Le régulateur européen des marchés financiers Esma a publié son rapport final relatif aux règles en matière de publication d’informations dans le cadre de la distribution et de la gestion transfrontalière de fonds Ucits et alternatifs au sein des marchés l’Union européenne. Le superviseur avait consulté les parties prenantes entre mai et septembre sur un projet de standards techniques réglementaires (RTS) et standards de mise en œuvre technique (ITS) qu’il a amendé en prenant en compte les huit commentaires reçus.
La jeune banque privée suisse Cité Gestion a fusionné avec le multi-family office Sartus Capital, rapporte finews. Le nouvel ensemble devrait gérer près de 7 milliards de francs suisses (7,2 milliards d’euros) pour le compte de sa clientèle fortunée et compter près de 100 salariés. L’opération a déjà reçu l’accord des autorités suisses cette année. Sartus Capital a été créée en 2016 et acquise par son management en 2021. Elle revendique une «affiliation privilégiée» avec XP Inc., une société d’investissement cotée au Nasdaq et dont le siège social est au Brésil. Les origines de Cité Gestion remontent quant à elles à 2009 en tant que gérant indépendant sous l’ombrelle de Lombard Odier. En 2017, les six associés partenaires en ont pris le contrôle avant de faire rentrer le zurichois Ultra Finanz au capital en 2019. Elle a obtenu une licence bancaire de banque privée cette année.
L’association européenne des gestionnaires d’actifs Efama a accueilli positivement l’accord trouvé ce mardi par les représentants du Conseil de l’Union européenne sur la révision du règlement et de la directive sur les marchés financiers (Mifir et Mifid II). Cet accord va enclencher les trilogues, discussions entre le Conseil, le Parlement et la Commission européenne. Dans une prise de position, publiée ce mercredi, l’Efama évoque le «soulagement collectif» de ses membres suite à l’accord dans la mesure où celui-ci constitue un pas de plus vers la mise en place d’une consolidated tape en temps réel sur les actions. Cette infrastructure vise à la consolidation et la diffusion, au niveau européen, des informations relatives au prix et au volume des transactions effectuées sur un titre, peu importe le marché sur lequel il est négocié. Le marché des actions américaines dispose d’un tel système depuis les années 1970. Pour l’Efama, l’accord établit les fondations pour les bases de données pré-négociation en temps réel pour les actions. Il ne satisfait cependant pas l’association allemande de la gestion d’actifs, BVI, qui ne siège plus à l’Efama. Le président de BVI, Thomas Richter, soutient dans un entretien publié mardi sur le site internet de l’association que la consolidated tape pour les actions, imaginée en l'état, fournira difficilement des données pré-négociation en temps réel. «Les marchés actions ont proposé que la publication de données soit décalée d’une minute, ce qui est inacceptable. Une consolidated tape pareille serait sans valeur pour les investisseurs institutionnels. Une consolidated tape pour les actions et les fonds indiciels cotés (ETF) doit publier les données de marché à chaque seconde pour que les gérants de portefeuilles puissent avoir une vue du marché sur un titre. C’est un compromis raisonnable, assez rapide pour avoir une vue du marché mais ce laps de temps sera toujours trop lent pour les brokers et les traders à haute fréquence qui opèrent à la milliseconde ou encore plus vite», explique Thomas Richter, pour qui une infrastructure similaire est encore plus nécessaire sur les obligations en Europe. Un délai d’une minute pour la publication de données de marché sur une obligation (contre un délai pouvant aller jusqu'à plusieurs semaines actuellement) serait selon lui «totalement suffisant». Une étude sur le paiement pour les flux d’ordres réclamée L’Efama a de son côté salué les dispositions de l’accord pour une consolidated tape sur les obligations tout en soulignant «l’importance de périodes de report appropriées pour les plus grosses transactions obligataires les moins liquides». Par ailleurs, l’association a pressé les législateurs européens d’anticiper les problématiques de coût et de concurrence chez les fournisseurs de données de marché en proposant un cadre réglementaire robuste pour un prix «juste» de la donnée. Concernant l’autre sujet épineux de l’accord - le paiement pour flux d’ordres (PFOF) - l’Efama réclame une étude impartiale sur l’impact réel du paiement pour les flux d’ordres sur la formation des prix, la liquidité, la participation des investisseurs individuels et la capacité à exécuter les ordres au meilleur prix. Une interdiction ou a minima une restriction de ce type de paiements aux brokers est envisagée par les législateurs.
Core Scientific, qui contrôle 10% de la puissance de calcul totale déployée pour miner le bitcoin, s’est placé sous le régime des faillites américain ce 21 décembre.
La collecte du Livret A et du Livret de développement durable et solidaire (LDDS) au titre du mois de novembre 2022 a atteint 1,02 milliard d’euros pour l’ensemble des réseaux bancaires, selon les statistiques de la Caisse des dépôts et consignations. Sur les onze premiers mois de l’année, elle s’élève en cumulé à 30,8milliards d’euros. L’encours des deux produits atteignait fin novembre 500,5 milliards d’euros, un record. Dans le détail, le Livret A a enregistré une collecte de 600 millions d’euros au mois de novembre, après une décollecte de 1,11 milliard d’euros en octobre. Le LDDS a également bénéficié d’une collecte positive de 430 millions d’euros. La hausse des taux devrait encore profiter aux souscriptions dans les mois qui viennent, puisque la rémunération du Livret A et du LDDS devrait être à nouveau relevée au 1er février 2023, entre 3% et 3,5% selon les estimations, même si le rendement réel du placement est largement négatif compte tenu de l’inflation. «Sur l’ensemble de l’année 2022, en tenant compte des deux relèvements, le taux de rémunération du Livret A aura été de 1,375% quand le taux d’inflation devrait être de 6%. Le rendement réel devrait donc être négatif de plus de 4,6% ce qui constituera un record depuis le début des années 1980", commente Philippe Crevel, directeur du Cercle de l'épargne «Un effet tauxest probable en début d’année même si les contraintes de pouvoir d’achat pourraient se faire ressentir un peu plus durement qu’en 2021. La collecte de 2023 devrait néanmoins rester positive tout en étant inférieure à celle de 2022", estime l'économiste.
L’Autorité des marchés financiers a dévoilé, ce mercredi, la nouvelle composition de ses cinq commissions consultatives. Elle avait lancé un appel à candidatures en octobre dernier et les personnes intéressées pouvaient candidater jusqu’au 14 novembre 2022. L’une de ces commissions, présidée par Muriel Faure et assistée de la vice-présidente Jacqueline Eli-Namer, est dédiée à la gestion et aux investisseurs institutionnels. Douze membres ont été renouvelés. Il s’agit d’Agnès Auberty (SMA), Pascale Auclair (La Française), Rémi Audouin (EDF), Emmanuel Babinet (Abeille Asset Management), Sabine Castellan-Poquet (Macif), Emmanuel Courant (Pearl Infrastructure Capital), Christophe Couturier (Ecofi Investissements), Philippe Dutertre (AG2R La Mondiale), Carine Echelard (Caceis), Frédéric Fouquet (Amundi), Marie-Laure Faller (Natixis Tradex Solutions) et Patrick Simion (BNP Paribas AM). La commission compte également douze nouveaux membres. A savoir Elizabeth Decaudin (Chambre nationale des conseils experts financiers), Bertrand Gibeau (Agama Group), Brice Henry (Allen & Overy), Sarah Kressmann-Floquet (PwC France), Guillaume Lasserre (La Banque Postale AM), Antoine Limare (DLPK), Gaëlle Mallejac (Ostrum AM), Bertrand Merveille (La Financière de l’Echiquier), Martin Parkes (BlackRock), Emilie Rogey (White & Case) et Celina Vazquez Ibanez (Natixis IM). Corentin Couvidat (Blackrock) et Isabelle Habasque (OFI AM) figureront parmi les nouveaux représentants de la gestion d’actifs au sein de la commission consultative Activités de compensation, de conservation et de règlement-livraison. Radia Djama (Natixis IM) et Stéphane Janin (Axa IM) demeurent au sein de cette commission. Enfin, Helena Charrier (La Banque Postale AM) et Léa Dunand-Chatellet (DNCA) rejoignent la commission Climat et Finance Durable, dans laquelle Bertille Knuckey (Sycomore), Michael Herskovich (BNP Paribas AM) et Michèle Lacroix (Scor) ont notamment été renouvelés en tant que membres. L’AMF recherchait pour cette Gestion et investisseurs institutionnels, des experts dans la gestion d’actifs, et plus spécifiquement sur le risque de liquidité, la distribution transfrontalière, l’information extra-financière et les enjeux environnementaux, sociaux et de gouvernance, les actifs numériques et les différentes stratégies d’investissement.
Des groupes de travail de députés de la majorité, qui préparent déjà le budget 2024, planchent pour proposer une traduction législative des promesses du candidat Macron.
Gilles Belloir, directeur général de Placement-direct.fr, revient sur les annonces de l’ACPR concernant la transparence et les frais en assurance et partage ses perspectives d’investissement sur l’année à venir.
Les fonds et produits indiciels cotés (ETF et ETP) ont collecté près de 79 milliards de dollars dans le monde au mois de novembre 2022, selon les chiffres compilés par le cabinet de recherche spécialisé ETFGI. Leurs encours ont de nouveau dépassé le seuil symbolique des 9.000 milliards d’encours avec une progression de 7% sur le mois pour atteindre quelque 9.480 milliards de dollars fin novembre. La collecte totale depuis le début de l’année s'établit à 787 milliards de dollars. Si le segment affiche son 42ème mois consécutif de collecte nette positive, il n’a pas dépassé son record de 2021. L’an dernier, les ETF avaient collecté au niveau mondial quelque 1.140 milliards de dollars pour les 11 premiers mois de 2021. Les encours avaient alors dépassé pour la première fois les 10.000 milliards de dollars. U niveau qui avaient été ensuite battu à la baisse à partir du mois de mars et le début de l’invasion de l’Ukraine par la Russie. L’ETF ayant le plus collecté dans le monde en novembre est le «Invesco QQQ Trust» qui a recueilli 4 milliards de dollars nets. Aux Etats-Unis, la collecte nette du mois de novembre s’est établie à 59 milliards de dollars pour atteindre 562 milliards depuis le début de l’année. Les encours sont en hausse de 6% à 6.710 milliards de dollars. Le marché américain représente donc plus des deux tiers des encours des ETF dans le monde. En Europe, les souscriptions ont aussi été positives en net de quelque 14 milliards de dollars, portant la collecte totale depuis le début de l’année à 82,7 milliards. Les encours ont progressé sur le mois de 9,3% à 1.440 milliards de dollars, mais ils reculent de 10% depuis le début de l’année. Ce sont les ETF actions qui accusent le coup d’un très net recul des souscriptions avec 52 milliards de collecte depuis le début de l’année au lieu de 131 milliards enregistrés sur les 11 premiers mois de 2021.
Alors que la COP15 de Montréal sur la biodiversité vient de se conclure sur un accord historique prévoyant notamment 200 milliards de dollars de financement par an pour préserver la nature et les espèces*, Morningstar a publié en amont de cet événement une note concernant les engagements des sociétés de gestion envers la biodiversité. Cet engagement peut prendre de multiples formes allant de la commercialisation de fonds dédiés à la thématique de la biodiversité et du capital naturel à des politiques de vote englobant tout ou partie des actifs sous gestion. Avec comme sous-jacent, la protection de l’eau, des forêts, des marais ou des espèces animales et végétales. Concernant tout d’abord l’offre de fonds dédiés, Morningstar note qu’ils sont «rares» et n’en a recensé que 14 dans sa base de données qui intègrent le mot «biodiversité» ou «capital naturel» dans leur dénomination. Ils sont investis en actions, ont été quasiment tous lancés il y a moins de deux ans, et pèsent environ 1,6 milliard de dollars d’encours. Tous les gestionnaires qui gèrent ces fonds, sauf un, sont domiciliés en Europe, marquant de nouveau l’avancée des sujets ESG des européens par rapport aux Etats-Unis. L’exception américaine est celle de la société Karner Blue. A noter aussi que deux gestionnaires d’actifs, Axa et Lombard Odier, représentent plus de 70% de ces encours thématiques. Enfin, leur performance n’est pas des plus lumineuses car presqu’aucun ne bat le marché depuis le début de l’année. Cette rareté fait dire à Morningstar «qu’il reste beaucoup de chemin à parcourir avant que la biodiversité ne gagne la même importance que le climat en tant que thème d’investissement de fonds». Les fonds climat dépassent en effet les 350 milliards de dollars d’encours et sont représentés par plus de 1.100 véhicules thématiques. Ces fonds climat peuvent avoir cependant dans leur stratégie déjà une idée d’impact positif sur la nature. Les fonds biodiversité recensés par Morningstar au 28 novembre 2022 (encours en millions de dollars) Dans un registre un peu différent, Morningstar a par ailleurs communiqué auprès de Reuters une catégorie de fonds dénommée «healthy ecosystems», qui regroupe 175 fonds au total, pour un encours d’environ 75 milliards d’euros. Les cinq plus gros fonds de cette catégorie sont gérés par Pictet, BNP Paribas Asset Management et Amundi et pèsent près d’un tiers de ce segment (22 milliards d’euros). Au-delà des fonds, Morningstar s’est aussi penché sur les engagements pris par les sociétés de gestion pour préserver la biodiversité à travers leurs investissements. Un des témoins de ces engagements est la signature du» Finance for Biodiversity Pledge» où les acteurs signataires s’engagent "à développer une stratégie en faveur de la biodiversité». Selon le site internet de ce groupement, ce sont 126 institutions financières représentant 21 pays et plus de 18.800 milliards d’euros d’actifs qui sont signataires de ce pacte. Morningstar dénombrait au moment de la rédaction de sa note, un gros contingent de sociétés de gestion, d’au moins 75 firmes, le reste du contingent étant composé d’assureurs, de banques et de fonds de pension. Certains de ces signataires sont allés plus loin avec la création du «Nature Action 100". Sur le modèle du «Climate Action 100+", ils s’engagent à influencer les entreprises détenues en portefeuille sur les risques liés à la perte de biodiversité et sur leurs impacts. Les investisseurs à l’origine de ce groupement sont au nombre de 11 et sont listés dans le tableau suivant: Les 11 premiers signataires du groupement «Nature Action 100" Plus spécifiquement, ces acteurs doivent «collaborer et partager leurs connaissances, s’engager avec les entreprises, évaluer l’impact, fixer des objectifs et rendre compte publiquement de ce qui précède avant 2025". Avec les engagements pris pour la Cop15, nul doute que leur nombre ne devrait cesser de progresser et les investissements dans les fonds thématiques «biodiversité» se multiplier dès 2023. * L’accord signé à l’occasion de la COp15 prévoit également la protection de 30% des terres et des océans d’ici 2030 contre environ 10% aujourd’hui ou encore la baisse de 50% de l’utilisation des pesticides.
Le ministère luxembourgeois des finances a autorisé le déblocage de certains fonds ou revenus économiques gelés détenus par le National Settlement Depository (NSD) de Russie auprès de la chambre de compensation Clearstream, rapporte Reuters. Cela devrait permettre aux investisseurs russes non sanctionnés suite à l’invasion de l’Ukraine par la Russie, de transférer des actifs du NSD russe (l'équivalent des chambres de règlement et de compensation Euroclear et Clearstream) vers d’autres lieux. Le ministère luxembourgeois des finances a indiqué dans un communiqué que les fonds seraient débloqués "à condition que ces fonds ou ressources économiques soient nécessaires pour mettre fin, avant le 7 janvier 2023, aux opérations, contrats ou autres accords conclus avec cette entité ou l’impliquant d’une autre manière avant le 3 juin 2022.»
La crise des fonds de pension britanniques fin septembre a agi comme une piqûre de rappel pour les autorités de supervision financière. Tandis que les banques et assureurs font preuve de résilience dans l’environnement macroéconomique adverse créé par la guerre en Ukraine, ce sont les intermédiaires non bancaires (NBFI) qui font aujourd’hui peser le plus de risques sur la stabilité financière. Au chapitre des vulnérabilités identifiées par la Banque de France dans son évaluation semestrielle des risques: la volatilité élevée et les tensions de liquidité sur les marchés obligataires, le besoin de liquidité des acteurs non bancaires et les difficultés à faire face aux appels de marge pour ceux qui ont fortement recours à l’effet de levier. Un cocktail qui s’est avéré explosif outre-Manche lorsque les annonces budgétaires de Liz Truss ont mis le feu aux poudres sur le marché obligataire, contraignant les fonds de pension à liquider en urgence leurs positions. L’épisode rappelle que les comportements procycliques de ces acteurs à fort effet de levier peuvent amplifier les mouvements de marché en cas de stress et ainsi conduire à «des ajustements désordonnés». Un risque que la Banque de France considère aujourd’hui comme «très élevé» dans son tableau de bord, même s’il tend à se stabiliser à court terme. L’autorité monétaire se veut toutefois rassurante: elle a passé en revue l’effet de levier des acteurs non bancaires dans l’Hexagone et celui-ci reste «globalement maîtrisé». «Le cas d’école britannique» ne devrait donc pas trouver de réplique en France, seul pays en Europe à ne pas disposer de fonds de pension. Le recours à l’endettement des assureurs français est limité, leur dette financière représentant en moyenne 4,5% du bilan. Etant donné le caractère très liquide des fonds d’assurance vie, les compagnies utilisent les dérivés pour se protéger contre le risque de taux. Elles ont essentiellement recours aux options, qui ne sont pas soumises aux appels de marges, plutôt qu’aux swaps sur les taux. L’effet de levier substantiel de certains fonds L’effet de levier reste également «contenu» dans les fonds d’investissement et inférieur à la moyenne européenne, selon les données recueillies par la Banque de France. En moyenne, la valeur des expositions des fonds français (qu’ils soient régis par la directive sur les OPCVM ou la directive AIFMD sur les fonds alternatifs) est comprise entre 110% (positions nettes) et 220% (positions brutes) de la valeur nette d’inventaire à fin 2021. Le règlement européen du 19 décembre 2012 définit un levier « substantiel » comme une exposition par engagement supérieure à trois fois la valeur nette d’inventaire. Certains fonds alternatifs, de type hedge funds ou immobiliers, domiciliés en France présentent ainsi un levier considéré comme substantiel. Mais il s’agit essentiellement de «fonds fermés» pour lesquels «le risque de liquidité est fortement atténué», précise Emmanuelle Assouan, directrice générale déléguée de la Banque de France en charge de la stabilité financière.La directive sur les gestionnaires de fonds alternatifs (AIFM) donne la possibilité à l’Autorité des marchés financiers, qui supervise ces fonds, d’imposer des limites sur l’effet de levier si nécessaire. Ce qu’elle n’a pas fait à ce jour. Une exposition accrue aux acteurs non bancaires Les intermédiaires non bancaires (NBFI) en France présentent donc globalement peu de vulnérabilités en cas de choc sur la liquidité. Mais on ne peut pas en dire autant des acteurs non résidents auxquels les banques françaises sont exposées en tant que contreparties. Les banques totalisent 400 milliards d’exposition aux acteurs non bancaires européens, un chiffre peu élevé au regard de leur bilan, mais qui a progressé de 33% entre janvier 2020 et septembre 2022. Il s’agit, pour près de la moitié, de pensions sur titres, donc collatéralisées, ainsi que de prêts à ces intermédiaires. «L’angle mort vient des acteurs non régulés qui sont un défi pour les banques et les autorités de supervision.Les family offices comme Archegos ne font pas preuve de transparence et peuvent avoir des contreparties en Europe et en France», rappelle Emmanuelle Assouan. La Banque de France appelle donc, en conséquence, à un renforcement de la réglementation internationale. Le mécanisme de supervision unique a adopté en 2021 un programme sur le risque de contrepartie des NBFI, des analystes exhaustives sont désormais réclamées aux banques européennes. L’amélioration de la transparence est aussi au cœur des préoccupations du Conseil de stabilité financière (FSB) qui devrait encadrer le recours au levier de ces acteurs non bancaires, comme il l’a fait pour les banques. Les résultats de ces travaux centrés sur les hedge funds, les family offices, et les prime brokers sont attendus pour le premier trimestre 2023.
Le Conseil de l’Union européenne a trouvé un accord sur les projets de réforme des marchés de capitaux en Europe. La présidence tchèque a fait passer un compromis sur la révision de la réglementation marchés d’instruments financiers (MIF2), dont l’un des points majeurs est la constitution d’une base de données post-négociation consolidée (consolidated tape) pour apporter plus de transparence au trading d’actions et d’obligations. Le texte des Etats membres fixe aussi un nouveau et unique plafond pour le «dark trading», c’est-à-dire les titres échangés sur des marchés opaques et alternatifs: il sera de 10% des volumes au niveau européen, alors que le système actuel, plus complexe, fonctionne avec un double plafond. Le Conseil a par ailleurs arrêté sa position sur la régulation des dépositaires centraux. Un compromis devra désormais être trouvé sur ces deux textes avec le Parlementeuropéen.
Astoria Finance a annoncé l’acquisition du cabinet de conseil en gestion de patrimoine ACP Finance pour appuyer son développement en région parisienne. Son gérant Jean-François Béjard transite également chez Astoria et une équipe dédiée sera montée pour soutenir le rachat. L'équipe parisienned’Astoria Finance a quasiment triplé de volume depuis mars 2020, passant de 10 à 28 conseillers en gestion de patrimoine.
L'assurtech Shift est un spécialiste de la lutte contre la fraude à l’assurance. Son directeur data science analyse le paysage mouvant de ce type de délinquance dans le secteur.
La Société Générale a annoncé le 20 décembre la nomination de Bertrand Cozzarolo au poste de directeur de sa banque privée SG Private Banking, à compter du 1er février. Il remplaceraPatrick Folléa, «qui a décidé de faire valoir ses droits à la retraite et de relever de nouveaux défis en dehors de l’industrie bancaire», selon un communiqué du groupe. Bertrand Cozzarolo, actuellement directeur commercial et marketing de la banque de détail Société Générale en France, sera rattaché à Sébastien Proto, DG adjoint du groupe. Cette évolution de gouvernance s’accompagne de la nomination d’Olivier Paccalin et Mathieu Vedrenne en tant que directeurs adjoints de Société Générale Private Banking. Chacun conserve ses responsabilités respectivement de directeur commercial et solutions et de directeur de la banque privée en France.
La philosophie de l’investissement value a été dévoyée car l’investisseur value n’a jamais privilégié ni un multiple le plus bas possible ni de choisir ses entreprises dans la case « value ».
Chasser le naturel, il revient au galop. Le dernier baromètre de l’épargne et de l’investissement de l’Autorité des marchés financiers (AMF), représentatif de 2.000 personnes, met des mots sur les intentions d’investissement des épargnants de l’Hexagone. L’appétit des Français pour la Bourse est en recul. Et ce malgré un regain d’intérêt durant la crise sanitaire, moment où les marchés étaient à leur apogée. Dans ce contexte économique incertain, 58 % des Français ne sont pas prêts à accepter plus de risques sur une partie de leurs placements, contre 49 % un an plus tôt. Après une nette augmentation en 2021, les intentions d’investir en actions dans les 12 prochains mois diminuent de six points et retombent au niveau de 2019, à 19 %. Ce fléchissement se vérifie surtout chez les plus de 55 ans, plus frileux (12%), mais aussi chez les moins de 25 ans, qui restent toutefois la tranche d’âge la plus enthousiaste (30 %). Néanmoins, la perception de l’investissement en Bourse reste positive dans l’état d’esprit des Français qui sont 47% à estimer que les placements en actions ont été performants ces cinq dernières années.
Les premiers stress tests de l’Eiopa sur les fonds de pension professionnels font état de fortes vulnérabilités. 255 milliards d'euros de valeur sont menacés.
Baisse de la demande, baisse des ventes, hausse des prix, hausse des annulations... Le Point Immo revient sur les difficultés des promoteurs immobilier et la situation inquiétante du marché du neuf.
Elle juge le fonctionnement de demande et de versement de l’aide encore trop dysfonctionnel et adresse à l’Agence plusieurs recommandations pour y remédier.