Quand choc de volatilité rime avec opportunités
Craintes de ralentissement économique mondial sur fond de « hard landing » chinois, dégringolade du prix des matières premières, retentissement planétaire du scandale Volkswagen… L’actualité a mis les nerfs des investisseurs à rude épreuve.
Alors qu’il stagnait autour de 12%, le VIX, le fameux baromètre de la peur de Wall Street, a plus que quadruplé en quelques jours pour dépasser 50% à la fin du mois d’août. Du jamais vu depuis 2008 et 2011. Signe de période de grandes incertitudes et d’anxiété, ce choc de volatilité a concerné de manière généralisée et sans distinction thématique ni sectorielle l’ensemble des classes d’actions. Comme si le marché semblait prendre le parti du pire en mettant dans un même panier les valeurs aussi bien réputées cycliques que défensives.
Cette extrême nervosité manifestée par les investisseurs peut, néanmoins, donner lieu à des niveaux de primes de risque excessifs et constituer de ce fait une source d’opportunités, en particulier dans le segment des valeurs de rendement, pour autant que les perspectives de distribution de dividendes soient réalistes. L’analyse montre en effet que le dividende versé s’avère extrêmement précieux en période de crise et contribue à lisser les performances des portefeuilles. Depuis l’an 2000, les statistiques disponibles sur le sujet sont éloquentes. D’après une étude d’Allianz GI Capital Markets, le dividende a constitué l’essentiel du retour sur investissement global du MSCI Europe entre 2000 et 2005, les ¾ de la performance de l’indice entre 2005 et 2010, puis presque la moitié sur la période courant de 2010 à 2014.
Dans cette optique, certains compartiments de la cote européenne méritent que l’on s’y intéresse. C’est notamment le cas des secteurs de l’immobilier et des télécoms qui procurent une bonne visibilité sur leur capacité à distribuer des dividendes de manière pérenne.
Les valeurs de télécoms bénéficient presque partout en Europe et notamment en Allemagne, de la remontée du revenu par abonné et renouent avec des politiques de distribution prodigues. Ainsi, le rendement estimé 2016 se monte pour Deutsche Telekom à 4.1%, et à 5.4% pour Freenet Ag. Dans l’immobilier, Klépierre ou Alstria Office distribuent un coupon de plus de 4%, celui de Nexity dépasse les 5%, celui d’Atrium Real Estate atteint 7%. En dehors de ces secteurs, bon nombre de valeurs profitent de cash flows en croissance régulière pour distribuer des dividendes généreux. C’est le cas, par exemple de Tieto Oyj dans les services informatiques (4.75%), de Vinci ou Ferrovial dans le secteur des infrastructures (4%), d’Orion (4.8%) dans le domaine de la santé ou encore d’Allianz SE (5.1%) dans les assurances.
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