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Le classement de l'Alpha League Table 2015 révèle de grandes disparités
Le classement de l’Alpha League Table 2015 révèle de grandes disparités
L’Alpha League Table (ALT) distingue le talent lié à la gestion active (alpha) des autres composantes de la performance, liées au marché (bêta). Ce classement européen récompense les sociétés de gestion pour leur capacité à créer de l’alpha dans leur gestion « actions »
Preuve de la difficulté de la tâche en 2014 pour les gérants actifs, l’Alpha League Table (ALT) 2015 d’ Europerformance n’aura noté que 24 sociétés de gestion – et non 32 comme l’an passé. De même, moins de fonds auront été passés au crible – 215 contre 255. Ces deux phénomènes peuvent être imputés à la fois à des difficultés de gestion sur les marchés, notamment en zone euro, et aussi aux restructurations des gammes réalisées par certains gestionnaires. En outre, dans son étude, Europerformance pointe de fortes disparités dans le classement. D’un côté, quelques sociétés délivrent de très forts résultats. De l’autre – un nombre sensiblement plus élevé en fait -, des gestionnaires affichent des résultats inférieurs à l’an passé, voire insuffisants pour figurer dans ce classement (voir encadré ci joint).
Regroupés par grandes familles, certains acteurs parviennent à mieux tirer leur épingle du jeu que d’autres. C’est le cas notamment des « asset managers » réunissant les sociétés de gestion spécialisées, qu’il s’agisse de filiales d’un groupe bancaire ou d'établissements indépendants. Tant en ce qui concerne leur fréquence d’alpha que l’alpha moyen, ils font mieux que les assureurs et les sociétés de gestion des réseaux bancaires.
Avec une fréquence d’alpha de 37,11 %, les « asset managers » font également mieux que l’an dernier (30,71 %) mais moins bien en matière d’alpha moyen (1,91 % contre 2,14 %). De leur côté, les assureurs voient leur fréquence d’alpha se fixer cette année à 28,02 % contre 33,63 % l’an passé. En revanche, l’alpha moyen s’améliore et se fixe à 1,37 % contre 1,67 % dans le précédent classement. Enfin les sociétés de gestion des réseaux bancaires voient cette année leur fréquence d’alpha sensiblement baisser. Elle passe à 16,57 % contre 24,63 % un an auparavant, avec également une légère baisse de l’alpha moyen qui se fixe cette année à 1,63 % contre 1,67 % précédemment.
Dans ce contexte, les sociétés de gestion spécialisées (filiales d’un groupe bancaire) ou indépendantes sont bien représentées dans le Top 10 du classement ALT 2015. Quelques-unes d’entre elles se distinguent comme DNCA Finance ou Comgest. Aux deux premières places, elles affichent des résultats nettement détachés dans le classement, sachant que d’autres « asset managers » comme Lazard Frères Gestion, State Street Global Advisors ou CPR AM figurent également parmi les dix premiers. Et en bonne position. « A ces derniers s’ajoutent des sociétés comme Oddo AM (12ème), EdRAM (19ème), Vega IM (23ème) ou Ofi AM (24ème) », rappelle également l'étude.
D’autre part, outre SMA Gestion, Federis Gestion d’actifs, Axa IM et Covea Finance figurant dans le haut du classement, les assureurs sont bien représentés avec la présence des gestions d’ Allianz Global Investors (13ème), d’ Aviva Investors France (15ème), de Camgestion (20ème), de Groupama Asset Management (21ème) et d’ Agicam (22ème).
Enfin, comme l’an passé, « l’alpha des filiales de réseaux bancaires se concentre », relève l'étude qui note que les gammes ici récompensées comptent 1/3 de fonds en moins. « Les restructurations de gammes mais aussi les difficultés des gestions, expliquent ce nouveau déficit de fonds chez les filiales de banques », note Europerformance. Dans le classement, BNP Paribas AM est la seule filiale de réseau bancaire présente parmi les dix premiers , même si les autres établissements ne sont pas décrochés à l’image de Natixis Asset Management (11ème) qui devance CM-CIC Asset Management (15ème), La Banque Postale Asset Management (16ème), HSBC Global Asset Management France (17ème) et Amundi (18ème).
Reste à savoir sur quels marchés les différents acteurs se sont illustrés en dégageant un alpha positif. A l'évidence, pour les « asset managers », les marchés d’actions européens, ceux de la zone euro et celui de la France, restent des terrains propices. Près de la moitié de leurs résultats a été obtenue dans cet univers d’investissement avec un peu moins de 60% de leurs fonds alpha. Cela étant, géographiquement, les gestions d’actions émergentes et d’actions internationales ont, elles aussi, une contribution positive. « La proportion de fonds alpha ayant pour terrain d’expertise les valeurs asiatiques reste inchangée, autour de 15%, mais l’intensité d’alpha y enregistre une hausse significative », a relevé Europerformance.
Les assureurs affichent quelques similitudes, liées à la qualité de leurs gestions d’actions émergentes et nord-américaines. Les gestions d’actions Asie voient d’ailleurs leur contribution augmenter à 35% même, si ce sont les zones France, euro et Europe qui ont le plus fortement contribué aux résultats des assureurs - à hauteur de 60%.
Quant aux filiales de réseaux bancaires, elles présentent près de 40% de fonds en moins cette année, symbolisant de fait les difficultés des gestions. Notamment celles intervenant sur les marchés d’actions domestiques. A peine plus d’un fonds alpha sur deux s’y illustrent, contre un peu plus de 6 fonds sur 10 l’an passé. A noter que les gestions de valeurs asiatiques représentent désormais près de 20% de l’offre de fonds alpha des réseaux bancaires. Les gestions d’actions internationales et de valeurs américaines sont également bien représentées, conclut l'étude.
Classement de l’Alpha League Table 2015 (évolution par rapport à l’ALT 2014)
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