préjudices moraux, et les dommages économiques spécifiques subis par les investisseurs professionnels et intermédiaires (CGP etc.) au titre des tromperies véhiculées par H2O avec l’appui de ses ‘tiers de confiance’ », déclare Maître Stucki, qui représente aussi, dans cette affaire, des sociétés de gestion, des conseillers en gestion de patrimoine et des investisseurs institutionnels en-dehors du collectif. Prouver l’existence d’une tromperie quant aux informations transmises aux clients à l'époque des faits sera un enjeu clé pour les parties civiles professionnelles, qui chercheront à restaurer leur crédibilité auprès de leurs clients finaux. Par exemple, la société de gestion allemande Sauren, dont trois fonds maisons sont concernés, déclare par la voix de son avocat avoir « pris la décision documentée de sortir des fonds H2O AM un an avant la survenue de l’affaire, mais [avoir ensuite] reçu des informations trompeuses [la] persuadant de rester investie». Le maintien de la confiance du public dans l’industrie financière se jouera, un peu, dans ce dossier.
Aurélia Lovadina, ancienne directrice de la distribution externe pour la France de Natixis Investment Managers (head of French retail & smid wholesale fund distribution), a rejoint il y a quelques semaines la plateforme de private equity Altaroc, en tant que directrice de la distribution. Elle avait annoncé son départ de Natixis IM sur Linked-In fin avril. Altaroc est une plateforme digitale qui appartient à Amboise Partners, la société de gestion de Maurice Tchenio, le fondateur d’Apax Partners. Elle a été créée fin 2021 à destination des particuliers fortunés et de la clientèle de distribution (CGP, banque privées, etc).
La Banque Neuflize OBC a nommé Laëtitia Revéreau directrice régionale Grand Sud Ouest, couvrant les régions de Bordeaux et de Toulouse. Par ailleurs, Adrien Peccate et Adrien Julié rejoignent Neuflize OBC, en qualité de banquiers privés à Toulouse et couvrent le Grand Sud Ouest. Laëtitia Revéreau était directrice régionale Occitanie et responsable de l’agence située à Toulouse. L’agence située à Bordeaux reste dirigée par Stéphanie Loizeau Directrice régionale Nouvelle Aquitaine. Laëtitia Revéreau, 48 ans, débute sa carrière en 1996 au sein des activités Banque d’investissement d’ABN Amro et de Neuflize OBC à Toulouse, avant de rejoindre HSBC. En 2007, elle s’oriente vers la gestion privée afin d’accompagner les chefs d’entreprise, et rejoint la Banque de gestion privée Indosuez, avant d'être nommée directeur de la gestion de fortune de la Banque Transatlantique en 2011. Elle rejoint la Banque Neuflize OBC en septembre 2011 en qualité de directrice régionale Occitanie et responsable de l’agence de Toulouse. Adrien Peccade intègre le pôle banque privée de BNP Paribas Bordeaux en 2004 en tant que conseiller en gestion de patrimoine ou il accompagne les entrepreneurs et les actionnaires dirigeants. En 2018, il intègre ensuite le Centre Affaire Sud Ouest Entreprise de BNP Paribas en qualité de Chargé d’affaire PME. Adrien Julié,rejoint la banque d’affaires du Groupe Crédit Agricole à Paris en 2015, puis à Toulouse en 2018, où il accompagne une clientèle de chefs d’entreprises sur des problématiques de haut de bilan. Il a travaillé sur de nombreuses opérations de cession, d’acquisition ou de financement dans divers secteurs tels que l’industrie, le luxe, l’agro-alimentaire et la santé.
France Assureurs, dont Florence Lustman assure la présidence, a désigné, mardi, ses trois vice-présidents pour un mandat de trois ans. Patrick Cohen, président de la Fédération française des sociétés anonymes d’assurance (FFSAA), directeur général d’Axa France et membre du Group Management Committee d’Axa, succède à Jean-Laurent Granier, président-directeur général de Generali France. Thierry Martel, président de l’Association des assureurs mutualistes (AAM), directeur général de Groupama assurances mutuelles, et Philippe Perret, président du Groupement français des bancassureurs, directeur général de Société Générale Assurances, ont vu leur mandat renouvelé.
La dynamique de recrutement engagée depuis cinq ans accompagne une politique de maillage territorial. La compagnie annonce en 2022 ouvrir 20 points de vente et intégrer 130 agents.
Olivier Klein est tributaire de ce portefeuille. Olivia Grégoire, ex-porte parole du gouvernement, devient ministre déléguée chargée des Petites et Moyennes Entreprises, du Commerce, de l'Artisanat et du Tourisme
Le leader européen des Ephad, qui tiendra son assemblée générale le 28 juillet, a annoncé dimanche qu’il proposera la nomination de Guillaume Pepy à la présidence de son conseil d’administration. Président d’Initiative France et ancien PDG de la SNCF, il remplacera Philippe Charrier qui a choisi de mettre un terme à son mandat d’administrateur. Orpea proposera en outre de nommer pur 4 ans cinq nouveaux administrateurs incluant le nouveau directeur général (DG) Laurent Guillot et quatre administrateurs indépendants, à savoir Guillaume Pepy, Isabelle Calvez, directrice des ressources humaines de Veolia, David Hale, DG de Guerbet et John Glen, président par intérim de Bic.
Andesia, groupement de deux cabinets de CGP, rejointCyrus.Les deux associés,Bruno Becuwe et Michaël de Saint Léon, deviennent également associés du groupe. Avec eux, ce sont 230 millions d’euros d’encours et 140 familles qui rejoignent Cyrus. Depuis l’arrivée de Bridgepoint Development Capital aux côtés de son équipe dirigeante en 2020, Cyrus a acquis un total de 4,2 milliards d’euros d’encours. Récemment, le rapprochement des deux sociétés de gestion du groupe, Amplegest et Invest AM, a donnénaissance à une nouvelle entité qui représente 4 milliards d’euros sous gestion.
Alain Clot, président de France Fintech, parle de l'évolution de la place des fintechs dans le secteur de l'épargne et de leurs relais de croissance potentiels.
Le secteur du courtage en assurance français est en effervescence. CVC Capital Partners, propriétaire du groupe lyonnais de services en assurance April, se prépare à solder sa participation majoritaire. Selon nos informations, deux banques d’affaires ont été mandatées par le puissant fonds européen: Rothschild & Co et Deutsche Bank. Des établissements qui connaissent parfaitement le dossier. La banque de l’avenue Messine, représentée par son associé-gérant Grégoire Chertok, avait déjà travaillé sur la vente du courtier grossiste en 2018, lorsque CVC avait racheté 65% des titres à son fondateur Bruno Rousset, sur la base d’une valorisation d’entreprise de près de 900 millions d’euros. En 2020, elle avait aussi épaulé le groupe dans la cession d’Axéria Prévoyance, sa filiale de portage de risque spécialisée dans l’assurance santé, la prévoyance et l’emprunteur, rachetée par Malakoff Humanis. Quant à l’établissement d’origine allemande, il avait conseillé CVC sur cette même opération, aux côtés de Lazard. Vers une transaction à 2,5 milliards d’euros Après moults rebondissements, CVC était parvenu à finaliser la sortie de cote d’April en 2020. L’opération avait été rendue périlleuse en raison du blocage opposé par l’homme d’affaires Christian Burrus – lequel avait fédéré près de 10% des actionnaires pour empêcher le fonds d’atteindre les 90%, seuil à partir duquel le retrait devient obligatoire. Aujourd’hui, CVC est bien décidé à tirer profit de son investissement. April a affiché un chiffre d’affaires de 544 millions d’euros l’an dernier, grâce à une présence dans 16 pays. Son résultat brut d’exploitation (Ebitda pré-IFRS) atteint actuellement environ 130 millions d’euros, selon nos informations. De quoi espérer une valorisation de quelque 2,5 milliards d’euros, même si le marché arrive à un tournant. «Par rapport à Odealim, racheté près de 950 millions d’euros par Ardian le mois dernier, April devrait pouvoir bénéficier d’une prime de multiple liée à sa taille. Mais le prix pourrait en rebuter plus d’un, étant donné le contexte macroéconomique», estime un gérant. En dépit d’un actif considéré par de nombreux fonds comme de grande qualité, le marché du LBO a changé de paradigme. La guerre en Ukraine et les hausses de l’inflation et des taux d’intérêt amènent les acteurs du private equity à une plus grande prudence. «Le démarrage de l’enchère n’aura lieu qu’au deuxième semestre, quand les incertitudes sur le marché de la dette seront levées», estime un banquier. Même si, à ce jour, tous les grands fonds de la place sont attendus sur le dossier, à commencer par Cinven, KKR et Advent International. Au cours des dernières années, le groupe présidé par Eric Maumy n’a cessé de «rendre la mariée plus belle » en se recentrant sur ses principaux marchés, à savoir la santé-prévoyance, l’assurance emprunteur et l’assurance dommages. A contrario, les cessions de certaines de ses sociétés d’assurance, de brokers et de sociétés de gestion se sont multipliées. Al’image de Cetim, rachetée l’an dernier par le spécialiste de la délégation en assurance santé et prévoyance GFP, contrôlé par Blackfin Capital Partners. Contactée, la direction d’April n’était pas disponible pour commenter. Cet article a été publié en premier lieu dans L’Agefi Quotidien du 30 juin