Un rapport de KPMG montre une amélioration du financement par le capital-risque dans les technologies financières. La Blockchain confirme son attractivité.
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Benjamin Poyet
Après un net ralentissement au dernier trimestre 2015, les levées de fonds des entreprises de la fintech ont retrouvé une vigueur impressionnante. A l’échelle mondiale, 4,9 milliards de dollars ont été investis au premier trimestre 2016, soit 218 contrats conclus en 3 mois. La Chine s’impose avec des « méga-deals » pesant largement sur le total de 2,6 milliards de dollars d’investissement de la zone asiatique. L’Amérique du Nord suit la tendance, avec 1,8 milliard investi en ce début d’année. L’Europe est à la traîne, avec un secteur ayant levé moins de 350 millions de dollar sur la même période, malgré le dynamisme au Royaume-Uni.
L'étude souligne que la fintech est en pleine évolution. Ainsi, les solutions de paiements deviennent moins attractives, avec la domination de start-up comme Stripe, Square ou le Néerlandais Adyen. Au contraire, les robots-conseillers semblent avoir un véritable potentiel de croissance et attirent les capitaux. Les InsuranceTech, longtemps délaissées par les entrepreneurs et investisseurs, retiennent l’attention, portées par la Blockchain pouvant disrupter le secteur assuranciel. La technologie Blockchain s’impose par ailleurs dans le paysage Fintech : 2 des 10 plus gros contrats conclus en ce début d’année la concerne.
A côté de le révolution technologique, l’évolution des organisations s’installe. Le capital-risque est avant tout porté par les banques (notamment Goldman Sachs, Citigroup et Banco Santander aux Etats-Unis), d’où le développement de modèle collaboratif entre grands groupes et start-up. De plus, la régionalisation des investissements s’observe, notamment en Asie : « les entrepreneurs sont de plus en plus à la recherche d’opportunités d’expansion globale » explique Ian Pollari de KPMG.
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