La société de gestion indépendante très connue des CGPI veut tirer profit de son expertise sur les petites et moyennes valeursElle vient de franchir le cap des 500 millions d’euros d’actifs sous gestion et lance un nouveau produit éligible au PEA-PME
Publié le
Krystèle Tachdjian
Dans le sillage d’autres acteurs du marché de la gestion en France, la société indépendante Amiral Gestion vient de lancer à son tour un fonds éligible au PEA-PME commercialisé depuis le 1er janvier. «Avec la création du PEA-PME, la loi vient sur notre terrain de jeu. Nous avons une expertise reconnue sur la classe d’actifs des petites et moyennes valeurs depuis plus de dix ans. Nous devions être présents avec un fonds éligible au PEA-PME», explique Julien Lepage, gérant et directeur général d’Amiral Gestion.
Tranformation d’un fonds existant.
Le fonds Sextant PME sera investi à hauteur d’au moins 75 % de l’actif dans des PME et des ETI (entreprises de taille intermédiaire) européennes, pour l’essentiel françaises. Le produit est en fait issu de la transformation de Sextant Peak Oil, un petit fonds dédié à l’énergie dont la thématique semblait moins pertinente pour l’avenir. Le nouveau fonds s’inspirera largement de Sextant PEA, l’un des produits phares d’Amiral Gestion, mais laissera de côté les grandes capitalisations boursières internationales comme Google. Sextant PME s’adresse aux clients particuliers historiques qui ont suivi Amiral Gestion en investissant dans Sextant PEA et Sextant Grand Large, mais il vise aussi les institutionnels et les family offices. Comme pour Sextant Grand Large et Sextant Autour du Monde, Sextant PME est référencé auprès des plates-formes de conseillers de gestion en patrimoine indépendants pour leur distribution.Amiral Gestion gère actuellement six fonds communs de placement : Sextant PEA, Sextant Europe, Sextant Grand Large, Sextant Autour du Monde, Sextant PME (ex-Peak Oil), Sextant INC et deux mandats institutionnels, dont le fonds Nova 2 investi à 100 % dans les PME et ETI françaises.
Dans le cadre de ce fonds, la Caisse des dépôts et un groupe d’une dizaine d’assureurs (Axa, Aviva, Cardif ...) lui ont attribué la gestion de 80 millions d’euros d’encours.
Un potentiel toujours entier.
Forte de son expertise sur le segment des PME, Amiral Gestion compte faire la différence sur le marché des «small caps». «Les valeurs moyennes sont généralement moins suivies par le marché. Ce segment est certes plus volatil et moins liquide, mais il offre aussi plus de choix de valeurs et de diversité de métiers que les entreprises du CAC 40. S’il est bien abordé, il est donc plus performant», indique Benjamin Biard, directeur général délégué d’Amiral Gestion. «Il y a encore du potentiel d’appréciation pour certaines valeurs appartenant à l’univers des ’small’ et ’mid caps’, mais un gros rattrapage de valorisation a été réalisé depuis 2009, les valeurs très décotées et les anomalies de marchés deviennent moins nombreuses», ajoute de son côté Julien Lepage.
Créée en 2003 par un ancien d’Exane, François Badelon, toujours président de la société, Amiral Gestion gère pour le compte d’investisseurs institutionnels, de banques privées, de family offices et de particuliers, près de 500 millions d’euros selon les chiffres communiqués à fin novembre 2013.
La société franchit ainsi une étape majeure en se rapprochant de son record de 550 millions d’euros établi avant la crise de 2008. L’équipe est constituée de 14 personnes, dont 11 analystes et gérants, qui sont toutes associées au capital. La société estime que sa marge de progression des encours existe mais elle ne se fixe pas d’objectif chiffré. «Notre seul et unique objectif reste la performance dans la durée. Nous ne souhaitons ni battre un quelconque indice, ni lever un maximum de capitaux en arguant de tel ou tel argument marketing. C’est pourquoi nous ne souhaitons pas restreindre davantage Sextant PME autour de thématiques telles que le rendement, l’actionnariat familial ou certaines technologies, par exemple. Nous souhaitons bénéficier d’un univers d’investissement suffisamment large, dans le cadre fixé par la loi, pour investir dans des entreprises bien gérées et fortement sous-évaluées», insiste Benjamin Biard.
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