Les unités de compte vont se verdir. La proportion d’unités de compte (UC) articles 8 et 9 au sens de la réglementation SFDR (règlement européen sur la finance durable) devrait connaître une croissance de 15% à 32% au cours des 12 à 24 prochains mois, selon l’étude Edge-European Edition de Cerulli. «Les assureurs mettent à jour leurs plateformes de fonds pour les unités de compte afin de répondre à la demande croissance de fonds durables», explique Wouter Bakker, analyste senior chez Cerulli. «En Europe, les compagnies d’assurance sous-traitent la majeure partie de leurs actifs en unités de compte et recherchent le soutien de gérants externes pour développer de nouveaux fonds articles 8 ou 9 pour les unités de compte.» Quelque 44% des assureurs français, 46% des britanniques et 42% des italiens interrogés s’appuient pour cela sur des gérants externes, selon l’étude. La rapidité dépend de la taille Cerulli prévoit que les plus grands assureurs seront plus rapides à adopter des fonds articles 8 ou 9 dans leurs UC que les petits et moyens acteurs. Les assureurs européens qui disposent de 50 milliards d’euros d’actifs sous gestion ou plus devraient voir croître leur proportion de fonds durables dans leurs UC de 17% à 36% sous deux ans. En revanche, les assureurs pilotant moins de 10 milliards d’actifs connaitraient une croissance de ces fonds dans leurs UC de 13 à 27% sur la même période (+14 points de pourcentage). En Europe, les fonds catégorisés 8 et 9 sont principalement disponibles aux Pays-Bas et au Royaume-Uni. Toutefois, les compagnies d’assurance françaises et allemandes devraient voir augmenter leurs volumes d’UC durables: les acteurs français anticipent une hausse de ces fonds dans leurs UC de 9 à 24 points de pourcentage dans les deux ans. Des thèmes précis Les thématiques clés ciblées pour les UC des assureurs européens sont les énergies renouvelables, le changement climatique et la biodiversité. 66% des compagnies européennes prévoient de sélectionner des fonds développant des stratégies autours des énergies renouvelables dans les 24 prochains mois. Les bâtiments verts, le logement abordable et les objectifs de développement durable des Nations unies ne devraient pas cependant retenir leur attention dans les deux prochaines années.
C’est sa sixième opération en un peu plus d’un an. Le groupe Premium signe une prise de participation majoritaire au sein du cabinet Sefima. Spécialisé dans le conseil en gestion de patrimoine, le cabinet marseillais, dont les encours s’élèvent à 260 millions d’euros, fait son entrée au sein dupôle CGP de Premium. Il rejoint ainsi I-Kapital, Leone Kapital, Renard Partenaires, Linard Charbonnel et le groupe Forward. Cette dernière opération devrait porter les actifs totaux de la branche à 2,5 milliards d’euros en moins de deux ans.
Est-ce la trêve des confiseurs que l'on voit pointer à la fin du mois chez les gérants d'actifs et donne des idées de repos dès aujourd'hui ? Où est-ce un simple coup de mou des sociétés de gestion ? Toujours est-il qu'un seul fonds a fait son apparition cette semaine. Pas n'importe lequel il est vrai puisqu'il s'agit d'un fonds actions sur le thème du plaisir. Vaste progarmme...
Cette catégorie regroupant les fonds de trésorerie met en évidence les conséquences des taux bas voire négatifs des dernières années. A noter qu'elle est exclue de la classification Europerformance.
L’OCDE pointe l’importance d’améliorer ce système de fonds de pension pour préserver le niveau de vie des futurs retraités et financer l’économie sur le long terme.
Le directeur général de Meeschaert Amilton AM, Benoît Vesco, vient de prendre la présidence de Delubac AM, a annoncé la banque éponyme. Il quitte Meeschaert, où il a effectué jusqu’ici l’ensemble de sa carrière. Entré en 1996 comme gérant obligataire, il y a gravi les échelons pour y prendre la direction de la gestion de taux, avant d'être promu directeur des investissements en 2018, puis directeur général de la gestion d’actifs l’année dernière, à la suite du rachat de la firme par LFPI puis sa fusion avec Amilton AM, qui a été acquise par le nouveau propriétaire la même année.
Le bureau exécutif de Renaissance a adopté deux principes, l'un sur le dividende salarié et l'autre sur le renforcement de la participation obligatoire.
Entre août et octobre, ils plongent d’un peu plus de 13%. Les mises en chantier sont en hausse compte tenu de la forte augmentation de demande de permis fin 2021 par les promoteurs qui avaient anticipé la norme RE2020. Mais l’effet de cette ruée se dissipe.
Ursula Von der Leyen, la présidente de la Commission européenne, milite pour la création d'une structure les accueillant qui servirait, une fois les sanctions levées, à l'indemnisation de l'Ukraine par la Russie.
A l’occasion de la remise des prix Entreprises & Finance Durables le 29 novembre à Paris, Jean-Marc Jancovici, associé fondateur de Carbone 4 et président de The Shift Project, a accordé une interview à L’Agefi et à ses invités.,
Il est plus élevé que celui des autres résidences services mais le différentiel devrait s'aplanir en raison de la sortie progressive des institutionnels.
Dans un communiqué paru ce 29 novembre, les membres de l’Efama, l’association européenne de la gestion d’actifs, ont indiqué «suivre de près» les discussions en cours au Parlement européen et au Conseil pour parvenir à un compromis sur la révision de la directive MIF. «Avec une large majorité d’acteurs du marché, y compris le sell-side et les plateformes de négociation alternatives, nous avons toujours plaidé en faveur d’une base de données post-négociation en temps réel pour les actions avec l’inclusion de données pré et post-négociation. Étant donné que la conception de la base de données post-négociation prévoit une compensation équitable pour les fournisseurs de données (c’est-à-dire les bourses), il n’y a absolument aucune raison de proposer une base de données post-négociation retardée, lente ou contenant autre chose que des flux de données en direct», indique le communiqué. L’Efama estime que ses membres connaissent «mieux que quiconque» la valeur des données qu’ils demandent, et que ne pas produire une telle base de données post-négociation «entravera la progression de l’Union des marchés de capitaux (CMU), et institutionnalisera une faiblesse que nous avons vis-à-vis d’autres juridictions pour les années à venir». «Nous sommes surpris que la livraison de données en temps réel soit même contestée, étant donné que la position de l’industrie a été reconnue et soutenue par le Parlement européen sur ce sujet, et par la proposition de la Commission européenne elle-même», conclut l’association.
L’Agefi remettait hier soir les prix de la finance durable qui récompensent la démarche RSE/ESG des banques, assureurs et sociétés de gestion et au cours de laquelle Jean-Marc Jancovici, associé-fondateur de Carbone 4 et président de The Shift Project a été interviewé. Ce sont quelque 51 institutions financières qui ont participé à ce concours, dont la majorité étaient des sociétés de gestion. Dans cette catégorie, c’est Sycomore AM, société de gestion créée en 2001, qui a gagné le prix. Les autres nommés étaient Ecofi et Mirova. Laurent Clerc, directeur de la recherche et de l’analyse des risques à l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR) et membre du jury, a indiqué que pour ce prix, le jury s'était beaucoup appuyé sur la gouvernance et le suivi de la clientèle, l’engagement, les choix faits dans le développement des méthodes et l’analyse des données. Frédéric Ponchon, directeur de la recherche et de la stratégie ISR de Sycomore AM a notamment rappelé que Sycomore AM avait créé une métrique baptisée la Net Environmental Contribution (NEC), mise en open-source pour être partagée avec d’autres investisseurs dont avait découlé la NEC Initiative, une société au capital de laquelle d’autres sociétés de gestion sont présentes. Sycomore AM a aussi évolué d’une société qui pratiquait l’exclusion et l’intégration «best-in-class», vers une société pratiquant la notion de contribution positive des critères extra-financiers et de recherche d’impact. Dans la catégorie banque, La Banque Postale est le grand vainqueur. Etaient nommés également LCL et la Société Générale. Enfin, dans la catégorie des assureurs, c’est la Maif qui a reçu le prix. Les autres nommés étaient Abeille Assurances et Axa France. L’Agefi a également remis le prix de la personnalité de l’année dans le private equity en lien avec la finance durable à deux personnalités ex aequo. Il s’agissait de Virginie Morgon, présidente du directoire d’Eurazeo et Fanny Picard, présidente d’Alter Equity. Le jury était notamment composé de Michèle Pappalardo, présidente du Comité du Label ISR et Bertrand Badré, fondateur de Blue Like an Orange Sustainable Capital.
La fédération européenne des investisseurs particuliers, Better Finance, a envoyé, ce lundi, une lettre conjointe avec le Bureau européen des unions de consommateurs et Finance Watch à la commissaire européenne aux services financiers, à la stabilité financière et l’union des marchés de capitaux Mairead McGuinnness ainsi qu’au commissaire européen à la justice Didier Reynders. La Commission européenne planche sur sa stratégie pour rendre les produits d’investissement dédiés aux particuliers plus transparents, simples, justes et rentables. Dans ce cadre, les trois organisations réitèrent leur demande de bannir les inducements – soit tout avantage ou rémunération perçu par un prestataire en provenance d’un tiers producteur – dans la vente de produits financiers dans l’Union européenne. Les conseillers en investissement financiers, fournisseurs et distributeurs de fonds sont les premiers visés. Les organisations souhaitent que la Commission prenne exemple sur les Pays-Bas et le Royaume-Uni où les rétrocessions sont déjà totalement interdites. «Dans la majorité des pays de l’UE, les ventes de produits financiers basées sur des rétrocessions restent la norme. Les conseils financiers motivés par des rétrocessions ne sont pas du tout des conseils, mais simplement un argumentaire de vente, qui aboutit souvent à ce qu’un produit soit proposé à un client non pas parce qu’il présente un bon rapport qualité-prix pour le client, mais parce que la vente du produit procure des avantages monétaires au vendeur», pointent les organisations dans leur lettre. Elles contestent aussi «le faux narratif» des associations financières sur le déficit d’accès aux conseils en investissement pour les investisseurs particuliers britanniques et néerlandais depuis l’interdiction des rétrocessions. Le conseil indépendant ultra-minoritaire en France Le régulateur britannique des marchés financiers, Financial Conduct Authority (FCA), dévoile d’ailleurs ce mercredi ses propositions pour rendre le conseil financier plus accessible aux particuliers. Elles induisent la création d’un régime de conseil financier simplifié. La FCA propose ainsi de limiter l'éventail des investissements possibles afin que les conseils soient plus faciles à fournir et à comprendre, de permettre le paiement échelonné des frais de conseil pour éviter au client des factures initiales élevées ou encore de rendre les exigences de qualification pour le nouveau régime plus proportionnées pour baisser le coût de la fourniture de conseils simplifiés. Le sujet des rétrocessions est sensible en France. Dans un récent rapport, l’Autorité des marchés financiers soulignait que la rémunération des conseillers en investissement financiers et conseillers de gestion en patrimoine (CIF CGP) était, fin 2021, principalement constituée de rétrocessions de droits d’entrée et de frais de gestion annuels, soit respectivement 73 % et 17 % du chiffre d’affaires total déclaré par les CIF. En 2021, les CIF CGP ont collecté 16,23 milliards d’euros, suggérant un taux de rétrocession moyen pour les droits d’entrée de 2,53%. Celui sur les frais de gestion serait de 0,29% selon l’AMF. Quelque 77% des CIF CGP fournissent majoritairement des conseils exclusivement non indépendants. Seuls 6 % des CIF CGP fournissent exclusivement des conseils indépendants. Les CIF CGP restants (17 %) fournissent à la fois des conseils de manière indépendante et non indépendante ou n’ont pas renseigné l’information.
On connaissait la chanson The Good Life, standard international du jazz interprété par Tony Bennett et plus tard repris en français par Sacha Distel. Désormais, The Good Life se décline aussi en un fonds d’investissement qu’a lancé, mi-novembre, le gestionnaire d’actifs français Fourpoints Investment Managers. Ce nouveau fonds commun de placement investit dans des sociétés qui prennent en compte la notion de «plaisir» et de «confort» des consommateurs. Il s’adresse aux conseillers de gestion de patrimoine, banques privées et fonds de fonds des sociétés de gestion.
Ils ont donné entre 5,3 et 5,5 milliards d’euros à des associations et fondations en 2021. Un montant en hausse mais le nombre de donateurs est lui en baisse.