L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Si la classe d’actifs conserve tout son attrait auprès des investisseurs, ces derniers doivent revoir leur allocation. Une aubaine pour le marché secondaire.
Jeremy Hunt a présenté sa réforme, loin du Big Bang annoncé, qui contient 30 mesures diverses visant à améliorer l’attractivité et la compétitivité du Royaume-Uni.
Conserver des vins de qualité en vue de se constituer une cave nécessite de prendre quelques précautions. Le vin est un produit du terroir qui a nécessité beaucoup de savoir-faire lors de son élaboration. Mais sans conditions de stockage optimales, un grand vin risque de perdre toutes ses qualités gustatives… et sa valeur marchande.
Les fonds thématiques sont faits pour s'inscrire durablement dans le paysage. Et cela tombe bien, leurs performances sont pour certains d'entre eux, très convaincantes...
Encore une petite semaine pour les sorties de nouveaux fonds. A noter la naissance d'un fonds "bien-être". Après celui du plaisir la semaine dernière, un nouveau filon ?
La principale mesure proposée : contraindre tous les prestataires de services sur cryptoactifs, à signaler aux autorités fiscales les transactions effectuées.
L’agence de notation crédit Moody’s estime que les taux de croissance des encours des gérants seront encore mis à l’épreuve au premier semestre de l’année prochaine.
Le total d’encours des fonds article 9 dégradés atteint 125 milliards de dollars, rapporte Bloomberg sur la base de chiffres compilés par Morningstar. Ce montant provient de nombreuses sociétés de gestion qui ont effectué ce mouvement en vue des dernières précisions réglementaires sur SFDR et qui s’appliqueront au 1er janvier 2023. Il inclut désormais Axa IM qui avait prévenu le marché il y a quelques mois qu’il allait reclassifer plusieurs dizaines de fonds article 9. Ce reclassement concerne 20 milliards d’encours à fin juin, indique Bloomberg. La société de gestion a précisé en outre à l’agence de presse que ces encours concernent 45 fonds reclassifés en article 8 ainsi que des mandats .
La Banque Postale Asset Management (LBP AM) et sa filiale Tocqueville Finance ont dévoilé leur politique biodiversité, à l’occasion du démarrage de la COP 15 Biodiversité qui se tient à Montréal du 7 au 19 décembre. Cette politique contribuera à 16 objectifs sur 21 du projet de Cadre Mondial de la Biodiversité pour l’Après-2020. Ce dernier, conçu pour transformer la relation entre la société humaine et la biodiversité afin de vivre en harmonie avec la nature, est toujours en cours de validation dans le cadre de la COP-15 sur la biodiversité. La politique biodiversité de LBPAM s’appuiera sur cinq leviers: les politiques d’intégration, d’exclusion, d’engagement actionnarial, de RSE, et d’influence. La politique d’intégration vise à intégrer systématiquement la biodiversité au sein du système de notation propriétaire d’investissements. Il comprendra également le calcul de l’empreinte biodiversité des portefeuilles avec la méthodologie Global Biodiversity Score, créée par Caisse des Dépôts (CDC) Biodiversité. A travers la politique d’exclusion, LBP AM et sa filiale excluront des entreprises ayant une incidence conséquente sur la biodiversité ainsi que celles sans des plans de remédiations en place. La politique d’engagement actionnarial vise à s’engager avec les entreprises investies afin de les inciter à réduire leurs impacts sur la biodiversité et contrôler leurs dépendances au capital naturel. La politique RSE intégrera la sensibilisation et la formation des collaborateurs pour encourager les écogestes et réduire l’empreinte biodiversité de LBPAM et sa filiale. Enfin, la politique d’influence soutiendra des initiatives réglementaires afin de renforcer l’action des entreprises en faveur de la biodiversité. La société de gestion participera aux consultations sur les cadres comme la TNFD (Taskforce on Nature-related Financial Disclosures) ou les standards de l’EFRAG (European Financial Reporting Advisory Group) en matière de reporting extra-financier ainsi que sur des réglementations comme celle concernant la déforestation importée en Union Européenne. LBPAM sera présent à la COP-15 pour la biodiversité à Montréal, représentant les institutions financières aux côtés des PRI (Principes pour l’investissement responsable), Finance for Biodiversity Foundation et Finance for Tomorrow. LBPAM et la maison mère, La Banque Postale, demandent aux gouvernements d’aboutir à un accord précis lors de cette réunion de COP 15. Cela permettra l’alignement des actions de l’ensemble des acteurs économiques afin d’inverser la trajectoire de perte de la biodiversité et de contribuer via des solutions fondées sur la nature.
Louvre Banque Privée (ex-BPE), filiale de la Banque Postale, a annoncé ce 5 décembre avoir noué un partenariat de distribution avec la société de capital-risque OneRagTime. La clientèle en gestion de fortune aura ainsi accès aux investissements sélectionnés par les équipes de la société d’investissement cofondée par Jean-Marie Messier. « Nous avons choisi OneRagtime car c’est un acteur qui partage nos valeurs de banque privée positive et citoyenne, notamment au travers de sa sélection de jeunes sociétés innovantes respectant les critères ESG », a déclaré Jean-Marc Ribes, président du directoire de Louvre Banque Privée, dans un communiqué.
La filiale de Crédit Agricole Corporate & Investment Bank met à disposition de ses clients particuliers et professionnels une plateforme digitale donnant un accès direct à un panel d’instruments financiers.
Gérard Maurin, le fondateur du Collectif Porteurs H2O, et fondateur du cabinet de gestion de patrimoine Mesnil Finance, réagit à l’audience de H2O AM devant la Commission des sanctions de l’AMF, qui s’est tenue le 25 novembre.
Les sociétés de gestion françaisesMontaigne CapitaletLa Financière Dessellignyont annoncé, ce lundi, leur rapprochement. « Ce rapprochement va nous permettre de franchir le cap des 500 millions d’euros d’encours, et constitue une étape importante en vue de la création d’un acteur de référence de la gestion privée en France », a commenté Pierre Willot, président de Montaigne Capital, dans un communiqué.
Les unités de compte vont se verdir. La proportion d’unités de compte (UC) articles 8 et 9 au sens de la réglementation SFDR (règlement européen sur la finance durable) devrait connaître une croissance de 15% à 32% au cours des 12 à 24 prochains mois, selon l’étude Edge-European Edition de Cerulli. «Les assureurs mettent à jour leurs plateformes de fonds pour les unités de compte afin de répondre à la demande croissance de fonds durables», explique Wouter Bakker, analyste senior chez Cerulli. «En Europe, les compagnies d’assurance sous-traitent la majeure partie de leurs actifs en unités de compte et recherchent le soutien de gérants externes pour développer de nouveaux fonds articles 8 ou 9 pour les unités de compte.» Quelque 44% des assureurs français, 46% des britanniques et 42% des italiens interrogés s’appuient pour cela sur des gérants externes, selon l’étude. La rapidité dépend de la taille Cerulli prévoit que les plus grands assureurs seront plus rapides à adopter des fonds articles 8 ou 9 dans leurs UC que les petits et moyens acteurs. Les assureurs européens qui disposent de 50 milliards d’euros d’actifs sous gestion ou plus devraient voir croître leur proportion de fonds durables dans leurs UC de 17% à 36% sous deux ans. En revanche, les assureurs pilotant moins de 10 milliards d’actifs connaitraient une croissance de ces fonds dans leurs UC de 13 à 27% sur la même période (+14 points de pourcentage). En Europe, les fonds catégorisés 8 et 9 sont principalement disponibles aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Toutefois, les compagnies d’assurance françaises et allemandes devraient voir augmenter leurs volumes d’UC durables: les acteurs français anticipent une hausse de ces fonds dans leurs UC de 9 à 24 points de pourcentage dans les deux ans. Des thèmes précis Les thématiques clés ciblées pour les UC des assureurs européens sont les énergies renouvelables, le changement climatique et la biodiversité. 66% des compagnies européennes prévoient de sélectionner des fonds développant des stratégies autours des énergies renouvelables dans les 24 prochains mois. Les bâtiments verts, le logement abordable et les objectifs de développement durable des Nations unies ne devraient pas cependant retenir leur attention dans les deux prochaines années.
Est-ce la trêve des confiseurs que l'on voit pointer à la fin du mois chez les gérants d'actifs et donne des idées de repos dès aujourd'hui ? Où est-ce un simple coup de mou des sociétés de gestion ? Toujours est-il qu'un seul fonds a fait son apparition cette semaine. Pas n'importe lequel il est vrai puisqu'il s'agit d'un fonds actions sur le thème du plaisir. Vaste progarmme...
Cette catégorie regroupant les fonds de trésorerie met en évidence les conséquences des taux bas voire négatifs des dernières années. A noter qu'elle est exclue de la classification Europerformance.
Dans un communiqué paru ce 29 novembre, les membres de l’Efama, l’association européenne de la gestion d’actifs, ont indiqué «suivre de près» les discussions en cours au Parlement européen et au Conseil pour parvenir à un compromis sur la révision de la directive MIF. «Avec une large majorité d’acteurs du marché, y compris le sell-side et les plateformes de négociation alternatives, nous avons toujours plaidé en faveur d’une base de données post-négociation en temps réel pour les actions avec l’inclusion de données pré et post-négociation. Étant donné que la conception de la base de données post-négociation prévoit une compensation équitable pour les fournisseurs de données (c’est-à-dire les bourses), il n’y a absolument aucune raison de proposer une base de données post-négociation retardée, lente ou contenant autre chose que des flux de données en direct», indique le communiqué. L’Efama estime que ses membres connaissent «mieux que quiconque» la valeur des données qu’ils demandent, et que ne pas produire une telle base de données post-négociation «entravera la progression de l’Union des marchés de capitaux (CMU), et institutionnalisera une faiblesse que nous avons vis-à-vis d’autres juridictions pour les années à venir». «Nous sommes surpris que la livraison de données en temps réel soit même contestée, étant donné que la position de l’industrie a été reconnue et soutenue par le Parlement européen sur ce sujet, et par la proposition de la Commission européenne elle-même», conclut l’association.
La fédération européenne des investisseurs particuliers, Better Finance, a envoyé, ce lundi, une lettre conjointe avec le Bureau européen des unions de consommateurs et Finance Watch à la commissaire européenne aux services financiers, à la stabilité financière et l’union des marchés de capitaux Mairead McGuinnness ainsi qu’au commissaire européen à la justice Didier Reynders. La Commission européenne planche sur sa stratégie pour rendre les produits d’investissement dédiés aux particuliers plus transparents, simples, justes et rentables. Dans ce cadre, les trois organisations réitèrent leur demande de bannir les inducements – soit tout avantage ou rémunération perçu par un prestataire en provenance d’un tiers producteur – dans la vente de produits financiers dans l’Union européenne. Les conseillers en investissement financiers, fournisseurs et distributeurs de fonds sont les premiers visés. Les organisations souhaitent que la Commission prenne exemple sur les Pays-Bas et le Royaume-Uni où les rétrocessions sont déjà totalement interdites. «Dans la majorité des pays de l’UE, les ventes de produits financiers basées sur des rétrocessions restent la norme. Les conseils financiers motivés par des rétrocessions ne sont pas du tout des conseils, mais simplement un argumentaire de vente, qui aboutit souvent à ce qu’un produit soit proposé à un client non pas parce qu’il présente un bon rapport qualité-prix pour le client, mais parce que la vente du produit procure des avantages monétaires au vendeur», pointent les organisations dans leur lettre. Elles contestent aussi «le faux narratif» des associations financières sur le déficit d’accès aux conseils en investissement pour les investisseurs particuliers britanniques et néerlandais depuis l’interdiction des rétrocessions. Le conseil indépendant ultra-minoritaire en France Le régulateur britannique des marchés financiers, Financial Conduct Authority (FCA), dévoile d’ailleurs ce mercredi ses propositions pour rendre le conseil financier plus accessible aux particuliers. Elles induisent la création d’un régime de conseil financier simplifié. La FCA propose ainsi de limiter l'éventail des investissements possibles afin que les conseils soient plus faciles à fournir et à comprendre, de permettre le paiement échelonné des frais de conseil pour éviter au client des factures initiales élevées ou encore de rendre les exigences de qualification pour le nouveau régime plus proportionnées pour baisser le coût de la fourniture de conseils simplifiés. Le sujet des rétrocessions est sensible en France. Dans un récent rapport, l’Autorité des marchés financiers soulignait que la rémunération des conseillers en investissement financiers et conseillers de gestion en patrimoine (CIF CGP) était, fin 2021, principalement constituée de rétrocessions de droits d’entrée et de frais de gestion annuels, soit respectivement 73 % et 17 % du chiffre d’affaires total déclaré par les CIF. En 2021, les CIF CGP ont collecté 16,23 milliards d’euros, suggérant un taux de rétrocession moyen pour les droits d’entrée de 2,53%. Celui sur les frais de gestion serait de 0,29% selon l’AMF. Quelque 77% des CIF CGP fournissent majoritairement des conseils exclusivement non indépendants. Seuls 6 % des CIF CGP fournissent exclusivement des conseils indépendants. Les CIF CGP restants (17 %) fournissent à la fois des conseils de manière indépendante et non indépendante ou n’ont pas renseigné l’information.
On connaissait la chanson The Good Life, standard international du jazz interprété par Tony Bennett et plus tard repris en français par Sacha Distel. Désormais, The Good Life se décline aussi en un fonds d’investissement qu’a lancé, mi-novembre, le gestionnaire d’actifs français Fourpoints Investment Managers. Ce nouveau fonds commun de placement investit dans des sociétés qui prennent en compte la notion de «plaisir» et de «confort» des consommateurs. Il s’adresse aux conseillers de gestion de patrimoine, banques privées et fonds de fonds des sociétés de gestion.
Les marchés financiers ont rattrapé, en un peu moins de deux mois, une bonne partie des pertes enregistrées depuis le début de l’année. La semaine qui s’ouvre s’annonce cruciale pour la poursuite, ou non, du rallye boursier.
La Financière de l’Echiquier a de nouvelles ambitions pour son activité de gestion privée globale. La société de gestion a décidé de créer une nouvelle identité pour répondre aux besoins de sa clientèle privée. Baptisée Echiquier Gestion Privée, l’entité compte s’appuyer sur des stratégies patrimoniales personnalisées ainsi que sur la disponibilité de ses équipes. Ces services seront accessibles via son site internet dédié. Bertrand Merveille, directeur général délégué de La Financière de l’échiquier et désormais directeur d’Echiquier Gestion Privée, devra diriger une équipe de 25 personnes qui sera elle-même en charge de près de 8.000 clients et de deux milliards d’euros d’encours conservés. Le nouveau patron souhaite d’ici cinq ans, «faire passer de deux à trois milliards d’euros la conservation de ses clients privés grâce notamment à une offre patrimoniale enrichie», nous apprennent nos confrères de l’Opinion. Evolution de l’offre «Avec l’accélération des encours conservés, dans un contexte complexe pour les investisseurs, le moment était propice pour lancer Echiquier Gestion Privée (…)», explique Bertrand Merveille. L’évolution de l’offre a vocation à servir un accompagnement global grâce à des expertises plurielles et doté d’un conseil patrimonial personnalisé. «La Financière de l’Echiquier étoffe ainsi ses savoir-faire historiques forgés sur les marchés financiers, par nature exigeants, d’expertises diversifiées telles que les produits garantis ou encore l’immobilier, permettant de répondre à toutes les problématiques rencontrées par les investisseurs», indique la société de gestion dans une note.