L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Les données de 11 fonds d'investissement occidentaux montrent que des lingots russes ont été retirés de leurs comptes entre juillet et novembre à un rythme nettement plus rapide que celui des autres pays.
De par la profondeur de son univers d'investissement, cette catégorie affiche d'importantes différences en matière de performances et a été à l'origine de ceux qu'on appelait jadis les gérants stars...
Core Scientific, qui contrôle 10% de la puissance de calcul totale déployée pour miner le bitcoin, s’est placé sous le régime des faillites américain ce 21 décembre.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au titre du mois de novembre 2022 a atteint 1,02 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux bancaires, selon les statistiques de la Caisse des dépôts et consignations. Sur les onze premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à 30,8milliards d’euros. L’encours des deux produits atteignait fin novembre 500,5 milliards d’euros, un record. Dans le détail, le Livret A a enregistré une collecte de 600 millions d’euros au mois de novembre, après une décollecte de 1,11 milliard d’euros en octobre. Le LDDS a également bénéficié d’une collecte positive de 430 millions d’euros. La hausse des taux devrait encore profiter aux souscriptions dans les mois qui viennent, puisque la rémunération du Livret A et du LDDS devrait être à nouveau relevée au 1er février 2023, entre 3% et 3,5% selon les estimations, même si le rendement réel du placement est largement négatif compte tenu de l’inflation. «Sur l’ensemble de l’année 2022, en tenant compte des deux relèvements, le taux de rémunération du Livret A aura été de 1,375% quand le taux d’inflation devrait être de 6%. Le rendement réel devrait donc être négatif de plus de 4,6% ce qui constituera un record depuis le début des années 1980", commente Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne «Un effet tauxest probable en début d’année même si les contraintes de pouvoir d’achat pourraient se faire ressentir un peu plus durement qu’en 2021. La collecte de 2023 devrait néanmoins rester positive tout en étant inférieure à celle de 2022", estime l'économiste.
Les fonds et produits indiciels cotés (ETF et ETP) ont collecté près de 79 milliards de dollars dans le monde au mois de novembre 2022, selon les chiffres compilés par le cabinet de recherche spécialisé ETFGI. Leurs encours ont de nouveau dépassé le seuil symbolique des 9.000 milliards d’encours avec une progression de 7% sur le mois pour atteindre quelque 9.480 milliards de dollars fin novembre. La collecte totale depuis le début de l’année s'établit à 787 milliards de dollars. Si le segment affiche son 42ème mois consécutif de collecte nette positive, il n’a pas dépassé son record de 2021. L’an dernier, les ETF avaient collecté au niveau mondial quelque 1.140 milliards de dollars pour les 11 premiers mois de 2021. Les encours avaient alors dépassé pour la première fois les 10.000 milliards de dollars. U niveau qui avaient été ensuite battu à la baisse à partir du mois de mars et le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’ETF ayant le plus collecté dans le monde en novembre est le «Invesco QQQ Trust» qui a recueilli 4 milliards de dollars nets. Aux Etats-Unis, la collecte nette du mois de novembre s’est établie à 59 milliards de dollars pour atteindre 562 milliards depuis le début de l’année. Les encours sont en hausse de 6% à 6.710 milliards de dollars. Le marché américain représente donc plus des deux tiers des encours des ETF dans le monde. En Europe, les souscriptions ont aussi été positives en net de quelque 14 milliards de dollars, portant la collecte totale depuis le début de l’année à 82,7 milliards. Les encours ont progressé sur le mois de 9,3% à 1.440 milliards de dollars, mais ils reculent de 10% depuis le début de l’année. Ce sont les ETF actions qui accusent le coup d’un très net recul des souscriptions avec 52 milliards de collecte depuis le début de l’année au lieu de 131 milliards enregistrés sur les 11 premiers mois de 2021.
Alors que la COP15 de Montréal sur la biodiversité vient de se conclure sur un accord historique prévoyant notamment 200 milliards de dollars de financement par an pour préserver la nature et les espèces*, Morningstar a publié en amont de cet événement une note concernant les engagements des sociétés de gestion envers la biodiversité. Cet engagement peut prendre de multiples formes allant de la commercialisation de fonds dédiés à la thématique de la biodiversité et du capital naturel à des politiques de vote englobant tout ou partie des actifs sous gestion. Avec comme sous-jacent, la protection de l’eau, des forêts, des marais ou des espèces animales et végétales. Concernant tout d’abord l’offre de fonds dédiés, Morningstar note qu’ils sont «rares» et n’en a recensé que 14 dans sa base de données qui intègrent le mot «biodiversité» ou «capital naturel» dans leur dénomination. Ils sont investis en actions, ont été quasiment tous lancés il y a moins de deux ans, et pèsent environ 1,6 milliard de dollars d’encours. Tous les gestionnaires qui gèrent ces fonds, sauf un, sont domiciliés en Europe, marquant de nouveau l’avancée des sujets ESG des européens par rapport aux Etats-Unis. L’exception américaine est celle de la société Karner Blue. A noter aussi que deux gestionnaires d’actifs, Axa et Lombard Odier, représentent plus de 70% de ces encours thématiques. Enfin, leur performance n’est pas des plus lumineuses car presqu’aucun ne bat le marché depuis le début de l’année. Cette rareté fait dire à Morningstar «qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir avant que la biodiversité ne gagne la même importance que le climat en tant que thème d’investissement de fonds». Les fonds climat dépassent en effet les 350 milliards de dollars d’encours et sont représentés par plus de 1.100 véhicules thématiques. Ces fonds climat peuvent avoir cependant dans leur stratégie déjà une idée d’impact positif sur la nature. Les fonds biodiversité recensés par Morningstar au 28 novembre 2022 (encours en millions de dollars) Dans un registre un peu différent, Morningstar a par ailleurs communiqué auprès de Reuters une catégorie de fonds dénommée «healthy ecosystems», qui regroupe 175 fonds au total, pour un encours d’environ 75 milliards d’euros. Les cinq plus gros fonds de cette catégorie sont gérés par Pictet, BNP Paribas Asset Management et Amundi et pèsent près d’un tiers de ce segment (22 milliards d’euros). Au-delà des fonds, Morningstar s’est aussi penché sur les engagements pris par les sociétés de gestion pour préserver la biodiversité à travers leurs investissements. Un des témoins de ces engagements est la signature du» Finance for Biodiversity Pledge» où les acteurs signataires s’engagent "à développer une stratégie en faveur de la biodiversité». Selon le site internet de ce groupement, ce sont 126 institutions financières représentant 21 pays et plus de 18.800 milliards d’euros d’actifs qui sont signataires de ce pacte. Morningstar dénombrait au moment de la rédaction de sa note, un gros contingent de sociétés de gestion, d’au moins 75 firmes, le reste du contingent étant composé d’assureurs, de banques et de fonds de pension. Certains de ces signataires sont allés plus loin avec la création du «Nature Action 100". Sur le modèle du «Climate Action 100+", ils s’engagent à influencer les entreprises détenues en portefeuille sur les risques liés à la perte de biodiversité et sur leurs impacts. Les investisseurs à l’origine de ce groupement sont au nombre de 11 et sont listés dans le tableau suivant: Les 11 premiers signataires du groupement «Nature Action 100" Plus spécifiquement, ces acteurs doivent «collaborer et partager leurs connaissances, s’engager avec les entreprises, évaluer l’impact, fixer des objectifs et rendre compte publiquement de ce qui précède avant 2025". Avec les engagements pris pour la Cop15, nul doute que leur nombre ne devrait cesser de progresser et les investissements dans les fonds thématiques «biodiversité» se multiplier dès 2023. * L’accord signé à l’occasion de la COp15 prévoit également la protection de 30% des terres et des océans d’ici 2030 contre environ 10% aujourd’hui ou encore la baisse de 50% de l’utilisation des pesticides.
Le ministère luxembourgeois des finances a autorisé le déblocage de certains fonds ou revenus économiques gelés détenus par le National Settlement Depository (NSD) de Russie auprès de la chambre de compensation Clearstream, rapporte Reuters. Cela devrait permettre aux investisseurs russes non sanctionnés suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, de transférer des actifs du NSD russe (l'équivalent des chambres de règlement et de compensation Euroclear et Clearstream) vers d’autres lieux. Le ministère luxembourgeois des finances a indiqué dans un communiqué que les fonds seraient débloqués "à condition que ces fonds ou ressources économiques soient nécessaires pour mettre fin, avant le 7 janvier 2023, aux opérations, contrats ou autres accords conclus avec cette entité ou l’impliquant d’une autre manière avant le 3 juin 2022.»
La crise des fonds de pension britanniques fin septembre a agi comme une piqûre de rappel pour les autorités de supervision financière. Tandis que les banques et assureurs font preuve de résilience dans l’environnement macroéconomique adverse créé par la guerre en Ukraine, ce sont les intermédiaires non bancaires (NBFI) qui font aujourd’hui peser le plus de risques sur la stabilité financière. Au chapitre des vulnérabilités identifiées par la Banque de France dans son évaluation semestrielle des risques: la volatilité élevée et les tensions de liquidité sur les marchés obligataires, le besoin de liquidité des acteurs non bancaires et les difficultés à faire face aux appels de marge pour ceux qui ont fortement recours à l’effet de levier. Un cocktail qui s’est avéré explosif outre-Manche lorsque les annonces budgétaires de Liz Truss ont mis le feu aux poudres sur le marché obligataire, contraignant les fonds de pension à liquider en urgence leurs positions. L’épisode rappelle que les comportements procycliques de ces acteurs à fort effet de levier peuvent amplifier les mouvements de marché en cas de stress et ainsi conduire à «des ajustements désordonnés». Un risque que la Banque de France considère aujourd’hui comme «très élevé» dans son tableau de bord, même s’il tend à se stabiliser à court terme. L’autorité monétaire se veut toutefois rassurante: elle a passé en revue l’effet de levier des acteurs non bancaires dans l’Hexagone et celui-ci reste «globalement maîtrisé». «Le cas d’école britannique» ne devrait donc pas trouver de réplique en France, seul pays en Europe à ne pas disposer de fonds de pension. Le recours à l’endettement des assureurs français est limité, leur dette financière représentant en moyenne 4,5% du bilan. Etant donné le caractère très liquide des fonds d’assurance vie, les compagnies utilisent les dérivés pour se protéger contre le risque de taux. Elles ont essentiellement recours aux options, qui ne sont pas soumises aux appels de marges, plutôt qu’aux swaps sur les taux. L’effet de levier substantiel de certains fonds L’effet de levier reste également «contenu» dans les fonds d’investissement et inférieur à la moyenne européenne, selon les données recueillies par la Banque de France. En moyenne, la valeur des expositions des fonds français (qu’ils soient régis par la directive sur les OPCVM ou la directive AIFMD sur les fonds alternatifs) est comprise entre 110% (positions nettes) et 220% (positions brutes) de la valeur nette d’inventaire à fin 2021. Le règlement européen du 19 décembre 2012 définit un levier « substantiel » comme une exposition par engagement supérieure à trois fois la valeur nette d’inventaire. Certains fonds alternatifs, de type hedge funds ou immobiliers, domiciliés en France présentent ainsi un levier considéré comme substantiel. Mais il s’agit essentiellement de «fonds fermés» pour lesquels «le risque de liquidité est fortement atténué», précise Emmanuelle Assouan, directrice générale déléguée de la Banque de France en charge de la stabilité financière.La directive sur les gestionnaires de fonds alternatifs (AIFM) donne la possibilité à l’Autorité des marchés financiers, qui supervise ces fonds, d’imposer des limites sur l’effet de levier si nécessaire. Ce qu’elle n’a pas fait à ce jour. Une exposition accrue aux acteurs non bancaires Les intermédiaires non bancaires (NBFI) en France présentent donc globalement peu de vulnérabilités en cas de choc sur la liquidité. Mais on ne peut pas en dire autant des acteurs non résidents auxquels les banques françaises sont exposées en tant que contreparties. Les banques totalisent 400 milliards d’exposition aux acteurs non bancaires européens, un chiffre peu élevé au regard de leur bilan, mais qui a progressé de 33% entre janvier 2020 et septembre 2022. Il s’agit, pour près de la moitié, de pensions sur titres, donc collatéralisées, ainsi que de prêts à ces intermédiaires. «L’angle mort vient des acteurs non régulés qui sont un défi pour les banques et les autorités de supervision.Les family offices comme Archegos ne font pas preuve de transparence et peuvent avoir des contreparties en Europe et en France», rappelle Emmanuelle Assouan. La Banque de France appelle donc, en conséquence, à un renforcement de la réglementation internationale. Le mécanisme de supervision unique a adopté en 2021 un programme sur le risque de contrepartie des NBFI, des analystes exhaustives sont désormais réclamées aux banques européennes. L’amélioration de la transparence est aussi au cœur des préoccupations du Conseil de stabilité financière (FSB) qui devrait encadrer le recours au levier de ces acteurs non bancaires, comme il l’a fait pour les banques. Les résultats de ces travaux centrés sur les hedge funds, les family offices, et les prime brokers sont attendus pour le premier trimestre 2023.
L'assurtech Shift est un spécialiste de la lutte contre la fraude à l’assurance. Son directeur data science analyse le paysage mouvant de ce type de délinquance dans le secteur.
La philosophie de l’investissement value a été dévoyée car l’investisseur value n’a jamais privilégié ni un multiple le plus bas possible ni de choisir ses entreprises dans la case « value ».
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
Trois nouveaux fonds cette semaine proche de la trêve des confiseurs. Aux extrêmes, l'un portant sur le métavers et les deux autres sur l'obligataire à échéance.
Les encours de la gestion d'actifs mondiale - fonds de fonds inclus - restent stables d'un trimestre à l'autre, à 62.023 milliards d'euros fin septembre.
Le profil des obligations convertibles leur permet de bien résister dans l'environnement actuel. Mais il faudra du temps pour effacer les stigmates des taux bas sur des périodes d'observation plus longues.
Le concept de « température des portefeuilles » peut structurer la lutte contre les risques climatiques, pour peu que l’on en harmonise les modes de mesure.
Si la RSE et les critères ESG ne font pas encore l’objet de véritables négociations contractuelles dans le cadre de la réalisation de leurs investissements, les sociétés de gestion y travaillent. ,
Eric Pinon, président d’honneur et Thomas Valli, directeur des études économiques de l’Association française de la gestion (AFG), reviennent sur la place de la gestion d'actifs dans l’épargne financière des ménages.
Le millésime qui s'achève est une année de jonction. Il aura à la fois marqué la fin d’une période complexe mais maîtrisée, et ouvert des temps bien plus difficiles à cerner.
Dans un contexte inflationniste, l’indice de performance de l’épargne financière des ménages pourrait renforcer la transparence des portefeuilles des Français et en améliorer la diversification.
Indosuez Wealth Management a annoncé ce 14 décembre trois nominations au sein de sa direction générale. Olivier Carcy est nommé directeur général Europe pour Indosuez Wealth Management et senior country officer pour le groupe Crédit Agricole au Luxembourg, et remplace Olivier Chatain, qui est nommé responsable stratégie, juridique et transformation d’Indosuez Wealth Management. Marc-André Poirier est lui nommé directeur général pour la Suisse d’Indosuez Wealth Management et senior country officer pour le groupe Crédit Agricole. Ils sont tous les trois rattachés à Jacques Prost, le directeur général d’Indosuez Wealth Management. Olivier Carcy est désormais responsable du pilotage et du développement de l’activité de gestion de fortune de la zone Europe (hors France), notamment au travers des implantations d’Indosuez en Belgique, Espagne et Italie. Basé à Luxembourg, il intègre le comité de direction. Olivier Chatain supervise la stratégie du groupe Indosuez ainsi que les lignes métiers Juridique et Secrétariat Général. Basé à Paris, il demeure membre du comité de direction. Enfin, Marc-André est responsable du pilotage et du développement de l’activité de gestion de fortune en Suisse, en Asie et au Moyen-Orient. Il a également la responsabilité des métiers de banque commerciale et du financement transactionnel des matières premières en Suisse. Basé à Genève, il intègre le comité de direction.
A quelques semaines de l’entrée en application des normes techniques du règlement SFDR («Sustainable Finance Disclosure»), les investisseurs naviguent toujours dans un «flou artistique» pour mettre en conformité leurs fonds dits «durables» (Article 9), estime la dernière étude de Novethic et de l’Ademe parue mercredi 14 décembre. La vague récente de déclassification des fonds Article 9 en Article 8 moins astreignants, traduit la fébrilité des sociétés de gestion. «Les prérequis techniques adoptés à l’été ont semblé trop exigeants aux yeux des sociétés de gestion», avance Novethic. Les grands gérants comme Blackrock, Amundi, Axa IM ont fait machine arrière et plaidé le «malentendu ». Les principes directeurs de la classification des fonds ont été présentés le 10 mars 2022. Les normes techniques devant clarifier la pratique s’appliqueront le 1er janvier 2023. Entre temps, le marché a pris peu à peu conscience de ce qu’attendaient les régulateurs, sur les «objectifs de durabilité, les indicateurs à utiliser ou la part que le portefeuille doit allouer à des investissements durables». Ainsi, depuis juin 2022 et la publication d’une première version («draft») des normes techniques, les gérants savent qu’un fonds Article 9 ne pourra investir, sauf cas particuliers, que dans des actifs répondant à cette définition «durable». Or, selon l’étude de Novethic, seuls 19 fonds étiquetés Article 9 sur un panel de 195 fonds annonçaient une part minimum d’investissements durables (autour de 80% des actifs). Depuis novembre, les gérants savent également qu’ils devront appliquer la même définition «durable» à l’ensemble de leurs fonds, y compris les ETF et les fonds de fonds. Par exemple, un gérant qui exclut des entreprises fossiles d’un fonds Article 9 selon le principe «de ne pas causer de préjudice», «pourra difficilement» considérer qu’une major pétrolière participe à la transition en investissant dans des énergies renouvelables, dans un autre fonds, explique Novethic. Le spécialiste de la finance durable a passé en revue 217 fonds gérés en France, auto-classifiés « Article 9 » au 10 mars 2022. A ce jour, 22 fonds sont passés en Article 8, réduisant le panel à 195 fonds. Le panel comporte 143 fonds actions (61 milliards d’euros), 41 fonds obligations (10 milliards d’euros) et 11 fonds diversifiés (1 milliard d’euros). Novethic constate que les sociétés de gestion n’ont pas encore intégré et expliqué formellement la façon dont leurs fonds répondent à la réglementation. Dans leur documentation, 42 fonds disposent d’un document ou encadré SFDR dédiés qui permet de mieux appréhender leur intention. «Il est en majorité question de contribuer à (et plus rarement « financer ») des enjeux de transition énergétique, d’accès à l’eau, d’atteinte des ODD, d’amélioration des conditions d’emploi ou d’accès à l’éducation, en guidant les investissements dans des entreprises dont les produits, services ou dimensions sociales répondent à ces défis, là où réside leur « contribution attendue », souligne l’étude. De nombreuses incertitudes et interprétations La Commission européenne et les autorités de supervision européennes (Esma, EBA, Eiopa) ont essayé de préparer le marché à travers une série de «Foire aux Questions», même si cela a pu soulever plus de questions que de réponses. La complexité ou le manque de précisions du texte ont obligé les autorités de supervision à envoyer en septembre leur propre série de questions… à la Commission européenne. La définition même de l’investissement «durable» reste sujette à des interprétations. Le régulateur s’appuie sur trois briques essentielles pour sa définition du durable : la contribution positive à un objectif environnemental, «mesuré par exemple au moyen d’indicateurs clés en matière d’utilisation efficace des ressources», l’absence de préjudice important à aucun de ces objectifs («Do Not Significant Harm») et le respect de «pratiques de bonne gouvernance» des sociétés en portefeuille. Dans le panel, Novethic compte «quelques rares» sociétés de gestion qui essaient d’appliquer et traduire la définition «durable» dans une approche d’investissement en désignant les placements considérés comme durables et ceux qui ne le sont pas. Les indicateurs de mesure de réalisation de l’objectif d’investissement durable restent peu développés et sont issus majoritairement de la liste des 64 « PAI » («principales incidences négatives»). Mais ces derniers renvoient davantage à des «thèmes» et à une approche de maîtrise des risques qu’à «une démonstration de contribution positive». En l’absence de données des émetteurs, des investisseurs comme Sycomore ont recours à la NEC, «Net Environmental Contribution», pour mesurer la contribution de leurs investissements à des objectifs environnementaux. La directive CSRD – «Corporate Sustainability Reporting Directive» devrait nourrir le travail des acteurs financiers à partir de 2025. Mais, aux Pays-Bas et en Suède, les autorités nationales ont déjà commencé à procéder à des contrôles de la bonne mise en application du règlement SFDR.
La plateforme a conclu un contrat d’agent lié avec sa structure Blast.Club. Les clients de WiSeed pourront investir dans une trentaine d’entreprises sélectionnées par l’entrepreneur dès 1.000 euros.
Le fonds de private equity dédié aux sociétés biopharmaceutiques signe une année 2022 active, avec six investissements, deux refinancements et une sortie.
Microsoft va acquérir 4% du London Stock Exchange dans le cadre d'un contrat de 10 ans dans le cloud. AWS et Google ont ouvert la voie avec le Nasdaq et le CME.