Treezor mise sur son déploiement à l’international
Cinq ans après son lancement, la fintech Treezor spécialisée dans le Banking-as-a-service (Baas) filiale de la Société Générale, trace sa route. Elle annonce aujourd’hui avoir distribué 2 millions de cartes Mastercard, contre 1 million l’an dernier, ainsi que doublé son volume de transactions, qui s'évèle désormais à 25 milliards d’euros.
Cette progression n’est pas le fruit du hasard : la fintech élargit depuis plusieurs mois sa base clients. La société qui revendique environ 100 clients, dont la plupart sont des fintechs comme Qonto ou Shine, cherche à devenir la fintech des corporates et des banques régulées. Elle compte une dizaine de clients corporates, parmi lesquels le groupe Total. «Nos clients trouvent chez Treezor une véritable différence en terme de fonctionnalités et de solidité. Le fait d’être attaché à un groupe, nous permet de proposer une qualité d’exécution élevée», confie Eric Lassus, patron de Treezor.
«La prochaine étape, pour Treezor, c’est de réussir notre développement international, tout en continuant à ancrer solidement notre marque», ajoute-t-il. Réglementée dans 25 pays européens, la société est présente en France, en Allemagne, en Italie, en Espagne et en Belgique. L’ouverture à court terme dans un sixième pays n’est en revanche pas envisagée à ce stade. La société, qui devrait bientôt proposer des numéros de comptes bancaires (Iban) français, allemands, italiens et espagnols, réfléchit également à lancer des services autour du crédit à la consommation.
Au sein même du groupe Société Générale, les discussions vont bon train. «On ne souhaite pas se diversifier au point de perdre notre raison d’être. Nous avons des réflexions en cours avec le groupe Société Générale, pour anticiper comment sera le paiement de demain», explique Eric Lassus. A ce sujet, la fintech a lancé il y a quelques mois le service «Treezor Connect», qui permet aux entreprises de lancer leur application de paiement en un temps record. Pour la Société Générale, le service permettra de simplifier l’intégration des services financiers.
Les deux entités réfléchissent également à ce que sera Treezor en 2025, voire 2030. Un vrai projet de long terme, qui peut se distinguer des ambitions à court terme de certaines fintechs. Créée en 2016, Treezor compte environ 150 collaborateurs, se dirige vers 200 salariés. Son concurrent principal, la fintech allemande Solarisbank, a ouvert il y a quelques mois une succursale en France.
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