Open banking : Budget Insight veut fédérer contre l’authentification tous les 90 jours
Passer de 90 jours à 180 jours la période de renouvellement de l’authentification renforcée des utilisateurs de l’open banking, c’est ce que propose l’Autorité bancaire européenne (EBA) dans une consultation lancée le 28 octobre, qui s’achevera le 25 novembre. Chacun peut contribuer. L’Afepame, association française des établissements de paiement et de monnaie électronique, ainsi que l’association européenne des tiers de paiement vont répondre. Mais pour amplifier le mouvement dans un temps plutôt court, Budget Insight, l’un des principaux agrégateurs français, a lancé une campagne auprès de ses clients, partenaires, prospects et utilisateurs pour faciliter leur participation. Il propose ainsi un lien vers la page réponse mise à disposition par l’EBA avec une vidéo explicative et une réponse prérédigée en anglais pour ceux qui le souhaitent.
Parmi les arguments mentionnés, Budget Insight rappelle que les services à base d’accès aux comptes (open banking) dépendent complètement de la capacité du prestataire de services de collecter et de traiter les données bancaires sans avoir à redemander le consentement de son client constamment. C’est d’ailleurs l’une des raisons qui avaient conduit l’EBA à proposer dans ses standards techniques réglementaires (RTS) que l’utilisateur final soit authentifié seulement tous les 90 jours. Certaines banques demandent pourtant cette authentification plus fréquemment. La révision du RTS devrait permettre d’empêcher ces demandes d’authentification en dehors des renouvellements obligatoires, mais aussi d’obtenir une période de 180 jours entre deux authentifications, contre 90 jours actuellement.
« Prolonger ce délai à 180 jours, c’est mieux mais ce n’est pas suffisant, souligne France Vernet-Leduc, head of risk, compliance and legal de Budget Insight. Le renouvellement de l’authentification forte nous fait perdre des clients et des utilisateurs sans raison puisqu’il n’y a pas de fraude sur l’agrégation de comptes. En revanche, c’est un service fondamental qui permet à de nombreuses entreprises de délivrer des services innovants qu’on n’imaginait même pas au moment où les RTS ont été rédigés. Il est temps qu’elles puissent intervenir sur ce sujet qui a un fort impact sur leur activité. » Un renouvellement annuel ou même une suppression du renouvellement de l’authentification forte remplacé par une procédure d’opt-out serait préférable aux yeux des fintechs qui s’organisent pour faire entendre leur voix.
Plus d'articles du même thème
-
L'Italie compte prélever 10,7 milliards d’euros de plus au secteur financier d’ici 2029
Cette nouvelle ponction s’ajoute aux 12 milliards d’euros que le gouvernement souhaite déjà réclamer aux banques et aux assureurs d'ici 2028 via une hausse d'impôt. Le détail précis des modalités de collecte n'est pas encore connu. -
Le ciel de Bank of America s'assombrit
La deuxième plus grande banque américaine a dévoilé des résultats trimestriels décevants après l’annonce d’une amende salée et alors que certains de ses cadres quittent le navire depuis plusieurs mois. -
Morgan Stanley bat les attentes au troisième trimestre grâce aux marchés actions
La banque américaine a révélé des résultats dans la lignée de ceux publiés par Goldman Sachs la veille mais elle peine à en profiter en Bourse.
Sujets d'actualité
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
My money backL’ombre de Marine Le Pen sur le budget européen
La présidentielle française crée une pression sur le calendrier des discussions devant aboutir à la prochaine trajectoire financière de l’UE -
Tout douxMalmené dans les sondages, Edouard Philippe assume de ralentir le rythme des annonces
Trois études d'opinion entre mercredi et jeudi placent le maire du Havre en situation d'être éliminé au soir du premier tour de la présidentielle. L'intéressé assume pourtant de tenir son rythme. L'heure est à la répétition des mesures déjà connues -
EditorialMouvement du 17 octobre : la convergence des désillusions
Les prolétarisés de tout le pays s'unissent dans un contexte inflammable