Lemon Way ne vise plus les start-up mais le CAC 40
La fintech française, spécialisée dans les paiements, a décidé de se concentrer sur l’acquisition de grands comptes pour 2019.
Publié le
Daxia Rojas
Damien Guermonprez (à g.), président de Lemon Way : «Notre stratégie consiste désormais à faire du sur-mesure pour les grands groupes.»
-
Twitter @LemonWay
Changement de cap chez Lemon Way. La fintech française, qui propose une solution de paiement digitale aux places de marchés et collecte des fonds pour compte de tiers, veut désormais monter en gamme en termes de clientèle. Fini, les milliers de start-up, place aux grands comptes. Lemon Way a ainsi annoncé, début janvier, avoir signé un partenariat avec la Fédération française de football (FFF) pour faciliter le paiement et la facturation en ligne des cotisations de 2 millions de licenciés issus de 15.000 clubs de foot. Les Fédérations françaises de natation et les Scouts de France vont également travailler avec la fintech.
«Une bonne partie du CAC 40 a déjà créé son propre établissement de paiement et de monnaie électronique, ou y réfléchit», explique à L’Agefi Damien Guermonprez, le président de Lemon Way. «Notre stratégie consiste désormais à faire du sur-mesure pour les grands groupes. Nous pouvons les accompagner dans la reprise en main du traitement de leurs transactions», ajoute-t-il.
Lemon Way est décrit par son président comme une «usine de paiements», construite en partenariat avec les banques, comme le Crédit Mutuel CIC, BNP Paribas et Banco Sabadell, auxquelles la fintech est connectée via son interface de programmation (API). Cela la rend capable de réaliser en temps réel des millions de transactions, à l’image de ses deux concurrents, le néerlandais Adyenet l’américain Stripe. En 2018, la fintech a ouvert 1,7 million de comptes de paiement, ce qui porte leur total à 5,7 millions depuis sa création en 2012. Elle ambitionne d’en ouvrir 2 millions supplémentaires d’ici à un an.
La société revendique avoir traité 1,9 milliard d’euros de flux, contre 1,4 milliard en 2017. Son but : atteindre 3,2 milliards de flux en 2019. Côté chiffre d’affaires, Lemon Way refuse de communiquer celui de 2018 mais indique qu’en 2017 il s’élevait à 11 millions d’euros. Sa solution de paiement est déployée sur 1.400 sites internet, dont 200 plates-formes de financement participatif, comme October, WiSeed ou encore Hello Asso. Soixante pour cent de sa clientèle est issue de la France, 10% de l’Italie, 10% de l’Espagne et le reste provient des 29 pays où sa solution est disponible.
Elle a finalisé en octobre dernier une levée de fonds de 10 millions d’euros afin de développer ses activités au Royaume-Uni et en Allemagne et de lancer de nouveaux produits et services basés sur l’intelligence artificielle en 2019.
A l'affût d'opportunités dans les infrastructures européennes, le géant européen du capital investissement envisage une offre à 9 milliards d'euros sur le spécialiste italien des paiements, dont le titre a perdu 65% en quatre ans.
Même dans l'univers des fintechs, Revolut reste à part en raison de la structure de ses revenus et de son bilan. Alors que le groupe envisage une entrée en Bourse, mais pas avant 2028, et caresse l'espoir d'une capitalisation de 200 milliards de dollars, les analystes de JPMorgan viennent de disséquer le modèle économique de la néobanque la mieux valorisée et la plus crainte d'Europe.
Au total, les cas contacts français se composent de quatre passagers du MV Hondius et de 22 cas contacts de la passagère néerlandaise du paquebot, décédée. Reste une Française de plus de 65 ans, positive au virus, qui est toujours en réanimation
Il ne reste plus à Kevin Warsh, candidat de Donald Trump, que de prêter serment avant de prendre ses fonctions pour un mandat de quatre ans. Il devrait présider sa première réunion de politique monétaire les 16 et 17 juin
Entrée en service fin 2023, l'« Autoroute de l’eau » permet de réorienter une partie de la ressource du Nord du pays vers le bassin hydraulique de Rabat et Casablanca. Un chantier colossal qui a nécessité 5,9 milliards de dirhams, soit 540 millions d'euros, et 7 millions d’heures de travail