L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
La France va relancer la construction de réacteurs nucléaires, a déclaré mardi le chef de l’Etat, Emmanuel Macron, lors d’une allocution télévisée depuis l’Elysée. La France, qui tire la majorité de son électricité du nucléaire, ne construit actuellement qu’un seul réacteur nucléaire de nouvelle génération, l’EPR de Flamanville (EDF), dont le chantier entrepris en 2007 n’est toujours pas achevé (lire par ailleurs). La France envisage de construire six EPR supplémentaires et EDF avait remis au printemps un dossier au gouvernement sur la faisabilité et les conditions d’un tel programme. Le président Macron a aussi annoncé récemment des investissements dans un projet de futur petit réacteur (SMR). En outre, il a annoncé le report du chantier de la réforme des retraites, les conditions n'étant«pas réunies pour le relancer aujourd’hui», tout en estimant qu’il faudra«prendre des décisions claires»dès 2022. Enfin, il a annoncé que les personnes âgées de plus de 65 ans devraient, à compter du 15 décembre, avoir effectué un rappel du vaccin contre le Covid-19 pour valider le pass sanitaire. Cette mesure sera étendue en décembre aux plus de 50 ans.
A l’occasion d’une conférence FundGlobam qui avait lieu à Paris ce 9 novembre, le groupe Allfunds a confirmé le lancement prochain en France d’un service de distribution de fonds via la blockchain, concurrençant directement l’initiative Iznes. C’est ce qu’a rappelé Bruno Piffeteau, directeur d’Allfunds pour la France, qui avait déjà fait cette annonce lors d’une interview en marge de la conférence AM Tech Day organisée par L’Agefi le 5 octobre dernier. «J’ai toujours été très intéressé par les initiatives d’Iznes, a-t-il ainsi déclaré. J’avais même incité mon précédent employeur (BNP Paribas, ndlr) à investir dans Iznes. (...) Cette technologie extrêmement prometteuse peut apporter beaucoup de transparence et d’efficacité dans la distribution des fonds. Iznes était le premier à la proposer en France et Allfunds le proposera aussi en France dès l’année prochaine», a-t-il déclaré. Le groupe Allfunds, coté récemment à la Bourse d’Amsterdam, a été crée il y a 20 ans en Espagne, est présent dans 16 pays et vient d’ouvrir un bureau en France où il compte 12 salariés pour le moment. Il offre notamment des services d’exécution et de conservation de fonds, de gestion des conventions de distribution ou de collecte des rétro-cessions. Le groupe a commencé à investir sur la blockchain en Espagne en 2017. «Cette activité a fait l’objet d’une évaluation externe qui a conclu qu’elle était très bien pour la distribution des fonds mais pas seulement. Elle peut être utilisée pour d’autres secteurs», explique Bruno Piffeteau. Cette idée a conduit Allfunds à créer une société baptisée «Allfunds Blockchain» sous forme de SSII (société de services en ingénierie informatique), pour commercialiser sa technologie indépendamment d’Allfunds Bank et en visant d’autres secteurs. Allfunds a par ailleurs été sélectionné par les régulateurs espagnols pour opérer un certain nombre de «cas d’usage», dont celui des transferts de fonds via la blockchain.
Bruno Le Maire n’a par ailleurs pas abandonné ses velléités de réforme du marché européen de l’électricité. Le ministre français présentera mardi des «propositions concrètes» à ses homologues européens.
Selon l'étude internationale Entrepreneurs et Familles 2021 de BNP Paribas Wealth Management, la proportion d'entrepreneurs détenant des investissements durables dans leur portefeuille a progressé de 11 points par rapport aux résultats de 2019.
Patrimea a annoncé racheter le portefeuille clients assurance vie de la fintech détenu par Suravenir. Celui-ci l’avait acheté auprès de My Funds Office qui dénonce une violation de leur contrat et annonce vouloir se retourner contre les deux sociétés.
La banque centrale a officialisé la réduction de ses rachats d'actifs. Mais, face à une inflation «transitoire», une remontée des taux serait prématurée.
C’est fait. Le CAC 40 a dépassé ce mardi, en séance et en clôture son record historique qui datait de septembre 2000. L’indice de référence de la Bourse de Paris a touché un plus haut de 6.933,35 points dans la journée avant de finir à 6.926,99 points, en hausse de 0,49%. Le record des 6.922 points qui datait du 4 septembre 2000 est donc battu. Il s'était approché de ce niveau cet été, sans le dépasser.
Du 31 octobre au 12 novembre, les dirigeants mondiaux se réunissent à Glasgow à l’occasion du sommet sur le changement climatique (COP26) afin d’accélérer et intensifier les actions et les investissements nécessaires à un avenir durable à faible intensité de carbone. Cet événement revêt une importance particulière cette année, notamment suite à la publication du dernier rapport du Groupe d’Experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) dont les prévisions climatiques sont très pessimistes et accablantes.
Moins de 1% des 27.000 milliards de dollars d’actifs sous gestion analysés par le Carbon Disclosure Project est évalué comme étant en dessous de 2 degrés.
La société de gestion H2O AM, dans la tourmente depuis l’affaire Lars Windhorst, se réorganise en interne. Son fondateur, Bruno Crastes, a déclaré aux Echos qu’il souhaitait que tous ses fonds de droit français soient gérés depuis Paris d’ici 2022. Une décision qui ne serait pas liée à une demande des régulateurs mais au Brexit... Pour ce faire, il va doubler la taille de ses équipes dans l’Hexagone, de 15 à 30 personnes, avec l’arrivée de spécialistes du risques et du juridique. Six gérants devraient aussi s’installer à Paris. Les mandats institutionnels, et les fonds de droits luxembourgeois, anglais et irlandais resteront gérés depuis Londres. Côté encours, Bruno Crastes indique être en décollecte d’environ 3 milliards d’euros depuis le début de l’année. Les encours s'élevaient ainsi à 16,2 milliards d’euros fin septembre, contre 30 milliards à fin 2019. Le nombre de collaborateurs est également passé d’une centaine à 73.
La nécessaire transition climatique exerce une pression supplémentaire sur la gouvernance des entreprises. Une transition efficace ne peut être réalisée que par la combinaison d'objectifs ambitieux et d'une meilleure gouvernance à long terme.
La collecte n'a été que de 240 millions d’euros le mois dernier tandis que les livrets de développement durable ont été en décollecte de 260 millions d'euros.,