Trois phénomènes sont en train de créer les conditions d'une nouvelle donne, beaucoup plus favorable aux acteurs industriels disposant d'actifs de production sur le vieux continent.
Le rapprochement des réseaux Crédit du Nord et Société Générale aura une conséquence collatérale chez Amundi. Le géant européen de la gestion, issu en 2009 de la fusion des anciennes sociétés de gestion du Crédit Agricole et de la Société Générale, s’occupe en effet de la conception des solutions d’investissement du Crédit du Nord à travers sa filiale Etoile Gestion. Cette dernière faisait partie des sociétés du giron Société Générale récupérées par Amundi. D’après nos informations, un plan de mobilité interne et des facilités au départ, mais sans contrainte, a été ouvert pour les salariés d’Etoile Gestion. Cette dernière n’aura en effet plus vocation à continuer de servir spécifiquement le groupe Crédit du Nord puisque celui-ci sera fusionné avec le réseau Société Générale. Etoile Gestion compte 16 salariés pour un total de 5.300 salariés pour l’ensemble du groupe Amundi. Contactée par NewsManagers, Amundi précise qu’elle « entend adapter son dispositif aux transformations en cours au sein des réseaux du groupe Société Générale afin de profiter pleinement du potentiel de développement offert par la nouvelle banque, en particulier dans le domaine de l’épargne. A cet effet, face à un réseau bancaire unique, Amundi a prévu de procéder à une fusion des deux sociétés de gestion qui sont actuellement dédiées à chacun des réseaux (S2G et Etoile gestion). Le groupe assure que« cette fusion devrait s’accompagner d’un accroissement substantiel des activités de gestion sous mandat ». Il prévoit également « une rationalisation de l’ensemble des fonds actuellement existants pour ne constituer qu’une seule gamme à commercialiser par la nouvelle banque». Les consultations des représentants du personnel sont en cours. S2G doit rester rattachée à Amundi dans tous les cas. Selon nos informations, une dizaine de recrutement serait d’ailleurs en cours chez S2G, principalement des gérants.
Le Top 500 de Challenges sur les fortunes professionnelles de France en 2021, paru ce 7 juillet, montre que le capital-investissement fournit un nouveau lot de riches au classement, alors que cette classe d’actifs n’a jamais été autant demandée par les investisseurs. Dominique Sennequier, présidente et principale actionnaire d’Ardian, un des leaders mondiaux du capital investissement, fait une entrée fracassante et se place au 183ème rang des 500 plus grandes fortunes de France, alors qu’en 2020, elle en était absente (mais Challenges n’en indique pas les raisons). Elle est à la tête d’une fortune professionnelle estimée à 650 millions d’euros. Autre entrée remarquée dans le classement, celle d’Alain Rausher, au 72ème rang, avec une fortune estimée à 1,55 milliard d’euros. Il détient encore près de 31% d’Antin, la société de capital investissement qu’il a créée en 2007 et qu’il a fait coter en Bourse l’an dernier. On notera également l’entrée dans le classement de Loïc Féry, un breton, patron du hedge fund londonien Chenavari et dont NewsManagers a révélé récemment un projet d’installation en France. Il est aussi propriétaire et président du FC Lorient depuis 2009. Avec une fortune estimée à 260 millions d’euros, il se classe au 442ème rang du Top 500. La première fortune du secteur financier reste toujours Ariane de Rothschild et sa famille, propriétaire du groupe Edmond de Rothschild dont l’activité est essentiellement tournée vers la banque privée. Sa fortune est estimée à 4,5 milliards d’euros (au 26ème rang), en progression de 100 millions par rapport à l’an dernier. Jacques Veyrat, propriétaire du fonds d’investissement Impala est loin derrière avec une fortune estimée à 2,8 milliards. Maurice Tchénio, qui a fait parler de lui dernièrement en devenant associé de la société de gestion IVO, a une fortune estimée à 625 millions d’euros grâce notamment aux 65% qu’il détient à travers un holding dans le capital d’Altamir. Edouard Carmignac et sa famille, propriétaires de la société de gestion éponyme, ont vu leur fortune professionnelle légèrement progresser en 2021 à 1,4 milliard d’euros.
L’entreprise dirigée par Nicolas Louvet fait un pas de plus vers son objectif de démocratisation de l’épargne crypto en abaissant le ticket d’entrée de sa gamme de livrets.
La Banque centrale européenne estime à 70 milliards d’euros le poids des risques climatiques supportés par les plus grandes banques. Des chiffres très sous-évalués.
Didier Kling a été réélu président de la Chambre nationale des conseils experts financiers (CNCEF), qui vient de renouveler son conseil d’administration pour les trois ans à venir. Paul Bougnoux est nommé secrétaire général de l’association, Stéphane Huillet son trésorier. Les administrateurs sont Yves-Alain Ach, Jean-Pierre Duverney-Guichard, Stéphane Fantuz, Christelle Molin-Mabille et Marc Sabate.
Le collège sera chargé, comme ceux des autres officiers ministériels concernés par la réforme de la déontologie et de la discipline, d'élaborer un code de déontologie propre à sa profession.
Elle pourra être versée aux salariés gagnant plus de trois Smic avec un régime fiscalo-social aligné sur celui de l'intéressement et de la participation. D'autres mesures visent à favoriser le recours à l'intéressement.
Le Groupe MNK Partners, spécialisé dans les investissements immobiliers paneuropéens annonce l’arrivée de sa directrice des partenariats au sein de MNK Global Sales. Sylvie Fage doit contribuer au développement du réseau de partenaires et au renforcement de la collecte des fonds sous gestion.
L’Autorité des marchés financiers (AMF) a publié ce 7 juillet les résultats d’une série de contrôles thématiques courts sur les obligations de meilleure sélection et de meilleure exécution dans le domaine du trading. Son étude, dite «contrôle spot», a porté sur cinq sociétés de gestion (OPCVM, fonds alternatif, et mandats de gestion), entre juillet 2018 et juillet 2021. Le gendarme financier se dit, dans l’ensemble, satisfait de ses observations. Toutes les sociétés contrôlées ont ainsi mis en place une politique de meilleure exécution. Notamment, l’AMF a apprécié que les quatre sociétés de gestion ayant recours à des courtiers aient mis en place un comité semestriel chargé du suivi de la qualité des prestations fournies et aient déterminé un ensemble de critères d’appréciation qualitatifs sur la base desquels elles se prononcent de manière périodique. De même, 4 des 5 sociétés de gestion du panel disposaient de mesures quantitatives permettant de contrôler a posteriori la qualité d’exécution de leurs ordres par leurs soins ou par des courtiers. Cependant, le régulateur a regretté le manque de précision dans les politiques et procédures internes de meilleure exécution. Ainsi, l’utilisation des mesures quantitatives n’était que peu ou pas formalisée et documentée en interne. Aucune société contrôlée n’a ainsi détaillé comment les caractéristiques de l’ordre, de l’instrument financier, et du lieu d’exécution influençaient la détermination de l’importance relative de ces facteurs. «Seule une des sociétés du panel a déterminé et utilisé un seuil d’alerte et une méthodologie visant à déceler les éventuelles anomalies, mais sans justification de la nature et du niveau de ce seuil, qui s’est révélé inopérant compte tenu du volume d’alertes généré», complète l’AMF. De même, les listes des lieux d’exécution étaient très générales et non limitatives. L’autorité a également relevé des insuffisances en matière d’analyse de la pertinence et de la complétude des politiques de meilleure exécution et de leur mise en œuvre. «Sur la période examinée, les équipes de contrôle interne ne se sont pas assurées, par exemple, que des diligences d’évaluation de la bonne exécution des ordres par la société de gestion de portefeuille ou ses courtiers ont été effectivement réalisées, au-delà de la seule tenue d’un comité périodique», indique l’AMF. L’AMF appelle donc les sociétés de gestion de portefeuille à étoffer leur politique et procédures internes de meilleure sélection/exécution, ainsi qu’à renforcer et mieux formaliser leur dispositif de suivi et de contrôle de l’évaluation de la qualité de l’exécution des ordres.
Le sénateur et rapporteur général de la commission des finances bien connu de la Place pour son rapport «Payer moins et gagner plus», enfonce le clou avec une proposition de loi qui en reprend lesprincipales conclusions. Avec un leitmotiv : les frais de l’épargne.
La Première ministre a réaffirmé le principe de la réforme qu'elle déclare vouloir mener en lien étroit avec les corps intermédiaires, sans s'engager sur un âge de départ.
Frédéric Oudéa, directeur général de la Société Générale, devient le vice-président de la FBF et Philippe Heim, président du directoire de la Banque Postale, trésorier.
Un partenariat avec la société de gestion Triodos Investment Management en France doit permettre à ses clients de renforcer leur contribution au développement de l'inclusion financière via le fonds Triodos Microfinance.
La société de gestion Mirova, dédiée à l’investissement durable et affiliée de Natixis Investment Managers, a fait inscrire un point à l’ordre du jour de l’assemblée d’Orpea, qui se tiendra le 28 juillet. Le gestionnaire demande que soient présentés aux actionnaires par la nouvelle direction générale: les priorités identifiées pour la direction et le conseil d’administration dans les prochains mois, les premières démarches mises en œuvre pour entamer la transition du groupe vers des pratiques durablement restaurées, sa vision de la gouvernance dans le contexte d’une entreprise intrinsèquement liée aux enjeux sociétaux et les actions qu’il reste à mener pour mettre en place une gouvernance partenariale, et l’horizon de temps auquel les investisseurs peuvent s’attendre pour obtenir des engagements précis dans le cadre d’un plan stratégique et RSE détaillé. Mirova, actionnaire représentant 4,36% du capital à fin mars 2022, est investisseur depuis huit ans du groupe Orpea et a été lourdement affectée par la chute du titre. «Au-delà des réponses qui nous seront présentées à l’assemblée générale, nos attentes restent nombreuses pour ces prochains mois et, si les engagements sont pris rapidement, ces prochaines années», a déclaré Mirova dans un communiqué.
Le procès se rapproche pour H2O AM dans l’affaire Windhorst. Le Tribunal de commerce de Paris a donné gain de cause à de nombreux plaignants souhaitant obtenir des pièces de la part de la société de gestion, ancienne affiliée de Natixis IM, afin de calculer leurs préjudices pécuniaires, a appris Newsmanagers. Une ordonnance prononcée le 8 juin, et qui n’a pas été pour le moment rendue publique, contraint H2O AM à transmettre plusieurs dizaines de documents concernant ses investissements dans les obligations du groupe Tennor (propriété de LarsWindhorst), et certains de ses choix de gestion, selon plusieurs sources proches du dossier. La certification de ces documents a été confiée à une figure centrale de la gestion d’actifs en France: Eric Pinon. Le président sortant de l’Association française de la gestion (AFG) a ainsi été nommé «technicien constatant», et a pour mission de vérifier l’adéquation, l’exhaustivité et la sincérité des pièces transmises par H2O AM au regard de l’ordonnance prononcée par le juge. Il ne s’agit pas d’un rôle d’expert judiciaire, puisqu’il n’émettra pas d’avis. Son rapport devra être rendu d’ici quatre mois. Interrogés par la rédaction, les deux avocats représentant les différents demandeurs ont confirmé ces informations. «Il est très rare d’obtenir à la fois l’expert sollicité et toutes les pièces demandées avec un niveau de granularité aussi fin. Cela laisse penser que le tribunal a pris conscience de la gravité de cette affaire et de l’urgence pour les investisseurs», commente Maître Guillaume-Denis Faure, du cabinet Simmons & Simmons, avocat de la société de gestion allemande Sauren, qui s’est jointe aux demandeurs en cours de procédure. De son côté, H2O AM n’a pas souhaité communiquer sur ce sujet. Cette décision du tribunal fait suite à une assignation de H2O AM en référé-probatoire fin septembre 2021 par le Collectif Porteurs H2O, qui réunit des investisseurs ayant des avoirs dans les side pockets, des fonds de cantonnement constitués des obligations illiquides du groupe Tennor. Le collectif, représenté par Maître Dominique Stucki, souhaitait alors « clarifier les responsabilités encourues dans la gestion de différents OPCVM grand public (H2O Allegro, H2O MultiStrategies et H2O MultiBonds, H2O Adagio, H2O Moderato, H2O MultiEquities, H2O Vivace) ayant subi des pertes considérables au titre d’investissements réalisés entre 2015 et 2019 dans des actifs notoirement illiquides ». H2O AM n’officialise aucun calendrier de remboursement des fonds La dernière valeur liquidative agrégée des dix side pockets, en date de fin mai, s'élève à 1,06 milliard d’euros d’encours, soit une perte de plus de 35% par rapport à la valorisation initiale d’environ 1,6 milliard d’euros. Et les porteurs de parts pourraient peut-être rapidement savoir à quoi s’en tenir. La société Tennor doit rembourser ce mois-ci ses obligations arrivant à maturité. Tennor, qui a été mis en faillite une première fois par un tribunal néerlandais en novembre 2021 avant de faire annuler la décision en appel, a déjà obtenu un délai gracieux de six mois de la part de H2O AM, selon une lettre aux porteurs de parts de janvier dernier dont le Financial Times s'était fait l'écho. Interrogé par Newsmanagers, la société de gestion n’a pas souhaité fournir d'échéancier de remboursement. « H2O AM continue de travailler, avec ses conseillers juridiques et financiers, sur les expositions des fonds SP [« side pockets », NDLR] aux titres du groupe Tennor dans le but de les céder aux meilleures conditions possibles. Nous communiquerons dès que nous aurons de nouvelles informations à ce sujet », a déclaré un représentant de H2O AM. Les griefs des plaignants ne se limitent toutefois pas au blocage de leurs investissements. « Nous souhaitons obtenir le remboursement de la totalité des sommes perdues au titre des investissements dans les obligations du groupe Tennor, mais aussi les frais payés par les fonds de H2O AM pour tenter de restructurer ces dettes de manière accélérée, par exemple les honoraires de courtiers réglés au cours de l’année 2019 dans le cadre des buy-and-sell backs, ainsi que des pertes de chance et des préjudices moraux, et les dommages économiques spécifiques subis par les investisseurs professionnels et intermédiaires (CGP etc.) au titre des tromperies véhiculées par H2O avec l’appui de ses ‘tiers de confiance’ », déclare Maître Stucki, qui représente aussi, dans cette affaire, des sociétés de gestion, des conseillers en gestion de patrimoine et des investisseurs institutionnels en-dehors du collectif. Prouver l’existence d’une tromperie quant aux informations transmises aux clients à l'époque des faits sera un enjeu clé pour les parties civiles professionnelles, qui chercheront à restaurer leur crédibilité auprès de leurs clients finaux. Par exemple, la société de gestion allemande Sauren, dont trois fonds maisons sont concernés, déclare par la voix de son avocat avoir « pris la décision documentée de sortir des fonds H2O AM un an avant la survenue de l’affaire, mais [avoir ensuite] reçu des informations trompeuses [la] persuadant de rester investie». Le maintien de la confiance du public dans l’industrie financière se jouera, un peu, dans ce dossier.
Une étude estime, de manière contre-intuitive, que les banques traditionnelles pourraient gagner en efficience énergétique en utilisant le bitcoin, pourtant réputé énergivore.
Le think-tank dresse une liste de 10 propositions pour améliorer la mise en place et le maintien des accords de participation et d'intéressement, dans les petites comme les grandes entreprises.