Le conseil automatisé suscite encore des inquiétudes
Une enquête mené par le CFA Institute révèle que le conseil automatisé - robo-advisors en tête - fait naître des craintes de dérives en matière d’erreurs, de défaut dans les algorithmes et de protection des données.
Le conseil automatisé se développe très rapidement mais les craintes dans ce secteur sont toujours nombreuses. C’est ce qui ressort de l’enquête réalisée par le CFA Institute, l’association mondiale des professionnels de l’investissement, auprès de ses membres.
Selon les résultats d’un sondage mené auprès de plus de 700 membres, les craintes majeures de ce secteur en pleine expansion concernent principalement le défaut dans les algorithmes de conseil automatisé (46%), devant les erreurs dans le conseil (30%) et la protection des données et de la vie privée (12%).
Le conseil financier fait par ailleurs la part belle aux robo-advisors dans cette enquête. Au total, 37% des personnes interrogées considèrent que les robots-conseillers auront l’impact le plus large dans l’industrie des services financiers d’ici 1 an, et même 40% d’ici cinq ans.
Le crowdfunding arrive en deuxième place à horizon 1 an (23%) mais en troisième place à 5 ans (13%) supplanté par la technologie Blockchain (30%), «ce qui prouve que la Blockchain présente un bon potentiel «risque/opportunité» sur le moyen-long terme», précise l'étude. Sur ce point, l’Europe fait toutefois légèrement baisser la moyenne des robo-advisors au profit du crowdfunding à horizon 1 an.
L'écrasante majorité des personnes interrogées estiment en revanche que les services financiers automatisés auront un impact positif (70%) sur les investisseurs grand public aisés et qu’ils permettront une réduction des coûts, un meilleur accès aux services de conseil et une plus grande variété de produits.
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