Tesla vend les trois quarts de ses bitcoins pour dégager du cash
Le constructeur a révélé le rétropédalage dans son rapport financier du deuxième trimestre mercredi.
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Louis Tellier
Le bitcoin, nouvel outil de diversification de la trésorerie des entreprises.
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Crédit Pete Linforth/Pixabay
Lorsque Elon Musk avait annoncé l’achat par Tesla de 1,5 milliard de dollars de bitcoins en février 2021, la reine des cryptomonnaies était à l’aube d’une séquence haussière historique. Elle avait atteint son apogée le 8 novembre 2021 avec un record à 68.992 dollars l’unité. Le fantasque entrepreneur avait affirmé vouloir « diversifier sa trésorerie » et permettre aux clients d’acheter ses voitures avec la cryptomonnaie, avant de revenir en arrière début mai 2021, officiellement pour des raisons environnementales.
Demi-tour au deuxième trimestre : Tesla a vendu 75% de ses bitcoins. Elon Musk a justifié cette décision à cause des incertitudes liées au Covid en Chine : « Il était donc important pour nous de maximiser notre position de trésorerie » tout en précisant qu’il ne fallait pas y voir « un quelconque verdict sur le bitcoin ». Une opération permettant au constructeur d’encaisser 936 millions de dollars.
Tesla s’était déjà délesté d’environ 10% de ses bitcoins, soit 272 millions de dollars, au premier trimestre 2021, dégageant au passage un bénéfice de 101 millions. Cette fois, l’entreprise assume une perte par rapport au prix moyen d’achat de l’ensemble de ses bitcoins, qui s’établissait à 31.620 dollars, pour un prix de revente à 28.888 dollars. Désormais, elle ne dispose plus que d’environ 10.800 bitcoins valant près de 240 millions de dollars selon le site Coinglass.
Avec cette vente, Tesla laisse encore un peu plus la tête du classement des entreprises privées ayant parié sur le bitcoin pour diversifier leur trésorerie à MicroStrategy qui totalise aujourd’hui 129.699 unités achetées à un prix moyen de 30.664 dollars. Contrairement à Elon Musk, le PDG de MicroStrategy Michael Saylor, s’est toujours montré beaucoup plus enthousiaste au sujet du bitcoin, s’inscrivant dans la lignée des maximalistes les plus radicaux prêts à tout pour ne pas vendre.
Pour Michael Saylor, le bitcoin ne serait ni plus ni moins que de « l’or numérique » : il permettrait de lutter sur le long terme, grâce à son caractère décentralisé et son émission monétaire programmée à l’avance, contre une inflation créée par les banques centrales et les Etats. Ainsi, le dirigeant espère protéger la trésorerie de son entreprise en investissement massivement dans la cryptomonnaie, dont il prédit que le cours continuera de s’apprécier à nouveau dans les années à venir.
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