Sotheby’s se convertit à son tour au bitcoin
La prestigieuse maison britannique de vente aux enchères cède à son tour à la vogue des cryptomonnaies. Sotheby’s acceptera désormais le bitcoin et l’ethereum comme moyens de paiement. Cela sera même effectif dès sa prochaine vente, celle de «Love is in the Air», une œuvre du street artist Banksy, qu’elle mettra aux enchères le 12 mai à New York. Son prix d’achat est estimé entre 3 et 5 millions de dollars (2,5 à 4,16 millions d’euros).
C’est la première fois que des cryptoactifs seront admis lors d’une vente aux enchères d’une œuvre d’art physique.
Pour cette vente, Sotheby’s s’est associée à la plateforme d'échange Coinbase Global. Celle-ci a déclaré dans un billet de blog qu’elle «aidera à gérer les fluctuations de prix». L’enchère sera menée en dollars, «mais l’acheteur et l’artiste auront la possibilité de traiter dans une cryptomonnaie ou une devise fiduciaire», précise-t-elle.
Le directeur général de Sotheby’s Charles F. Stewart explique, dans une interview à CNBC, que cela permettra à Sotheby’s de gérer entièrement les paiements des œuvres. Il ajoute que les artistes auront le choix de la monnaie qui leur conviendra pour assurer le règlement. Quant à lui, questionné sur l’avenir de ses bénéfices, il explique: «Ce partenariat avec Coinbase nous donne non seulement la capacité de gérer les transactions financières, mais également la possibilité de le faire [conserver les cryptomonnaies].»
Sotheby’s n’est pas novice dans le monde des cryptomonnaies. En avril dernier, elle a organisé la vente aux enchères d’un token non fongible (NFT). Cette œuvre d’art numérique de l’artiste Pak s’est vendue 16 millions de dollars.
Assurément, cette opération contribuera à légitimer encore davantage le bitcoin, qui a flambé à près de 65.000 dollars le mois dernier, auprès du grand public et du monde de la finance. Un premier pas avait été franchi en début d’année, lorsque le constructeur automobile américain Tesla indiquait avoir investi 1,5 milliard de dollars dans le bitcoin.
Jusqu’à présent, les cryptomonnaies ont fait une incursion seulement dans l’art numérique. Christie’s, le principal concurrent de Sotheby’s, avait réalisé un coup de maître en organisant en avril la vente aux enchères, pour 63,9 millions de dollars, d’un NFT, une œuvre d’art numérique baptisée «Everydays - The First 5.000 Days», de l’artiste américain Mike Winkelmann (ou Beeple). A cette occasion, Christie’s avait accepté l’ether comme moyen de paiement.
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Le dirigeant chinois lui a aussi promis l’achat de 200 «gros» Boeing, a-t-il dit. C’est considérable, mais moindre que la commande de 500 avions monocouloirs 737 MAX et d’une centaine de gros porteurs (787 Dreamliner et 777) évoquée par la presse depuis des mois. La Chine est un partenaire stratégique et économique primordial pour l’Iran qui lui destine la grande majorité de ses exportations de pétrole. Elle est directement touchée par la quasi-fermeture, sous l’effet des blocus iranien et américain, du détroit d’Ormuz par lequel transite une grande part de ses acquisitions d’hydrocarbures, d’Iran mais aussi d’autres pays du Golfe. L’Iran a annoncé jeudi, en plein sommet pékinois, que ses forces avaient autorisé le passage de plusieurs navires chinois. Washington voudrait voir Pékin user de son influence sur Téhéran pour contribuer à une sortie de crise dans le Golfe. Tout en s’employant diplomatiquement, Pékin a observé jusqu'à présent une grande retenue. «Nation en déclin» C’est l’un des sujets de crispation que le sommet est destiné à atténuer, sinon à dissiper. Ils abondent: Iran donc, Taïwan, relations commerciales, restrictions d’accès aux terres rares et aux semi-conducteurs, intelligence artificielle et propriété intellectuelle... Ils se sont manifestés ouvertement jeudi avec une mise en garde vigoureuse du président chinois quant au risque de «conflit» entre Chine et Etats-Unis au sujet de Taïwan. Les propos de M. Xi ont dominé le premier jour de la visite. La compétition - stratégique, commerciale, technologique - est extensive et la Chine semble miser sur un déclin des Etats-Unis, subtilement évoqué par Xi Jinping lui-même lorsqu’il a cité l’historien de l’Antiquité grecque Thucydide, théoricien du risque de guerre lorsqu’une puissance émergente entre en rivalité avec une puissance dominante. M. Trump a répondu jeudi soir dans un message sur sa plateforme Truth Social. «Le président Xi a fait très élégamment référence aux Etats-Unis comme étant peut-être une nation en déclin», a-t-il dit. Mais selon lui, l’homme fort de Pékin avait à l’esprit les Etats-Unis de son prédécesseur Joe Biden, pas l’Amérique actuelle. «Il y a deux ans, nous étions effectivement une nation en déclin. Aujourd’hui, les Etats-Unis sont le pays le plus génial de la planète», a-t-il dit. «Stabilité constructive» Depuis le retour de M. Trump à la Maison Blanche, Chine et Etats-Unis se sont livré une âpre guerre commerciale aux répercussions planétaires, à coups de droits de douane exorbitants et de restrictions multiples. MM. Trump et Xi ont conclu une trêve en octobre et, depuis, la Cour suprême américaine a mis à bas les droits de douane généralisés de l’administration Trump. Mais le cessez-le-feu commercial reste exposé à l’instauration de nouvelles surtaxes américaines envisagées par le républicain. 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