L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
Des écarts de performances très nets au sein de cette catégorie où plusieurs actifs se retrouvent. Des différences qui existent par ailleurs lorsqu'on observe plusieurs horizons de placement.
La décision est radicale. La banque en ligne Fortuneo a annoncé hier à ses clients qu’elle avait pris «la décision de bloquer le passage d’ordres à l’achat sur les valeurs dont le document d’information clés a encore l’ancien format». Autrement dit, plus aucune nouvelle souscription n’est possible à travers sa plateforme de courtage dans les fonds qui n’auront pas mis à jour le format imposé par le règlement «PRIIPS» depuis le 1er janvier 2023 pour les documents d’informations clés standardisés ( dit DIC PRIIPS). Ce nouveau format remplace celui du DICI OPCVM, en vue de la commercialisation des fonds de placement aux investisseurs particuliers. Fortuneo constate le «retard des sociétés de gestion à nous fournir le nouveau document précontractuel que Fortuneo a l’obligation de vous remettre avant votre investissement», explique la missive. Ce qui a conduit la banque à arrêter la possibilité de souscrire les fonds non mis à jour. La filiale de banque en ligne du Crédit Mutuel Arkéa ne précise pas combien de fonds sont concernés sur sa plateforme. Elle est censée donner accès à tous les fonds d’investissement. Interrogée, elle n’a pas répondu à nos sollicitations. SI une telle décision était suivie par les autres banques françaises qui sont les principaux distributeurs des fonds en France, les conséquences pourraient être majeures. Les sociétés de gestion sont nombreuses à regretter la mise en place de ce nouveau DIC, qui a modifié l'échelle d’indication de risques dans les fonds et introduit le risque de crédit, y compris pour un fonds qui est investi uniquement en actions. Le texte du mail envoyé aux clients Fortuneo le 21 février 2023
Après avoir passé le dernier trimestre 2022 à reclasser leurs fonds SFDR (du nom du règlement européen sur la publication d’informations extra-financières), les sociétés de gestion devront-elles renommer leurs fonds durables ? La question va rapidement se poser puisque le régulateur européen des marchés financiers Esma devrait avoir tranché sur ses futures orientations en matière de dénominations de fonds durables au troisième trimestre 2023.
Après de fortes baisses en 2022, les valorisations sont redevenues plus attractives dans la plupart des classes d’actifs. Il faut cependant garder à l’esprit qu’elles sont conditionnées au contexte, et l’environnement macroéconomique actuel demeure extrêmement complexe et souvent contradictoire, avec des risques tant haussiers que baissiers.
En ajoutant le LDDS, les versements ont dépassé 11 milliards d’euros en janvier, leur troisième plus haut niveau historique après octobre 2012 et janvier 2009, qui avaient bénéficié de circonstances particulières.
Les ETF obligataires peuvent assécher la liquidité des obligations d’entreprises pendant les périodes de stress de marché, aggravant potentiellement les dislocations de prix pendant les crises, montre une nouvelle étude universitaire citée dans le FT. Le principal problème vient des paniers de création-rachat que les émetteurs de valeurs négocient avec les market makers de manière à gérer les souscriptions et rachats aux ETF. Contrairement aux ETF actions, ces paniers n’incluent pas toutes les obligations de l’indice qu’ils suivent. Dans les crises, lorsque de nombreux investisseurs veulent sortir, les rachats dépassent les créations. Dans ce scénario, si une obligation est incluse dans le panier, les market makers peuvent être réticents à acquérir davantage des mêmes obligations, réduisant leur liquidité.
Faute de Pricing Power, de nombreuses hausses de prix imposées depuis un an ne sont pas soutenables dans le temps. Après une année de banalisation, la capacité d’une entreprise à créer un rapport de force favorable sur son marché devrait peu à peu retrouver une place centrale et discriminante dans les grilles d’analyse.
SigTech, fournisseur de technologies et de services pour hedge funds, s’est penché sur l’état de l’industrie des hedge funds. Dans une étude publiée ce mercredi et basée à la fois sur les données de Preqin et de gérants de hedge funds, SigTech a dénombré 30.077 hedge funds opérant dans le monde à fin 2022. Sur ce total, 938 ont été lancés en 2022, soit le niveau le plus faible depuis 2010 (870 lancements) d’après l’étude.
Quatre fonds au départ cette semaine. Outre un fonds thématique, on compte deux fonds dans le domaine de l'alternatif. Du non coté en capital risque pour l'un et de la dette privée pour l'autre. Quant au dernier produit annoncé, il s'agit d'un structuré. Pas vraiment de l'alternatif. Plutôt une alternative.
Nous nous intéressons de nouveau cette semaine à la catégorie Actions Amérique du Nord – général dont les performances sur 3 et 5 ans sont particulièrement séduisantes. Les résultats sur un an restent plus mitigés avec une moyenne globale de -4,24%. Les fonds du «Top 10" se démarquent néanmoins en affichant tous une performance positive sur cette période. Le fonds Edmond de Rothschild Fund - US Value A USD prend la tête du classement avec un beau score de +13,12%. Les grandes capitalisations d’Amérique du Nord ont mieux traversé l’année 2022 contrairement aux autres catégories actions. La stabilisation de l’inflation dans cette zone permet de présager un avenir plus radieux.
La CNCEF Assurance et la CNCEF Patrimoine ont adressé une lettre à Catherine Colonna , Ministre des Affaires Européennes dans l’objectif de l’alerter sur le texte Retail Investissement Strategy (RIS) qui prévoit d'interdire la rémunération des distributeurs de produits d’épargne sous la forme de commissions au profit des honoraires.
Réunis à Paris pour une journée d’échanges, les représentants du financement participatif européen ont souligné à la fois les difficultés et le grand intérêt du nouveau cadre règlementaire.
Les détenteurs de 3,8 milliards d’euros de dettes sont invités à départager deux projets concurrents pour la restructuration financière du groupe de maisons de retraite.
Le fonds de capital-investissement à impact Alter Equity et le cabinet de conseil spécialisé dans l’environnement Carbone 4 annoncent ce lundi le développement de la première méthodologie d’évaluation des impacts environnementaux des entreprises adaptée au private equity. Cette méthodologie a pour ambition de mesurer l’impact des entreprises au-delà du seul bilan carbone, en évaluant également leur impact sur la biodiversité et les ressources naturelles abiotiques (non vivantes). «Nous voulions mesurer l’impact de nos participations mais nous ne trouvions pas d’outil transversal de qualité. Il nous semble qu’il s’agit d’un développement historique pour la finance à impact, car il rendra accessible aux fonds d’investissement ainsi qu’aux petites et moyennes entreprises une méthode d’évaluation globale de leur impact sur l’environnement», se féliciteFanny Picard, présidente d’Alter Equity. En matière de climat, la méthodologie utilise l’expertise déjà éprouvée de Carbone 4 dans la mesure de l’empreinte carbone et les calculs d’émissions de gaz à effet de serre évitées. La nouveauté réside donc dans la manière d’évaluer l’impact de l’activité des entreprises sur la biodiversité et les ressources naturelles abiotiques. Pour la première, «nous avons développé un indicateur qui repose sur les définitions et standards établis par l’IPBES (plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques, ainsi que la base de données ENCORE (Exploring Natural Capital Opportunities, Risks and Exposure», explique Clémence Lacharme, manager chez Carbone 4. «Nous nous appuyons sur ces travaux scientifiques et les rendons accessibles et opérationnels pour les entreprises», ajoute-t-elle. Sur la partie ressources, la méthodologie s’appuie sur les sept piliers de l’économie circulaire de l’Ademe et sur la classification des 30 matières premières critiques définies par la Commission européenne en 2020. Mesure sociale en parallèle Une première version de la méthodologie a été finalisée et testée sur des participations d’Alter Equity. «L’objectif est d’identifier les entreprises qui ont un impact positif sur un des trois piliers et d’analyser comment améliorer les autres piliers, indique Clémence Lacharme. De cette façon, nous pouvons identifier les pépites en matière d’impact et les aider à se développer sans dégrader leur impact environnemental. Et cela permet de sensibiliser les entreprises, qui portent déjà une forte attention à l’empreinte carbone, aux sujets de la biodiversité et des ressources naturelles.» «Par exemple, si une entreprise a évité des milliers de tonnes de CO2 grâce au recours à l’énergie solaire, mais avec des panneaux photovoltaïques qui utilisent des ressources critiques, l’outil permettra d’en rendre compte, ce qui nous conduira à travailler cet aspect», illustre Fanny Picard. Une fois éprouvée, cette méthodologie est appelée à être partagée au-delà d’Alter Equity, d’abord à destination des PME jugées plus agiles que les grands groupes cotés pour améliorer leur impact rapidement. En parallèle, Alter Equity a développé sa propre méthode de mesure de l’impact social et sociétal des entreprises, qui complète la partie environnementale. Elle permettra aussi d’identifier d’éventuelles problématiques non communiquées par la direction de l’entreprise. «Nous interrogerons également les salariés afin de percevoir des signaux sur d’éventuels problèmes au sein des entreprises et de les traiter au plus vite», détaille Fanny Picard.Une manière d’éviter un nouveau scandale Orpea.
Les nouveaux actifs immatériels sont mal appréhendés par les professionnels du patrimoine. Les cas d’usage vont pourtant se multiplier alors que l’arsenal juridique est encore balbutiant pour définir et catégoriser.
L'année 2022 aura marqué le pire millésime depuis la crise financière de 2008. Phénomène très rare, les marchés actions et obligataires ont respectivement clôturé largement dans le rouge.
Deux fonds voient le jour cette semaine. Un ETF investi dans le secteur de l'énergie nucléaire et un fonds d'arbitrage de convertibles. Signalons également l'arrivée d'un nouveau long/short sur la plateforme alternative d'UBP.
Retour cette semaine sur la catégorie Obligations Europe. Bien que les fonds composants la catégorie ont une performance négative de -11,01%, la fin d’année a clairement permis de limiter la chute observée ces dernières années. Le Top 10 de cette catégorie plutôt homogène n’est guère mieux loti. Seul le fonds Nordea 1 - European Covered Bond Opportunities BP EUR, 5 étoiles Europerformance, se démarque avec une performance de +2,06% sur 1 an - qui est encore plus flatteuse à 3 ans. L’année 2023 devrait être l’occasion de suivre le rebond de ces produits qui ont tant souffert des diverses politiques de taux et pourraient prendre leur revanche dans les mois qui viennent.
La soixantaine de plateformes actives a collecté 2,3 milliards d’euros en 2022. L’immobilier tire la collecte en s’arrogeant trois quarts des flux. L’intermédiation progresse également et pèse pour un quart de la collecte.
Le ralentissement économique conjugué à la hausse des coûts affaiblissent les profils de crédit. Mais, sauf récession sévère, les investisseurs n’anticipent pas de grosse vague.