Le groupe Inter Invest fait part ce vendredi 20 janvier de la disparition de son fondateur et président, Daniel Petit, qui s’est éteint mardi 17 janvier à l’âge de 77 ans. Il avait fondé en 1991 la première société du groupe Inter Invest, qui opère sur le marché du financement à levier fiscal des entreprises en Outre-mer. Le groupe s’est ensuite diversifié dans une activité de Private Equity avec la société de gestion Elevation Capital Partners, d’immobilier en nue-propriété avec la société Inter Invest Immobilier ou encore fin 2022 avec le lancement d’un plan d'épargne retraite bancaire digital. C’est son fils Benoît Petit, qui avait rejoint le groupe en 2015, qui prend la direction de l’entreprise.
DNCA Investments, affilié de Natixis Investment Managers, va fusionner deux de ses fonds actions zone euro le 7 mars prochain, a appris NewsManagers. Le fonds de droit français DNCA Opportunités Zone Euro, qui comptait 857 millions d’euros d’encours à fin 2022, va absorber le fondsDNCA Euro Value Equity, dont les actifs sous gestion s'élevaient à 6,5 millions d’euros fin 2022. Ce dernier est un compartiment de la Sicav luxembourgeoise Natixis AM Funds, géré par Olivier Lefèvre et Boris Radondy.
Une des rares catégories dont les meilleurs au classement sur un an affichent tous des performances positives ainsi que sur trois ans et cinq ans. A noter la présence exclusive de fonds libellés en dollars.
La tonalité était plutôt à l’optimisme du côté des gérants de Carmignac, ce jeudi 19 janvier, lors de la conférence annuelle de la société de gestion indépendante française. Voulant se tourner vers 2023 plutôt que 2022 où le groupe a reconnu avoir été pris de cours, il est vrai comme tout le monde, par l’invasion de l’Ukraine par la Russie et ses conséquences, cette nouvelle année doit permettre à ses gérants de conviction « de s’illustrer», a dit Kevin Thozet, membre du comité d’investissement. Une illustration qui n’a pas pu avoir lieu en 2022. Devant un Pavillon Gabriel rempli à ras bord, le groupe n’a communiqué aucun chiffre sur son activité. Mais interrogé par NewsManagers, il indique avoir terminé l’année sur un encours de 32,1 milliards d’euros contre plus de 41 milliards fin 2021, soit une baisse de 23%. Outre l’effet marché négatif, le groupe semble avoir été aussi en forte décollecte, «mais le plus fort de la décollecte a eu lieu au premier semestre et les clients reviennent en net depuis un peu plus d’un mois environ» constate une source interne. Alors que les marchés actions et les marchés obligataires ont reculé en 2022, le fonds phare Carmignac Patrimoine (le FCP), doté des deux classes d’actifs, affiche une performance négative de près de 10% sur l’année avec un encours de 7,7 milliards fin 2022. Durant la conférence, le chef économiste maison Raphael Gallardo a basé sa thèse macroéconomique 2023 sur un nouvel environnement de «désynchronisation des économies dans la décélération». Les moteurs de croissance devraient ainsi pivoter des Etats-Unis vers l’Europe et la Chine. Les anticipations de croissance du PIB ont été revues à la hausse dernièrement pour toutes les zones géographiques. L’Europe devrait rester en légère croissance car elle a bénéficié de températures clémentes jusqu’à présent, qui ont évité une crise énergétique et les entreprises ont su relativement s’adapter à cette situation ainsi qu’à l’inflation. Aux Etats-Unis, la récession pourrait se produire au troisième trimestre, la consommation se montrant résiliente jusque là. Et enfin, la Chine bénéficiera d’une reprise accélérée après la fin de la politique zéro Covid. Raphael Gallardo prévoit une «reprise explosive» dans la consommation des services au deuxième trimestre. Surperformance attendue du marché européen Edouard Carmignac estime que dans cet environnement, le marché actions européen pourrait bien surperformer le marché américain, «pour la première fois depuis au moins 10 ans». L’obligataire bénéficie aussi déjà de «rendements embarqués», a rappelé Rose Ouahba, responsable de la gestion obligataire, dans le crédit, la dette émergente et même la dette souveraine. En Europe, les yeux de la gérante se tournent vers l’Italie «qui va profiter d’une décrue de l’inflation» et de la Grèce «qui va enfin accéder au rang ‘investment grade’ après la chute de son ratio de dette sur PIB». «Avec les changes, on peut amplifier ces rendements», a rappelé Edouard Carmignac. Si le dollar a joué un rôle protecteur en 2022 (en particulier sur Carmignac Patrimoine), pour 2023, la boutique parie davantage sur l’euro, le yen et le yuan ainsi que des pays qui pourraient profiter de la réouverture chinoise comme l’Indonésie et le Chili. Edouard Carmignac veut toutefois faire preuve d’un optimisme «vigilant et prudent», les tensions géopolitiques étant toujours là. «La guerre en Ukraine est une catastrophe et elle n’est pas soutenable» a-t-il notamment évoqué. Il estime que la Russie«pourrait lancer une offensive au plus tard au printemps prochain et peut-être même fin février»
La société de gestion Indépendance et Expansion AM, fondée et dirigée par William Higgons, s’est renommée Indépendance Asset Management (Indépendance AM) en janvier. La firme, établie depuis plus de 30 ans, est spécialisée sur les petites capitalisations cotées françaises et européennes. Elle applique un style de gestion quality value dans ses fonds.
Conservateur Valor Gestion, la filiale de gestion d’actifs du groupe financier Le Conservateur, a changé de direction. Mathilde Lacoste, qui occupait depuis juin 2022 les fonctions de directrice générale déléguée, a annoncé, sur le réseau social LinkedIn, sa promotion au poste de directrice générale. Elle succède à Maurice Soubiran-Franchet, qui avait été nommé en juin dernier, en remplacement de Gilles Delapalme, qui demeure président du conseil d’administration de la société de gestion.
Pour Vincent Boy, analyste marché chez IG, l’optimisme des investisseurs est démesuré. Le marché des cryptos doit encore être assaini avant de repartir à la hausse sous peine de voir de nouveaux scandales arriver.
En mettant en garde les investisseurs contre les pratiques de certains acteurs, l’AMF a levé le voile sur un marché non régulé qui attire les néophytes.
Tilvest permet désormais à ses partenaires banques privées, Family offices et gestionnaires de patrimoine de suivre l’évolution du patrimoine crypto de leurs clients directement depuis leur espace O2S.
Bruno Crastes, qui a récemment écopé d’une interdiction d’exercer l’activité de gérant pendant cinq ans de la part de l’Autorité des marchés financiers, a tenu une conférence téléphonique avec les clients de H2O Asset Management mercredi. A cette occasion, il a clairement dit qu’il allait continuer à jouer un rôle actif au sein de la société de gestion de 11,6 milliards d’euros, rapporte le Financial Times. Lors de cette réunion, Bruno Crastes, désormais corporate and market strategy director, a jugé les violations supposées au cœur des sanctions «très techniques», tout en indiquant qu’il continuerait à aider à façonner la vision de la société sur la direction des marchés d’obligations mondiales et des devises. «Je serai heureux de continuer à travailler avec les marchés et d’essayer de trouver les bonnes stratégies», a-t-il conclu, après avoir livré ses prévisions pendant une heure. Lors de la conférence de mercredi, Babak Abrar, directeur des ventes et du marketing de H2O, a annoncé que le remboursement initial des investisseurs des fonds cantonnés était prévu pour la semaine prochaine.
L’année 2022 a mis fin à trois années consécutives de rendements positifs au sein des fonds actifs investis en actions émergentes. Le constat émane du fournisseur américain de recherche sur les fonds d’investissement Copley Fund Research, qui a analysé les rendements pour 2022 de 276 fonds actions émergentes gérés de manière active et cumulant 343 milliards de dollars d’encours à fin 2022. Dans sa nouvelle recherche, publiée cette semaine, Copley Fund Research note que 2022 a été la troisième pire année en 10 ans pour les fonds concernés après 2016 et 2018. En moyenne, les fonds analysés ont enregistré des rendements négatifs de -21,58% sur l’année 2022 là où la performance de l’indice de référence de la classe d’actifs, MSCI Emerging Markets, s’est établie à -20,5%. Plus d’un tiers des stratégies étudiées (38,7%) ont battu l’indice MSCI Emerging Markets l’an dernier. Mais seulement deux d’entre elles ont terminé 2022 en territoire positif. Il s’agit des fonds RedWheel Next Generation Emerging Equity Fund (+2,94%) et Pictet Global Selection Fund- GlobalGrowing Market (+0,95%). La pire performance – parmi les fonds analysés – revient au fonds PGIM Jennison Emerging Markets Equity Opportunities au style croissance et investi dans des grosses sociétés émergentes (-42,21% sur l’année 2022).En termes de styles de gestion, lavalue a mieux résisté (rendement moyen de -16,43% en 2022) que les styles GARP (-20,75%) et croissance (-23,24%). Les stratégies dites de croissance agressives ont affiché des rendements moyens de -24,14%. La Russie a tout gâché Tout s’est joué ou presque dans les quatre premiers mois de 2022 pour les fonds actions émergentes, pris à revers par la guerre russe en Ukraine, souligne Copley Fund Research. Les mois de septembre et d’octobre leur ont permis un peu de sauver l’année. Le fournisseur de recherche liste quelques paris gagnants des fonds actions émergentes de 2022: détention de cash, le secteur de la consommation discrétionnaire en Chine, sous-pondérations sur Taïwan, surpondérations sur les biens de consommation de base ainsi que les financières indiennes et indonésiennes. Outre les surpondérations sur la Russie et l’Argentine, les paris négatifs de 2022 incluent notamment les sous-pondérations sur l’Arabie Saoudite ainsi que sur les sociétés industrielles et de services public indiennes. Etre sous-pondéré sur l’énergie et les matériaux n’a pas non plus été payant pour les fonds actions émergentes en 2022. Sur un historique de 10 ans, les fonds analysés affichent néanmoins un rendement positif moyen de 18,08% contre 15,32% pour l’indice MSCI Emerging Markets. Le fonds American Funds New World de Capital Group domine les 275 autres fonds étudiés avec une performance de 56,45% sur 10 ans.
Axa Investment Managers continue de bâtir son équipe dédiée aux ETF, trois mois après avoir annoncé son grand retour sur ce marché. La société de gestion du groupe d’assurance français vient de recruter une personnalité bien connue du monde des ETF, Olivier Paquier, en tant que responsable mondial des ventes ETF. Olivier Paquier possède une longue expérience de la vente d’ETF, d’abord chez State Street où il était responsable de la distribution de SPDR ETF pour la France, Monaco, l’Espagne et le Portugal, puis chez J.P. Morgan Asset Management dont il a développé l’activité de gestion active d’ETF en région EMEA. Il a aussi travaillé pour Amundi ETF et Euronext. Chez Axa IM, Olivier Paquier sera épaulé par un ETF business manager, un marketing manager et neuf vendeurs de dimension internationale. Il sera rattaché à Nicolas-Louis Guille-Biel, responsable mondial des ETF et de la stratégie produits. La plateforme ETF d’AXA IM s’articule désormais autour de trois piliers : Products and Capital Markets, avec un développeur produit dédié et deux capital markets officers; Investment and Research insights, avec des gérants ETF qui bénéficient des travaux de recherche des équipes d’investissement d’Axa IM Core; et Sales and marketing, avec Olivier Paquier et son équipe. Lancée en septembre, avec trois instruments, l’activité ETF dépasse déjà 1 milliard d’euros d’actifs sous gestion. D’autres ETF doivent prochainement voir le jour. L’ambition est «de devenir un acteur majeur dans le domaine des ETF actifs en Europe», selon Hans Stoter, responsable mondial d’Axa IM Core.
235 campagnes ont été conduites en 2022 selon le décompte de Lazard, soit un bond de 36%. Les Etats-Unis, l’Europe et les grandes capitalisations nourrissent les initiatives d'agitateurs plus nombreux.
Frédéric Puzin, fondateur de Corum l’Epargne et auteur du livre intitulé «Le manifeste des nouveaux épargnants» revient sur les genèses de cet ouvrage. Le dirigeant s’exprime notamment sur certaines de ses propositions concernant la chaine de valeur et le rôle des intermédiaires.
Le registre unique alerte les intermédiaires sur leur obligation d’adhérer à une association professionnelle avant le renouvellement de leur inscription 2023, alors même que les retards se font déjà sentir.
Lors de la présentation de son programme annuel, la juridiction a alerté, une fois n'est pas coutume, sur la trajectoire «préoccupante» des dépenses publiques.
Certains actifs se sont démarqués, par leur résilience et leur rendement, et d’autres ont pu tirer leur épingle du jeu en 2022 qui offrent des opportunités cette année.
Il arive de Natixis Investment Managers où il est actuellement directeur de la distribution en Europe, au Moyen-Orient, en Asie et en Amérique Latine depuis 2021.
Le groupement de conseillers en gestion de patrimoine en France Magnacarta Group vient de nommer Julie Compagnon au poste de présidente de Magnacarta. Cette dernière qui était jusque là directrice générale et présidente de 1215 succède dans ses fonctions à Vincent Couroyer qui quitte le groupe. Après avoir rejoint le groupe April en 2022, Magnacarta Group entend poursuivre en 2023 le développement de ses trois entités que sont 1215, Magnacarta et Mérimée Gestion Privée, avec l’ambition d’accélérer la digitalisation de ses métiers au bénéfice de ses partenaires distributeurs, précise un communiqué. Magnacarta affiche près de 2,5 milliards d’euros d’encours sous gestion.
Le Groupe Magellim annonce la nomination d’Isabelle Ruhin au poste nouvellement créé de responsable du développement institutionnel de l’entité. Dans le cadre de ses nouvelles fonctions, Isabelle Ruhin, aura pour mission de développer l’ensemble des activités des entités de groupe composé de Foncière Magellan, A Plus Finance, Baltis, Proximea et Turgot AM. Basée à Paris, elle est rattachée à Guillaume Hilaire, Directeur du Développement de Groupe Magellim. Auparavant, Isabelle Ruhin était depuis novembre 2018 directrice du développement du Groupe L’Agefi, où elle était chargée du développement des activités et d’une clientèle française et internationale.étaitresponsable commerciale Grands Comptes. Elle a débuté sa carrière en avril 1998 au Luxembourg en qualité de responsable marketing et communication à Société Générale Bank & Trust, avant de rejoindre en juillet 2000 la société luxembourgeoise Kneip, spécialisée dans les solutions de gestion de données et de reporting pour les fonds d’investissement, les assurances et les banques, en tant que responsable commerciale Grands Comptes. Elle a occupé ce même poste au sein du Groupe L’Agefi de juin 2004 à mars 2008, puis a été responsable développement Gestion Privée pour la Banque Leonardo d’avril 2008 à novembre 2014.
Connue pour sa gestion obligataire, Schelcher Prince Gestion se diversifie dans les actions. La société de gestion qui fait partie du groupe Arkéa Investment Services annonce la création d’une équipe actions et le lancement prochain d’une gamme sur cette classe d’actifs. L’équipe se compose de Loïc Tonnelier, qui vient de rejoindre la société après seize ans d’expérience chez Rothschild & Co AM dans la gestion actions de conviction, ainsi que de Mathieu Detouche, gérant alignant onze années d’expérience dans la gestion de fonds convertibles et diversifiés au sein de Schelcher Prince Gestion. «Ce binôme aura pour objectif de structurer cette expertise au bénéfice des partenaires de Schelcher Prince Gestion», détaille un communiqué. Cette diversification peut surprendre pour cette société de 8 milliards d’euros d’actifs, qui est identifié comme un spécialiste de la gestion obligataire depuis sa création en 2001. «Il s’agit d’une extension naturelle de nos expertises, car outre des fonds crédit, la composante actions était déjà clef pour nos stratégies convertibles et multi-asset», explique Adil Amor, directeur général de Schelcher Prince Gestion, cité dans un communiqué. «Les fonds actions gérés par Schelcher Prince Gestion, auront vocation à déployer un processus éprouvé ; conviction, calibration et soutenabilité de la performance seront les maîtres mots», ajoute-t-il. Cette nouveauté interroge aussi sur la stratégie d’Arkéa Investment Services. En avril 2022, François Deltour, président du directoire du groupe breton - il en était alors le directeur général -, n’avait pas caché sa volonté de se développer sur la gestion actions. «Tout n’est pas finalisé à date, mais l’élément important à mentionner est qu’Arkea IS a vocation à être plus présent sur cette classe d’actifs qui nous semble extrêmement importante (…)». Or, Arkéa Investment Services détient depuis 2017 une participation de 15 % dans Mandarine Gestion, la société de Marc Renaud, tournée vers les actions. Mais cette participation minoritaire ne semblait pas suffire pour assouvir les ambitions d’Arkéa Investment Services dans la classe d’actifs. Une décision devait être prise sur le devenir de cette participation. L’annonce d’un lancement d’une gestion actions chez Schelcher Prince Gestion pourrait donc présager d’une sortie de Mandarine Gestion. Interrogé par NewsManagers, le groupe Arkéa IS/Schelcher Prince Gestion a répondu :« nous n’avons pas de commentaire à faire sur Mandarine Gestion qui est une participation minoritaire d’Arkéa IS ».