Les institutionnels se disent satisfaits de leurs investissements immobiliers en 2021. Ils sont enclins à réitérer leur confiance dans ces deux segments.
Alors qu’elle souffle ses trente bougies cette année, Tocqueville Finance aborde une phase nouvelle de son existence. La boutique est devenue le pôle de gestion actions européennes et thématiques de La Banque Postale Asset Management (LBPAM), son actionnaire à presque 100 %, à la faveur de la réorganisation de ce dernier il y a tout juste un an. «Tout ce qui était actions européennes géré par LBPAM a été transféré chez Tocqueville», détaille à NewsManagers Vincent Cornet, le directeur général de Tocqueville Finance.« Tocqueville est devenu le bras armé de LBPAM sur la gestion actions européennes », ajoute-t-il. La société de gestion a ainsi récupéré 7 milliards d’euros de son actionnaire depuis 2018, ce qui lui permet aujourd’hui d’afficher un encours de 12,5 milliards d’euros, son plus haut historique, confirme Michel Saugné, directeur de la gestion de Tocqueville Finance. LBPAM dans son ensemble gère près de 50 milliards d’euros. En 2021, Tocqueville a profité d’un effet performance de 20 % et d’une «forte» collecte des clients internes (La Banque Postale, la CNP, la BPE) et externes. Pour l’externe, les souscriptions nettes se sont élevées à 400 millions d’euros, confie Caroline Frelet-Desclaux, directrice du développement de Tocqueville Finance. Une offre rénovée L’ex-maison indépendante n’a pas uniquement changé de taille. Elle a aussi profondément remanié sa gamme. Ainsi, Tocqueville Finance s’organise désormais autour de quatre pôles d’un poids équivalent en termes d’encours. A ses gestions historiques sur les petites et moyennes capitalisations et la value, sont venus s’ajouter la gestion croissance et la gestion thématique, héritées en partie de LBPAM. Le tout est géré en intégrant une analyse extra-financière qui figure aussi dans l’ADN de l’actionnaire. De fait, tous les fonds de la gamme sont labellisés ISR ou bénéficient du label Relance. «Tout l’objet des améliorations et ajouts en termes de personnes ou d’amendement des processus d’investissement ont eu pour objectif d’intégrer pleinement la dimension extra-financière», souligne Michel Saugné. La refonte de la gamme s’est traduite par quelques fusions de fonds, qui ont permis de créer des produits d’une taille plus importante. Par exemple, le fonds Ulysse, qui avait fait la renommée de Tocqueville Finance, a été rapproché d’une stratégie de LBPAM sur les petites capitalisations pour donner naissance à Tocqueville Small Cap Euro ISR. Au passage, les noms de fonds historiques de Tocqueville Finance ont été abandonnés. «Nous avons tourné la page de la Grèce antique», confirme Michel Saugné. Une démarche qui permet d’avoir des noms jugés plus clairs et compréhensibles, notamment vis-à-vis de la clientèle internationale. Le fonds en question affiche un encours d’une centaine de millions d’euros. Plus généralement, tous les fonds désormais dans le giron de Tocqueville Finance devraient porter la marque Tocqueville. Mais certains gardent le nom LBPAM pour refléter l’expertise de la société dans le domaine ISR. Cette gamme a désormais quatre «blockbusters», des fonds de plus d’un milliard d’euros d’encours. Ce sont LPBAM ISR Actions Value Euro, Tocqueville Croissance Euro ISR, LPBAM ISR Actions Environnement et LBPAM ISR Actions Euro. Elle continuera à évoluer et à s’enrichir. «Nous avons vocation à être plus dynamique en termes de gestion de la gamme», affirme Michel Saugné. Tocqueville Finance va prochainement créer une version monde de son fonds européen sur le changement climatique, le Global Climate Change. Parallèlement, la société travaille sur un fonds biodiversité en partenariat avec CDC Biodiversité. Développement à l’international Ces transformations s’accompagnent de nouvelles ambitions commerciales. La société, historiquement tournée vers les CGPI, veut désormais s’adresser aussi aux investisseurs institutionnels. Elle bénéficie pour cela d’une nouvelle équipe commerciale institutionnelle de quatre personnes qui a récemment été renforcée avec trois recrutements, sachant que cette équipe sert l’ensemble de LBPAM. «Cette année, grâce à une équipe de vente institutionnelle renforcée, nous avons eu une très bonne couverture des appels d’offres français en actions européennes et attendons encore des réponses», illustre Caroline Frelet-Desclaux. Surtout, Tocqueville Finance est désormais le fer de lance de LBPAM à l’international. La société a de fortes ambitions de développement en Europe. Pour ce faire, elle a créé l’an dernier une Sicav de droit française qui a vocation à accueillir l’ensemble des stratégies de gestion de Tocqueville pour les commercialiser en Europe. «Pour le moment, cette Sicav contient Tocqueville Croissance Euro ISR, mais elle va s’enrichir avec les expertises small cap, environnement…», détaille Caroline Frelet-Desclaux. En outre, la société a recruté un commercial pour la zone Italie et Espagne qui sera basé à Paris. Il travaillera avec Charlotte Vermer qui couvre depuis trois ans la Belgique, le Luxembourg et la Suisse. L’objectif est clair: parvenir à 25 % d’encours sous gestion à l’international. Aujourd’hui, cette part est minime. Mais les équipes dirigeantes de Tocqueville sont confiantes. «On arrive avec une taille de fonds assez significative, un track long, une équipe senior», affirme Caroline Frelet-Desclaux. Cela s’inscrit dans le cadre des objectifs fixés par Emmanuelle Mourey, la directrice générale de LBPAM, de faire grandir les encours de LBPAM de 20 milliards d’euros d’ici à 2023. Caroline Frelet-Descaux a indiqué que compte tenu de la taille de Tocqueville, on pouvait espérer que cela tourne autour de 10 à 20 % de ces montants. «Nous avons souhaité rendre Tocqueville encore plus visible, plus cohérent et clair vis-à-vis de l’extérieur», résume Vincent Cornet. «Il y a une accélération souhaitée dans un groupe qui a une ambition nouvelle», conclut-il.
L’assureur italien est entré en négociations exclusives avec la branche spécialisée de Crédit Agricole Assurances dédiée aux professionnels de santé. Elle pourrait être valorisée 400 millions d'euros.
Pour la première fois de l’année, les encours du produit d’épargne réglementée ont baissé en octobre, selon les chiffres de la Caisse des dépôts. Les Français ont puisé 2,83 milliards dans leurs livrets. Les encours tombent à 343,5 milliards d’euros. Il s’agit de sa plus forte décollecte mensuelle depuis fin 2014. Couplée à celle du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) - de 0,57 milliard - la décollecte sur les livrets d'épargne réglementée a totalisé 3,4 milliards d’euros en octobre, soit la plus forte depuis octobre 2014 (-3,8 milliards d’euros), année où le taux du Livret A avait été abaissé de 1,25% à 1%. Au total, sur les dix premiers mois de l’année 2021, la collecte nette du Livret A et du LDDS s'élève à 20,64 milliards d’euros, pour un encours cumulé de 468,9 milliards d’euros à fin octobre, soit une hausse de 5,9% sur un an.
Bercy évoque un mécanisme analogue aux provisions d’égalisation avec une durée de non-fiscalisation de vingt ans. Le projet est bien accueilli par les entreprises.
Le futur ex-affilié de Natixis Investment Managers, H2O Asset Management, a dévoilé, ce lundi, une nouvelle gouvernance. La société de gestion, récemment assignée en justice par un collectif d'épargnants, a fait l’objet d’un accompagnement par un consultant pour l’amélioration de son organisation et le renforcement de sa gouvernance et de ses fonctions de risque et de conformité. La firme, qui souhaite relocaliser une partie de ses fonds en France,s’est ainsi dotée d’un comité exécutif global,«dont la mission première est de définir et de déployer une vision stratégique commune au sein du groupe H2O AM (Londres, Paris, Monaco, Singapour et Genève)» selon un communiqué. Avec l’instaurationde ce nouveau comité, Loic Guilloux, directeur général de H2O AM Europe (la filiale parisienne de H2O AM),devient co-directeur général du groupe H2O AM aux côtés de Bruno Crastes.Juliette Pianko exerce les fonctions de directeur des risques du groupe tandis queJean-Christophe Morandeau estchargé de la conformité, du juridique et des finances en qualité de secrétaire général du groupe. Marc Maudhuit est, lui, nommé directeur des opérations du groupe H2O AM. Le comité exécutif global comprend égalementVincent Chailley, directeur des investissements du groupe, ainsi que Babak Abrar, directeur des ventes et du marketing du groupe. La société de gestion précise que Jean-Noël Alba, ancien directeur adjoint de H2O AM et ex-président de H2O AM Europe, a quitté l’entreprisefin septembre.Dans la perspective de sa prochaine sortie du gestionnaire multi-boutiques Natixis IM, H2O AM avait déjà repris en main sa distribution et ses relations investisseursen septembre.
Vendredi matin, lors de la commission des sanctions de l’Autorité des marchés financiers (AMF), la représentante du Collège a demandé une amende de 150.000 euros et un avertissement à l’encontre de la société de gestion Twenty First Capital en raison de la gravité des faits et de la multiplication des manquements (sept) pendant près de 3 ans. Elle relève toutefois que les manquements sont purement formels, n’ont généré aucun profit pour la société, n’ont pas porté préjudice aux investisseurs, et que la société a remédié aux dysfonctionnements notifiés. Dans une première série de griefs, le gendarme boursier reproche à la société de gestion son absence de procédure comptable et le caractère non-opérationnel de la procédure relative au calcul et au suivi des fonds propres réglementaires. Dans une seconde série de griefs, l’AMF relève l’absence de traçabilité des décisions de gestion et des manquements dans le dispositif de gestion des conflits d’intérêts. La société de gestion met en avant la fraude comptable commise par son ancien directeur financier avec la complicité d’un ancien directeur général. Elle a déjà engagé des procédures à l’encontre de ces deux salariés. La société reproche aussi à son commissaire aux comptes d’avoir débutétardivement ses travaux et de ne pas avoir détecté la fraude