Largement répandue dans les processus d’investissement, l’intégration des critères ESG est une première étape. L’urgence écologique et sociale nécessite aujourd’hui d’aller plus loin en privilégiant la recherche d’un impact positif concret et mesurable.
Dans sa réponse à la consultation publique de la Commission européenne sur la notation ESG, l’Autorité des marchés financiers (AMF) lui a fait part de son opinion selon laquelle il est nécessaire de définir un encadrement réglementaire des fournisseurs de données, notations et services ESG au niveau européen. L’AMF considère que cette future réglementation doit couvrir toute l’offre de données, de notations et de services extra-financiers et ne pas se limiter aux seules notations ESG. Toujours selon l’AMF, la règle doit prévoir des exigences de transparence sur les méthodologies, les données sous-jacentes utilisées, et les objectifs des produits (notamment risque ou impact). Elle doit également prévoir des exigences en matière de gestion des conflits d’intérêts, des procédures de contrôle interne, et un dialogue renforcé avec les sociétés qui font l’objet d’une notation extra-financière. «A ce stade de développement du marché où l’analyse de la performance extra-financière reste protéiforme et évolutive, cet encadrement réglementaire ne doit pas conduire à une standardisation des méthodologies, mais doit garantir une transparence suffisante des acteurs vis-à-vis du marché», précise l’Autorité. L’AMF considère enfinque cette réglementation doit être centralisée au niveau européen. «Confier cette mission au régulateur européen des marchés financiers, l’Esma, permettrait de bénéficier de son expérience de supervision des agences de notation de crédit et serait cohérent avec le projet de lui confier la supervision des examinateurs externes d’obligations vertes européennes», estime l’AMF.
Après des années de tests, passage au cas d’usage grandeur nature. Le gestionnaire d’actifs Natixis Investment Managers commercialise «depuis quelques semaines» l’ensemble des ses OPCVM monétaires et obligataires court terme via la technologie de la blockchain à ses clients trésoriers d’entreprises et investisseurs institutionnels. Et pour l’occasion, son partenaire en la matière, FundsDLT, vient d’ouvrir une succursale en France, première implantation physique du groupe en dehors du Luxembourg. «Nous avons étendu nos agréments luxembourgeois en France via le passeport européen pour accompagner notre client et actionnaire Natixis IM», a annoncé Olivier Portenseigne, directeur général de FundsDLT, à l’occasion d’une conférence co-organisée par L’Agefi et FundsDLT. Il s’agit donc du premier déploiement de la blockchain dans la commercialisation de fonds à grande échelle en France. Et le groupe Natixis IM compte bien ouvrir «d’ici la fin de l’année» cette nouvelle technologie à l’ensemble de sa gamme d’OPCVM comprenant tous ses affiliés, de Mirova à Ostrum en passant par Loomis Sayles, auprès des trésoriers d’entreprises et des institutionnels. Le segment de la distribution (banques privées, conseillers, etc) sera ouvert dans un second temps. Protocole Etherum FundsDLT n’est pas le seul acteur en matière de distribution blockchain de fonds – le Français Iznes exerce aussi depuis longtemps - mais Joseph Pinto, responsable de la distribution pour l’Europe, l’Amérique latine, le Moyen-Orient et l’Asie-Pacifique chezNatixis IM, a indiqué que le groupe avait choisi FundsDLT il y a quelques années car il recherchait une technologie qui lui permette «de répondre à tous nos besoins, à la fois pour les fonds de droit français, de droit luxembourgeois ou irlandais et aussi pour une clientèle internationale et pas seulement française». FundsDLT développe une technologie blockchain avec le protocole Etherum. «La commercialisation marche extrêmement bien car il y a une plus grande rapidité pour l’expérience clients et plus de transparence pour nous car nous savons plus rapidement ce qu’il se passe dans nos OPCVM monétaires», relate Joseph Pinto. Natixis IM est le troisième client de FundsDLT pour des cas d’usage après l’Italien Azimut et un deuxième client qui a souhaité rester anonyme. Aujourd’hui, en France, la distribution de fonds est très fragmentée, partagée entre les banques, les conseillers financiers, les dépositaires, assureurs, plateformes de fonds et agents de transfert. Les asset managers sont souvent «aveugles» par rapport aux comportements des clients finaux. «L’idée avec la blockchain est de répondre aux problèmes de manque de transparence et de difficultés de distribution transfrontalières que cette fragmentation engendre, avec une infrastructure nouvelle et la modification des modèles opérationnels actuels», explique Gilles Maréchal, le patron France de FundsDLT. La France pionnière en matière de réglementation La France est pionnière en matière de réglementation grâce à la loi Pacte et le Dispositif d’enregistrement électronique partagé (Deep). L’Europe est en cours de préparation de textes également depuis que la Commission européenne a publié en septembre 2020 son «Digital Finance Package» visant à développer la finance numérique.«Le marché européen pourra bientôt dépasser la phase d’apprentissage et de test et rentrer dans un domaine plus industriel de dématérialisation des titres financiers en blockchain», prévient Franck Guiader, directeur de Gide 255, au sein du cabinet Gide. FundsDLT compte d’ailleurs ouvrir d’autres bureaux en Europe, notamment en Irlande, ainsi qu’en Asie. Elle n’envisage pas pour le moment de s’ouvrir à la distribution de crypto actifs comme le bitcoin mais plutôt aux devises digitales qui seront lancées par les banques centrales ou les banques commerciales comme celle de JP Morgan.
Le rapprochement annoncé en juin 2021 entre les sociétés de gestionFlornoy et Ferri a donné naissance à une nouvelle entité nommée Flornoy Ferri. La société du groupe Premium, lui-même contrôlé par Eurazeo, gère aujourd’hui 2,2 milliards d’euros d’actifs pour le compte d’une clientèle de particuliers, de conseillers en gestion de patrimoine, d’associations et d’institutionnels. Le nouvel ensemble ambitionne de passer le cap des 3 milliards d’euros d’actifs sous gestion dans les 12 mois. Il réunit 42 collaborateurs dont une équipe parisienne qui s’installera prochainement dans de nouveaux locaux et des équipes réparties sur cinq sites en région (Bordeaux, Aix en Provence, Lyon, Le Mans, Tours), ainsi qu’en Belgique et en Suisse. Sylvain et Nicolas Ferri, co-fondateurs de FerriGestion, ont pris respectivement les fonctions de directeur général délégué et directeur des risques de Flornoy Ferri. C’est le président de Flornoy, Benoît Jauvert, qui préside le nouvel ensemble. La société, qui gère actuellement 18 fonds prévoit d’étoffer sa gamme avec la création dans les prochaines semaines d’un fonds diversifié multithématiques et d’un fonds obligataire 100% green bonds et social bonds. En gestion privée, Flornoy Ferri poursuivra sa stratégie de croissance externe «avec actuellement plusieurs projets d’acquisition», précise la société dans un communiqué. Ce pôle d’activité accueillera par ailleurs prochainement un nouveau responsable.
Vincent Mortier, le responsable de la stratégie d’investissement d’Amundi, a amendé jeudi les propos qu’il avait tenus la veille sur les phénomènes de bulle dans leprivate equity. Il avait alorscomparé certains excès à ceux d’une «pyramide de Ponzi»lors d’une conférence de presse.Une image qui a fait grincer des dents dans le microcosme français du capital investissement, et notamment en interne, puisque Amundi développe aussi des expertises en private equity. «L’image que j’ai utilisée de la pyramide de Ponzi pour décrire certains segments ciblés de ce marché était inappropriée car elle sous-entendrait un caractère frauduleux de certains acteurs, ce qui n’est évidemment pas le cas», précise Vincent Mortier dans un message électronique envoyé par Amundi à L’Agefi. «Lors d’une conférence de presse sur les vues de marchéde la gestion d’Amundi, j’ai répondu à une question sur l’état des valorisations du secteur mondial du private equity. J’ai exprimé le fait que comme tout marché, le private equitypouvait être soumis à des effets localisés de bulles, qui peuvent être accentuées par les spécificités de ce secteur», rappelle le responsable dans ce message. Vincent Mortier avait pointé du doigt mercredi un problème réel : l’expansion des valorisations au gré des reventes de participations d’un fonds à l’autre. Un phénomène qui pourrait arriver à son terme si les fonds deprivate equitydevaientréévaluer à la baisse la valeur de leurs portefeuilles au 30 juin pour tenir compte de la correction en cours sur les marchéscotés.
L'association a déposé un recours pour excès de pouvoir devant le Conseil d'Etat auquel est joint une question prioritaire de constitutionnalité ainsi qu'une question préjudicielle.
Prises au piège du taux d’usure, les banques ne peuvent pas augmenter suffisamment leurs taux d’intérêt et voient leur rentabilité rognée. La Société Générale et le Crédit du Nord ont déjà décidé de se passer des courtiers.
La valorisation du spécialiste du courtage en assurances et en financement immobilier a grimpé en flèche sous l’effet d’une enchère très concurrentielle.
Vincent Mortier, le patron de la stratégie d’investissement d’Amundi, met les pieds dans le plat. Il a comparé mercredi les excès du private equity à une «pyramide de Ponzi», lors de la présentation de ses perspectives d’investissement. En cause, l’absence de mise en valeur de marché des portefeuilles et la capacité des fonds à se revendre mutuellement leurs participations à des multiples très élevés. «Il est évident que vous n’allez pas dévaloriser votre portefeuille. C’est pour cela qu’on peut parlerde Ponzi, car c’est un système circulaire», a-t-il ajouté. Le responsable a aussi évoqué «une grosse bulle sur les marchés privés», qui n’ont pas encore pris la mesure de la correction sur les marchés boursiers. Ironie de l’histoire, Amundi cherche depuis plusieurs années à pousser ses expertises dans le private equity et les infrastructures, qui représentent encore une part minime de ses 2.000 milliards d’euros d’encours.
Agami Family Office vient d’annoncer sur LinkedIn la nomination de Prisca Mersanne au rang de directrice des opérations ainsi que membre du comité de la direction. Elle sera chargée de la déclinaison opérationnelle du plan stratégique. Elle sera également responsable pour la direction commerciale, marketing et de la communication. Prisca Mersanne arrive de la Banque Palatine, où elle était directrice du marketing depuis 2015. Elle est entrée dans la banque en 2011 comme directrice de succursale, avant d’être promue directrice des méthodes commerciales et responsable de marché clientèle privée italienne en 2014. Elle a précédemment travaillé chez Société Générale pendant 10 ans, d’abord comme conseillère en gestion de patrimoine, avant d’être nommée directrice d’agence à 2006. Au début de sa carrière, elle a été conseillère en gestion de patrimoine pour La Banque Postale pendant près de sept ans.
L’idée d’investir dans la pierre les séduit mais plusieurs freins les refroidissent. Au-delà de l’engagement financier, la complexité fiscale est rédhibitoire pour beaucoup.
La présidente du Comité consultatif du secteur financier (CCSF) s'exprime peu dans les médias. Pour l'Agefi Actifs, Corinne Dromer a accepté de s'étendre sur l'avancée des travaux du CCSF concernant l'amélioration de l'information de l'assuré en assurance emprunteur. Elle s'exprime également sur la loi Lemoine et les points d'attention du CCSF lors de sa future évaluation.
Les cryptomonnaies ont donné quelques sueurs froides aux investisseurs. Dans le sillage de la chute des valeurs du Nasdaq, les cryptos sont orientées à la baisse. Depuis novembre, la capitalisation des cryptos a perdu la moitié de sa valeur.
Ardian annonce mercredi son entrée au capital d’Odealim. Le fonds d’investissement investira «en co-contrôle» dans le courtier spécialiste en assurances immobilières après avoir conclu un accord avec TA Associates, actionnaire de référence d’Odealim depuis 2018 qui a accompagné la croissance du courtier dont les ventes sont passées de 30 millions d’euros en 2018 à 160 millions d’euros aujourd’hui. Le montant de la transaction n’est pas connu. «TA Associates réinvestira dans l’entreprise au même titre que Raise Investissement et l’équipe de management», précise un communiqué.
Le superviseur s’oppose aux affirmations répétées des banques françaises selon lesquelles les nouvelles règles prudentielles nuisent à leur capacité à financer l’économie.
Calcium Capital fait son entrée en tant qu’investisseur minoritaire au sein d’Equance, conseil en gestion de patrimoine à destination des expatriés français.
L’Ile-de-France poursuit sur sa lancée des derniers mois: les ventes sont en hausse après une très bonne année 2021. Les maisons en Grande couronne continuent d’attirer les Franciliens alors que les prix parisiens continuent de dévisser.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a prononcé à l’encontre de Serge Monin, président-directeur général de la société Audit Patrimoine Conseil, une sanction de 150.000 euros assortie d’une interdiction d’exercer l’activité de conseiller en investissements financiers pendant une durée de dix ans. L’AMF reproche à la société de n’avoir pas exercé son activité «avec la compétence, le soin et la diligence qui s’imposent au mieux des intérêts de ses clients en commercialisant des fonds d’investissement alternatifs qui ne pouvaient pas être commercialisés en France», de ne pas avoir mis en place les mesures suffisantes contre le blanchiment et la lutte contre le terrorisme, et de n’avoir pas recueilli d’éléments d’identification de ses clients et d’informations relatives à la nature et à l’objet de la relation que la société avait avec eux. Cette décision peut faire l’objet d’un recours.