La valorisation de Klarna chute de 85%
La fête est bel et bien finie pour le secteur du paiement fractionné et sans doute pour le secteur des fintechs dans son ensemble.
La société de paiement suédoise Klarna Bank AB a finalisé lundi 11 juillet une levée de 800 millions de dollars, ce qui la valorise à 6,7 milliards de dollars. Soit une valorisation en chute de 85 % sur les conditions de son précédent tour de table, réalisé en juin 2021, à 45,6 milliards de dollars.
Cette levée de fonds illustre la vague croissante de doutes qui touche le compartiment. Longtemps grande gagnante du segment du « acheter maintenant, payer plus tard » (BNPL), la jeune pousse est confrontée depuis quelques mois à la nouvelle donne économique et financière, combinaison de regain d’inflation, de remontée des taux et de doutes sur la croissance économique.
Ces derniers mois, Klarna avait été contrainte de réviser à plusieurs reprises ses perspectives de croissance. En mai, la société qui brûle plusieurs centaines de millions de dollars par trimestre, avait licencié environ 10 % de ses effectifs afin de maîtriser davantage ses coûts.
Abu Dabi parmi les nouveaux investisseurs
Mubadala Investment Company - le fonds souverain d’Abu Dabi - et Canada Pension Plan Investment Board font partie des nouveaux investisseurs. Ils rejoignent Sequoia, les fondateurs de la société, Bestseller, Silver Lake et la Commonwealth Bank of Australia qui, déjà présents dans le capital, ont participé à cette nouvelle levée.
Klarna revendique selon son site internet, 147 millions d’utilisateurs actifs dans le monde et 400.000 commerçants, parmi lesquels Nike, Ikea ou encore Sephora. Les capitaux levés visent à nourrir sa croissance sur le marché américain où il met en avant un portefeuille de 30 millions de clients actifs.
Plus d'articles du même thème
-
Quel scénario de déploiement pour l’euro numérique ?
Hervé Sitruk, président de France Payments Forum, propose de mettre en place un scénario de déploiement de l'euro numérique imitant celui de l'euro de 2002. -
Bpifrance et Treso2 s'associent dans la facturation électronique
Partenaires depuis 2019, elles veulent désormais tirer parti des données issues de la facturation électronique pour fluidifier et accélérer l'accès au financement court terme des PME et ETI. -
Finance agentique: avec Arc et Pontes, les robots paieront-ils en euro ?
Sur le réseau de l’entreprise Cloudflare, par lequel transite environ un cinquième du trafic Internet, les requêtes émises par des machines ont dépassé celles des humains au printemps 2026. Les agents logiciels ne dominent pas encore les flux de paiement, mais ils apprennent vite. Le dernier maillon humain de la chaîne de paiement, la décision de dépense au cas par cas, disparaît. Il reste à savoir en quelle monnaie : euro ou dollar ?
ETF à la Une
BlackRock veut ajouter une catégorie de parts ETF à cinq fonds actifs
- Danfoss réussit une émission obligataire malgré la cyberattaque en France
- Eutelsat bondit en Bourse alors que Starlink réduit ses services en Ukraine
- Ledger fait face à une cyberattaque d'un nouveau genre sur la blockchain
- L’exposition à géométrie variable des banques françaises au risque souverain
- Les banques françaises ne savent pas parler aux femmes
Contenu de nos partenaires
-
My money backL’ombre de Marine Le Pen sur le budget européen
La présidentielle française crée une pression sur le calendrier des discussions devant aboutir à la prochaine trajectoire financière de l’UE -
Tout douxMalmené dans les sondages, Edouard Philippe assume de ralentir le rythme des annonces
Trois études d'opinion entre mercredi et jeudi placent le maire du Havre en situation d'être éliminé au soir du premier tour de la présidentielle. L'intéressé assume pourtant de tenir son rythme. L'heure est à la répétition des mesures déjà connues -
EditorialMouvement du 17 octobre : la convergence des désillusions
Les prolétarisés de tout le pays s'unissent dans un contexte inflammable