La société Capexis a manqué de transparence dans son rôle de conseiller et à entre autres reçu de ses clients des fonds non destinés à rémunérer son activité de CIF.
Faute de Pricing Power, de nombreuses hausses de prix imposées depuis un an ne sont pas soutenables dans le temps. Après une année de banalisation, la capacité d’une entreprise à créer un rapport de force favorable sur son marché devrait peu à peu retrouver une place centrale et discriminante dans les grilles d’analyse.
Les amendements à la réglementation des fonds européens d’investissement à long terme (Eltif) ont été adoptés par le Parlement européen, mercredi 15 février. Le texte révisé, proposé en novembre 2021, devrait être publié en mars 2023 et son entrée en vigueur est prévue pour le premier trimestre 2024. Les amendements visaient à rendre plus attractif le régime des Eltif notamment en élargissant le scope des actifs éligibles, en rendant les règles plus flexibles en matière de diversification du risque et d’utilisation de levier ou encore en permettant l’investissement dans des fonds de fonds et des structures contenant un fonds maître et un fonds nourricier. La suppression du ticket d’entrée minimum de 10.000 euros et l’alignement du régime de distribution d’Eltif avec celui de MiFID II font aussi partie des amendements votés. Les fonds Eltif déjà existants et basés sur le régime initial pourront rester alignés sur celui-ci encore cinq ans après l’entrée en vigueur du texte révisé.
SigTech, fournisseur de technologies et de services pour hedge funds, s’est penché sur l’état de l’industrie des hedge funds. Dans une étude publiée ce mercredi et basée à la fois sur les données de Preqin et de gérants de hedge funds, SigTech a dénombré 30.077 hedge funds opérant dans le monde à fin 2022. Sur ce total, 938 ont été lancés en 2022, soit le niveau le plus faible depuis 2010 (870 lancements) d’après l’étude.
Axa Investment Managers (Axa IM) vient d’annoncer l’intégration d’objectifs ESG (critères liés à l’environnement, au social et à la gouvernance) dans les rémunérations différées d’environ 400 cadres dirigeants à partir de l’exercice 2023 et qui commenceront d’être versées en 2024. Ces objectifs pourront impacter ces rémunérations à la hausse comme à la baisse. La filiale de la gestion d’actifs de l’assureur éponyme a retenu trois métriques pour évaluer l’impact de l’ESG sur la rémunération différée de ses dirigeants : - l’intensité carbone moyen pondérée pour atteindre l’objectif de réduction de 25% de l’intensité carbone du portefeuille investi dans les entreprises d’ici 2025, - avoir 50 % des actifs sous gestion du portefeuille immobilier alignés sur les trajectoires du CRREM «Carbon Risk Ream Estate Monitor» d’ici 2025. Le CRREM est un outil spécifique au secteur immobilier qui projette une trajectoire scientifique pour les actifs immobiliers basée sur leur secteur et leur géographie, - et la réduction de l’empreinte carbone des opérations d’Axa IM, afin d’atteindre l’objectif intermédiaire de réduction de 26% en 2025. La première métrique va être principalement utilisée pour les dirigeants d’Axa IM Core. Elle correspondra à 75% du calcul de l’incidence de l’ESG sur la rémunération différée. Pour les collaborateurs des fonctions transversales inclus dans le périmètre, elle correspondra à 37,5%. La deuxième métrique correspond également à 75% de l’incidence ESG, mais cette fois pour les collaborateurs d’Axa IM Alts. Elle se limite à 37,5% pour les salariés des fonctions transversales inclus dans le périmètre. Enfin, la troisième correspondra à 25% du calcul pour tous. Cette nouvelle politique de rémunération fait partie du cadre de l’Axa IM for Progress Monitor, un ensemble de huit indicateurs pour atteindre les objectifs de neutralité carbone. La rémunération différée correspond entre autre à la participation, l’intéressement, au plan épargne-entreprise, au plan d’épargne pour la retraite collectif, et aux stock-options…
Quatre fonds au départ cette semaine. Outre un fonds thématique, on compte deux fonds dans le domaine de l'alternatif. Du non coté en capital risque pour l'un et de la dette privée pour l'autre. Quant au dernier produit annoncé, il s'agit d'un structuré. Pas vraiment de l'alternatif. Plutôt une alternative.
Nous nous intéressons de nouveau cette semaine à la catégorie Actions Amérique du Nord – général dont les performances sur 3 et 5 ans sont particulièrement séduisantes. Les résultats sur un an restent plus mitigés avec une moyenne globale de -4,24%. Les fonds du «Top 10" se démarquent néanmoins en affichant tous une performance positive sur cette période. Le fonds Edmond de Rothschild Fund - US Value A USD prend la tête du classement avec un beau score de +13,12%. Les grandes capitalisations d’Amérique du Nord ont mieux traversé l’année 2022 contrairement aux autres catégories actions. La stabilisation de l’inflation dans cette zone permet de présager un avenir plus radieux.
Le gouvernement a lancé une consultation citoyenne sur l'encadrement des influenceurs dont les propositions ont toutes recueilli l'assentiment des participants. En parallèle, des députés s'activent déjà.
La CNCEF Assurance et la CNCEF Patrimoine ont adressé une lettre à Catherine Colonna , Ministre des Affaires Européennes dans l’objectif de l’alerter sur le texte Retail Investissement Strategy (RIS) qui prévoit d'interdire la rémunération des distributeurs de produits d’épargne sous la forme de commissions au profit des honoraires.
La plateforme de crowdfunding élargit son offre de placements avec notamment des contrats d’assurance vie et PER. Elle structure également un FCPR avec son actionnaire Foncière Magellan pour investir dans ses projets et ceux d’autres plateformes.
Si, comme le veut l’adage, rien n’est possible dans l’UE sans l’assentiment de Paris et de Berlin, l’idée d’interdire les rétrocessions versées aux distributeurs de produits d'épargne a désormais du plomb dans l’aile. Alors que le ministre des Financesallemand Christian Lindner avait déjà exprimé son opposition à un tel projet, Emmanuel Moulin, le directeur général du Trésor, a fait de même mardi à Bruxelles au nom de la France, lors d’un débat au sein du Conseil Ecofin, selon des propos initialement rapportés par le média bruxellois l’Agence Europe. Poussée par la commissaire européenne aux services financiers, Mairead McGuinness, la mesure pourrait être proposée dans le cadre du paquet législatif de l’exécutif communautaire destiné à encourager la participation des investisseurs particuliers aux marchés de capitaux, attendu pour début avril. « Cette stratégie doit permettre d’améliorer encore davantage le conseil fourni aux investisseurs particuliers afin de permettre une meilleure adéquation avec leurs besoins, tout en assurant que l’allocation de l'épargne européenne contribue au financement des objectifs collectifs», a d’abord expliqué Emmanuel Moulin, avant d’estimer qu’« une mesure générale d’ interdiction des rétrocessions conduirait à mettre en risque l’accès au conseil en investissement» et serait ainsi «contraire à cet objectif ». L’ex-directeur de cabinet de Bruno Le Maire à Bercy a ensuite invité la Commission européenne à explorer des «approches alternatives». Récemment relancée par Mairead McGuinness, l’idée d’une interdiction générale des «inducements», déjà expérimentée depuis 2013 aux Pays-Bas et au Royaume-Uni, donne lieu à un vif débat entre associations d’épargnants et lobbyistes du secteur financier. La France n’avait jusqu’ici pas pris position. «Nous sommes pour la transparence mais pas pour une interdiction générale qui remettrait en cause l’organisation de la distribution des produits financiers», confirmait-on mercredi à Bercy. Si, néanmoins, la Commission venait à inclure la mesure dans son paquet législatif, les oppositions de la France et de l’Allemagne - auxquelles s’ajoute celle de l’Autriche - rendraient très peu probable son adoption ultérieure par les co-législateurs. En effet, le feu vert du Conseil de l’UE nécessiterait le soutien de 15 États membres regroupant au moins 65% de la population totale de l’UE. En vertu de ce second critère, les trois pays sont déjà très près de constituer à eux seuls une minorité de blocage.
Sesame Financial a officialisé l’ouverture d’un bureau à Paris début février. La société suisse fournit des conseils en allocation d’actifs et des solutions d’investissement qui se veulent sur mesure en commercialisant notamment des fonds thématiques et des produits structurés. Ce bureau, qui s’ajoute à ceux de Genève, Zurich et Lugano, est dirigé par Christophe Durand, recruté en qualité de directeur commercial institutionnels en juin dernier.Il évoluait auparavant chez Equitim en tant que spécialiste en solutions de placement de trésorerie et a travaillé dans les produits structurés au sein de la SFIL et de la banque d’investissement de Société Générale. «Nous agissons en tant que distributeur de solutions d’investissement sur mesure auprès d’investisseurs qui peuvent être des clients directs, comme des entreprises ou des institutionnels par exemple. Nous pouvons également proposer des solutions à des spécialistes du conseil financier en investissement : banques privées, family officers, conseillers en gestion de patrimoine indépendants… Ainsi, nous ciblons les professionnels souhaitant conseiller leurs clients pour des problématiques et des enjeux forts de placement», indique Christophe Durand sur le site internet de Sesame Financial.
Réunis à Paris pour une journée d’échanges, les représentants du financement participatif européen ont souligné à la fois les difficultés et le grand intérêt du nouveau cadre règlementaire.
A l’été 2023, le taux d’usure sera mieux corrélé aux conditions de marché, les coûts de refinancements des banques seront stabilisés, comme les taux directeurs de la Banque centrale européenne.
Cyril Blesson des Cahiers de l'Epargne - Pair Conseil et également enseignant à l'universitéParis-Dauphineen magistère Banque-Finance-Assurance a rejoint le plateau de l'AGEFI Actifs pour décrypter le comportement des épargnants face à la crise. L'économiste aborde notamment l'impact de l'inflation sur le marché du crédit et ce que cela implique pour le marché.
Le deuxième rapport du Conseil d’orientation de la lutte contre le blanchiment et financement du terrorisme s'intéresse pour la première fois aux NFT, qui présentent des risques élevés.
Les détenteurs de 3,8 milliards d’euros de dettes sont invités à départager deux projets concurrents pour la restructuration financière du groupe de maisons de retraite.
L'accord rendra obligatoire la mise en place d'un dispositif de partage de la valeur à partir de 2025 pour les entreprises de moins de 50 salariés sous certains conditions.
Directeur de l’Ingénierie Patrimoniale en France, Vincent Aubuchou, est nommé directeur adjoint de la Banque Privée Edmond de Rothschild en France, en charge de la Transformation et de l’Innovation.
Après plusieurs articles de presse faisant part d'un possible abaissement de la hauteur minimum sous plafond à 1,80 mètre, le ministère de l'Ecologie a nié en bloc.
L'AMF n'est pas le premier régulateur à imaginer des exigences minimales pour les fonds durables mais il est en revanche le premier à le demander à l'échelle européenne et dans le cadre de SFDR.
C’est une partie stratégique qui se joue dans les coulisses des banques et des sociétés de gestion, mais qui n’en a pas moins son importance. Natixis Investment Managers, la filiale de gestion du groupe BPCE, a réalisé en toute discrétion un appel d’offres géant dans le courant de 2022 sur les prestations de conservation/dépositaire de l’ensemble de ses fonds au niveau mondial, indiquent plusieurs sources. Tous fonds et mandats confondus, Natixis IM gérait plus de 1.000 milliards d’euros fin 2022. C’est la première fois que Natixis remettait si massivement en cause une prestation jusqu’ici réalisée largement par son ancien partenaire capitalistique et historique Caceis. Caceis est né du rassemblement des activités titres du Crédit Agricole SA et des Caisses d’Epargne en 2005 puis de Natixis lorsque le groupe BPCE s’est formé en 2009. Après une longue période de réflexion, durant laquelle des offres de BNP Paribas et State Street auraient aussi été sur la table, Natixis IM a choisi de conserver Caceis pour l’administration de ses FCP et Sicav françaises mais aurait modifié certaines attributions revenant à Caceis à l’international, indiquent plusieurs sources concordantes. Ainsi, selon ces sources, Caceis a perdu plus particulièrement la conservation/déposition de l’ensemble des Sicav luxembourgeoises du groupe Natixis, y compris celles des affiliés américains, a appris NewsManagers. Concernant les affiliés européens, la bascule concerne les Sicav luxembourgeoises des affiliés Mirova et d’Ostrum, Mirova Funds et Natixis AM Funds (on trouve dans cette dernière des fonds d’Ostrum mais aussi de Seeyond et H2O). C’est le groupe Brown Brothers Harriman (BBH) qui aurait remporté l’essentiel du nouveau contrat. Le groupe américain travaillait déjà pour Natixis IM et ses affiliés mais sur une partie nettement moins importante. Difficile d’avoir le périmètre exact des encours concernés, aucune des sociétés interrogées n’ayant souhaité faire de commentaires ou répondre à nos questions. Effort sur les prix D’après une source proche des négociations, «Natixis IM souhaitait un prestataire qui lui permette plus particulièrement de répondre aux attentes de ses clients asiatiques. Le groupe voulait aussi en profiter pour revoir les prix à la baisse. Caceis a accepté de réviser ses marges pour gagner l’essentiel du contrat sur les fonds français. C'était très important car Natixis IM est son deuxième plus gros client après Amundi (filiale de gestion du Crédit Agricole, ndlr)». Selon cette même source, BBH a été privilégié pour les prestations internationales car Caceis est comparativement très peu présent en Asie. Certains observateurs font aussi le lien avec le fait que Caceis n’a pas hésité fin 2022 à entrer en négociations pour racheter les activités européennes d’asset servicing mises en vente par RBC Investor Services et surtout son centre associé situé en Malaisie qui emploierait près de 1.500 personnes. «Il a fait une offre alors même qu’il sortait d’un plan de «transformation». L’annonce de l’opération avec RBC a surpris plus d’une personne en interne car le groupe a conduit en 2021 un plan de suppression de 250 postes en France. Or, racheter ces activités de RBC Investors ramène près de 2.400 nouveaux salariés au niveau mondial», commente un observateur proche. En France, il s’agirait d’environ 150 personnes de plus qui pourraient rejoindre à terme le nouveau siège de Caceis, désormais basé sur le campus Evergreen du Crédit Agricole à Montrouge. «Il y a aussi des risques de gros doublons au Luxembourg où chaque groupe a plus de 800 personnes», ajoute la source. Le métier titres est toutefois sous la pression de l’atteinte d’une taille critique en permanence relevée en raison de l’augmentation des coûts. La gestion post-rapprochement ne sera pas menée par le directeur général actuel Jean-François Abadie qui a " fait valoir ses droits à la retraite», selon un communiqué de Caceis publié le mois dernier. L'équation inconnue entre BBH et State street Ce devait être l’opération de l’année dans les métiers titres: le rachat par State Street de BBH pour plus de 3,5 milliards de dollars. Le projet a finalement été abandonné de façon surprenante en décembre en raison des exigences des régulateurs, ont expliqué les deux groupes. Nul ne sait si l’annulation de cette opération a pu avoir, ou aura, des conséquences sur les relations entre Natixis IM et BBH puisque le deal était déjà annoncé.