L’actualité et la veille en matière de fonds d’investissement, ainsi que les analyses sur les grandes tendances dans l’univers de la gestion d’actifs, son activité au travers des chiffres de collectes et d’évolution des encours des différentes classes d’actifs.
L'année 2022 aura marqué le pire millésime depuis la crise financière de 2008. Phénomène très rare, les marchés actions et obligataires ont respectivement clôturé largement dans le rouge.
Les nouveaux actifs immatériels sont mal appréhendés par les professionnels du patrimoine. Les cas d’usage vont pourtant se multiplier alors que l’arsenal juridique est encore balbutiant pour définir et catégoriser.
Deux fonds voient le jour cette semaine. Un ETF investi dans le secteur de l'énergie nucléaire et un fonds d'arbitrage de convertibles. Signalons également l'arrivée d'un nouveau long/short sur la plateforme alternative d'UBP.
Retour cette semaine sur la catégorie Obligations Europe. Bien que les fonds composants la catégorie ont une performance négative de -11,01%, la fin d’année a clairement permis de limiter la chute observée ces dernières années. Le Top 10 de cette catégorie plutôt homogène n’est guère mieux loti. Seul le fonds Nordea 1 - European Covered Bond Opportunities BP EUR, 5 étoiles Europerformance, se démarque avec une performance de +2,06% sur 1 an - qui est encore plus flatteuse à 3 ans. L’année 2023 devrait être l’occasion de suivre le rebond de ces produits qui ont tant souffert des diverses politiques de taux et pourraient prendre leur revanche dans les mois qui viennent.
La soixantaine de plateformes actives a collecté 2,3 milliards d’euros en 2022. L’immobilier tire la collecte en s’arrogeant trois quarts des flux. L’intermédiation progresse également et pèse pour un quart de la collecte.
Le ralentissement économique conjugué à la hausse des coûts affaiblissent les profils de crédit. Mais, sauf récession sévère, les investisseurs n’anticipent pas de grosse vague.
, , , , , , , , , Le secteur du bâtiment représente aujourd’hui 43 % des consommations énergétiques en France et génère 23 % des émissions de gaz à effet de serre. On le sait : compte tenu de l’objectif ambitieux que s’est fixé le gouvernement de réduire de 40% d’ici à 2050 notre consommation d’énergie, la rénovation énergétique des bâtiments est un défi immense.
Le fonds souverain de Singapour GIC est en train de réduire ses investissements auprès de H2O Asset Management suite aux récentes sanctions infligées par l’Autorité des marchés financiers à la société de gestion, rapporte le Financial Times. Le GIC faisait partie des deux principaux investisseurs des fonds de la société avec l’Abu Dhabi Investment Authority, selon des sources. H2O gère des milliards d’euros pour ces deux institutions, ce qui représente une part importante des 11,6 milliards d’euros d’actifs sous gestion de la société. Un document réglementaire aux Etats-Unis indiquait l’an dernier que la société gérait 4,19 milliards de dollars d’actifs pour le compte de fonds souverains.
La famille Rothschild veut racheter avec des investisseurs alliés les parts de l’ex-Paris-Orléans qu’elle ne détient pas. Une opération à 1,5 milliard d’euros.
Se concentrer sur la haute qualité et la liquidité lors de la prise de risque dans les portefeuilles sera essentiel en 2023, car la pression sur la politique monétaire reste intense.,
A l’occasion de la présentation de son troisième livre blanc sur les innovations technologiques lors d’une conférence qui se tenait jeudi soir dans les locaux du Medef, l’Association française de la gestion (AFG) a indiqué qu’elle travaillait ou comptait travailler sur deux autres sujets liés aux nouvelles technologies. Le premier concerne la sobriété énergétique pour lequel un groupe de travail a été formé. «Il reste encore des places si vous voulez vous joindre à nous», a lancé Muriel Faure, présidente de la commission Innovations Technologiques de l’AFG, Le second groupe de travail, qui sera constitué très prochainement, est relatif à «la transparence et l’explicabilité de l’intelligence artificielle» où, là aussi, des bonnes volontés sont recherchées. Dans son nouveau livre blanc, l’AFG a établi des fiches, indépendantes les unes des autres, qui traitent des thématiques suivantes : • Stratégies organisationnelles et innovations technologiques • Adaptation du capital humain et gestion du changement • La donnée, combustible au coeur du réacteur d’une SGP • Protéger ses systèmes contre les attaques numériques • Innovations technologiques au service de l’expérience client • Nouveaux usages technologiques dans le cycle d’investissement • Améliorer l’efficience des fonctions support • Introduction aux crypto-actifs, à la blockchain (DLT) et à la finance décentralisée (DeFi) • Impacts de la blockchain dans les process métiers • Offre de gestion en crypto-actifs • Vision à 5 - 10 ans de l’industrie de la gestion d’actifs en France Retrouvez le livre blanc en cliquant ici:
Les investissements technologiques des banques privées sur l’ingénierie patrimoniale ou le conseil n’est pas encore massif, constate l’étude European private banking 2023 de McKinsey.
BNP Paribas ouvre la saison des publications annuelles mardi. Les groupes français devraient souffrir de la comparaison avec leurs concurrents européens.
Sur un an, cette catégorie diversifiée respecte peu ou prou son cahier des charges. Les meilleurs fonds sur trois ou cinq ans peuvent justifier une bonne place dans les allocations.
Sur les marchés actions, la réévaluation des valeurs cycliques par rapport aux valeurs défensives et de qualité a démarré. Il est le reflet d’une formation des prix plus équilibrée et plus rationnelle.
Les actionnaires du groupe de santé paieront au prix fort le sauvetage piloté par la Caisse des dépôts. Ce que le cours de l'action ne reflète pas encore.
Les utilisateurs de l’application mobile de Bux basés notamment en France pourront construire leurs portefeuilles en choisissant parmi différents ETF actions et obligataires d’iShares.
Les fonds Ucits de la société de gestion australienne Maple-Brown Abbott vont être distribués par le tierce-partie marketeur Hyde Park Investment (HPI), relate le média Funds Society. La firme propose des fonds d’infrastructures cotées et d’actions asiatiques. A travers ce partenariat de distribution, Maple-Brown Abbott vise de nouveaux segments de clientèle dont les gérants de fortune, les family-offices et les banques privées. La liste des marchés ciblés comprend entre autres le Royaume-Uni, la Suède, l’Espagne, l’Italie, la Suisse, l’Allemagne et la France. Le gestionnaire australien était déjà présent sur le marché institutionnel britannique et suisse via le TPM Douse Associates. En Espagne, South Hub Investments assurera la distribution des fonds de Maple-Brown Abbott. La société de gestion australienne gérait des encours de 10 milliards de dollars australiens (6,5 milliards d’euros) à fin 2022.
Un total de 307 fonds européens ont été déclassés de l’article 9 à l’article 8 au dernier trimestre 2022, ce qui représente 175 milliards d’euros d’actifs, soit 40 % de la catégorie de l’article 9, selon les dernières données de Morningstar. D’autres reclassements sont attendus au fur et à mesure du traitement des nouveaux prospectus. Amundi est la société qui affiche l’encours de fonds déclassés le plus important, avec 34,2 milliards d’euros pour 51 fonds. BlackRock arrive deuxième, avec 26,4 milliards d’euros pour 16 fonds. Viennent ensuite Handelsbanken (16,1 milliards d’euros pour 7 fonds), BNP Paribas (13,2 milliards d’euros pour 26 fonds) et Pictet (12,9 milliards d’euros pour 4 fonds). La reclassification de fonds article 9 en 8 a concerné à 90 % des fonds actions, sachant que 79 % des fonds article 9 étaient des fonds actions avant les changements. Parallèlement, 41 % des fonds article 9 qui ont été reclassés en article 8 étaient des fonds passifs, la quasi-totalité étant des ETF et des fonds indiciels suivant des indices «Paris-aligned» ou transition climatique. Une poignée de fonds passifs thématiques ou sectoriels a aussi fait l’objet d’un reclassement, dont le iShares Global Clean Energy ETF, le iShares Smart City Infrastructure ETF, le BNP Paribas Easy ECPI Circular Economy Leaders, le BNP Paribas Easy ECPI Global ESG Hydrogen Economy ainsi que le Lyxor Corporate Green Bond (DR) ETF, «ce qui peut surprendre», note Morningstar. Des interrogations sur les green bonds Côté gestion active, la grande majorité des déclassements a concerné des stratégies diversifiées actions et obligations, mais aussi quelques fonds thématiques ou sectoriels, comme le Allianz Smart Energy, Allianz Sustainable Health Evolution, CPR Invest Food For Generations et EdR Sicav – Tech Impact. Un fonds d’obligations vertes a aussi été touché: le Amundi Emerging Markets Green Bond. Tous les autres fonds de green bonds sont restés article 9, même si un débat émerge sur la place de ces instruments dans les portefeuilles article 9 compte tenu de la nature de certains émetteurs, qui peuvent être des sociétés de utilities avec des activités fossiles. La vague de changements a bouleversé le classement des fonds article 9. Le plus gros est désormais un fonds de Nordea, le Nordea 1 Global Climate and Environment Fund, avec 9,5 milliards d’euros, devant le Pictet Water (8 milliards) et le Pictet Global Environmental Opportunities (7,3 milliards). Ce mouvement massif a fait chuter la part de marché des fonds article 9. En septembre, le nombre de fonds article 9 était de 1.080. Suite aux déclassements, ils n’étaient plus que 891 mi-janvier pour environ 277 milliards d’euros. La part de marché a donc chuté de 4,3 % à 3,2 %. En revanche, les fonds article 8 ont bondi de 8.459 à 9.717 fonds, passant à 34,6 % de part de marché. Le total des encours des fonds article 8 et 9 ressortaient fin décembre à 4.600 milliards d’euros.
Après avoir été pointé du doigt par l’Union des Intermédiaires de Crédit, la caisse régionale a reçu ses représentants pour s’entendre sur le libre exercice.
Porté par des initiatives telles que le plan RePowerEU ou la loi IRA aux Etats-Unis, le secteur des énergies renouvelables présente aujourd’hui de forts besoins en capitaux. Pour ce faire, le financement participatif tend à se normaliser au niveau européen. Jusque-là considéré comme alternatif, l’évolution des normes rebat les cartes de ce dispositif, avec la mise en circulation d’un passeport européen depuis novembre 2021.
L'année 2022 peut être considérée comme celle d'une bonne résistance pour les fonds investis dans ces actifs. Avec un horizon plus lointain, l'intérêt de la catégorie est net.